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Hijra
Kotak Ash
SOLITAIRES INT
11,00 €
Épuisé
EAN :9782846811774
Mumbai. Crépuscule.La nuit approche et la chaleur de Mumbai baisse. On entend au loin la rumeur frénétique de la circulation, et le bruit incessant des klaxons, mais la chanson Chalte, Chalte du film Pakeezah finit par dominer le vacarme. On distingue alors une femme seule en train de danser. Mais est-ce bien une femme? Elle porte un sari en soie de couleur vive, et ses bijoux scintillent dans la lumière orangée du soleil couchant. Des gens sont là, mais ils restent figés et dans la pénombre. Raj contemple la scène, de loin.Soudain les gens s'animent, et on réalise qu'il s'agit d'un mariage.Un shehnai joue de la musique de mariage. Nils se tient près de Madhu et Aunty. Sheila et sa mère Indira font la chasse à l'homme.Sheila indique quelqu'un au loin.SHEILA. - Il est mignon. C'est qui?INDIRA. - Sheila, il est infréquentable. Un vaurien. La faute à ses parents, aucun contrôle. Il a déshonoré le nom de sa famille. Oh regarde, la voilà! Madhu Mehta... Et cela doit être Nils, son fils, avec elle. Je ne l'ai pas vu depuis qu'il était haut comme ça.Elle indique Nils.SHEILA. - Lequel, Maman?INDIRA. - Là-bas! Ouvre donc tes mirettes! Tu te souviens, tu as connu Madhu à Nairobi quand on y était. Nils. Un si gentil garçon. Il vit à Wembley maintenant, juste à côté de chez nous. Nils Mehta. Ils lui cherchent une femme.SHEILA. - Mmm, mignon...
De nombreux médiums ou voyants ont un "guide" qui les renseigne et les conseille. Des "êtres de lumière" veulent nous sauver d'une catastrophe prochaine. D'autres reçoivent des messages de proches décédés. Que penser de ces manifestations, que savoir de leurs origines, ne sont-elles pas dangereuses?
Images terribles, insoutenables, toutes les mêmes et toutes différentes... Notre siècle qui s'achève aura été celui des camps. La spirale des guerres, le cortège des génocides, l'abîme des totalitarismes auront fait des barbelés le symbole du Mal, retenant comme otages ou victimes les civils de tous temps et de tous lieux. Entreprise sans précédent, enquête exhaustive, ce livre établit l'histoire des camps, leur typologie, leur nature, leur fonction. De l'Afrique du Sud en 1900 à la Tchétchénie en l'an 2000, du génocide arménien aux purifications ethniques d'ex-Yougoslavie, de la Première à la Seconde Guerre mondiale, du Goulag à Auschwitz, de Mussolini à Vichy, de l'emprise soviétique sur l'Europe de l'Est aux terreurs rouges de l'Asie, en passant par l'Algérie, Cuba, la Grèce ou l'Indonésie, voici la somme attendue sur une tragédie universelle qui constitue le plus implacable miroir de l'histoire contemporaine.
Face au miroir, à chaque lever de soleil, des ombres se manifestaient pendant des années. Impossible de les décrire, d'y échapper ou d'espérer les vaincre. Jusqu'au jour où je l'ai brisé pour les rejoindre.
Résumé : Quand un cri d'indignation traverse péniblement le brouhaha que le mal entretient, une meute d'experts s'empresse d'assourdir ce cri. Quand un citoyen met en évidence l'ignominie d'une pratique, on lui répond que cette pratique, bien qu'ignominieuse, est légale. Nous, les ligués, ne croyons pas que la loi justifie. Nous défendons une justice supérieure, et c'est l'oeil fixé sur les vérités éternelles que nous égorgeons un démon. C'est le coeur tranquille que nous poursuivons et punissons et purifions les cavaliers qui sèment la misère dans leur course effrénée. Après sept ans d'absence, Zarkariya de Sortes profite des funérailles de sa grand-mère pour revenir dans la maison de son enfance. Le jeune homme - membre d'une ligue religieuse meurtrière - fait son retour pour rétablir la justice au nom des innombrables victimes silencieuses du laboratoire pharmaceutique dont Adrien - son oncle, puis père adoptif - est l'actionnaire majoritaire.
Résumé : La fécondité véritable d'Artaud est celle d'un discours qui porte en lui la force d'une pensée sur le théâtre visant à briser les frontières de ce qui est. Comme le rappelait Grotowski : " Artaud est un poète du théâtre, c'est-à-dire un poète des possibilités" . C'est cette ouverture des possibles qu'il faut chercher dans les textes d'Artaud, en n'oubliant pas de se rappeler sa vision de la force des mots, habités par une énergie capable de rejoindre la force des gestes. De cette fusion de moyens d'expression chargés de force naîtra, pour le théâtre, un pouvoir d'efficacité comparable à une authentique action magique. Une efficacité capable d'atteindre le spectateur dans son esprit mais aussi dans son corps. Peut-être pourrait-il en être ainsi pour certains lecteurs ... La beauté mais aussi la difficulté des textes d'Artaud vient aussi de l'importance de leur dimension poétique, de l'énergie d'une parole qui s'avance par métaphores et se charge de visions. Mais de visions dessinant pour le théâtre un horizon limite vers lequel se diriger, traçant ainsi un chemin vers la quête de réponses concrètes. En effet la pensée du théâtre qu'il propose n'en porte pas moins en elle, dans sa radicalité, l'ouverture aux enjeux concrets de la mise en scène dans son travail sur le langage, sur l'espace, sur le jeu de l'acteur, sur la relation au spectateur. Artaud n'ignore rien de la matérialité scénique, mais il la charge d'une signification qui doit dépasser cette simple matérialité. Les textes d'Artaud tracent le chemin vers un modèle rituel que les grandes expériences des années soixante (Brook, Grotowski, le Living theatre, Barba) se sont réapproprié et qui habite encore certaines expériences contemporaines comme celle de Romeo Castellucci.
Antigonon, une brigade héroïque : Cette pièce est un patchwork-cabaret qui pose un regard satirique, ironique et poétique sur les mythes et les héros de l'histoire de Cuba, de son indépendance à nos jours. La pièce se clôt sur une scène autour de laquelle les personnages s'appliquent à déconstruire un texte de José Martí : Abdala (1869), poème dramatique mettant en scène un jeune héros qui, contre l'avis de sa mère, décide de partir combattre pour défendre sa patrie face à une invasion étrangère. Réflexion sur l'histoire nationale mais aussi sur la façon dont elle est enseignée à Cuba. Ces affaires ne sont pas mes affaires : Cette pièce nous plonge au coeur de la " période spéciale " : la crise économique dans laquelle Cuba plongea à la suite de l'effondrement de l'Union soviétique. Les conséquences furent immédiatement visibles : magasin d'Etat vidés, pénuries d'essence, coupures d'électricité massives et à répétition. Une partie de la population cubaine choisit l'exil. Sur l'île, on cherche des solutions : pour parer au manque d'électricité, la population est sommée d'échanger ses vieux appareils électrodomestiques par d'autres, plus économiques. Les ampoules à incandescence, trop gourmandes en énergie, deviennent des pièces de musée. Tiens tes enfants à l'écart de l'alcool : Ce monologue a pour point de départ la mort du père, première étape d'une plongée dans un monde en putréfaction. De la merde, du sang, de la sueur, du sperme et des larmes, des descriptions glaçantes, une rage que rien n'apaise, cela serait vite irrespirable si ce n'était, aussi, formidablement drôle, grotesque, incongru comme ce poème en forme de chanson satirique sur les dangers d'une fellation en voiture... Ce jeu de massacre, où le fils fouille dans les entrailles du père agonisant pour en arracher la merde, a bien sûr valeur métaphorique : entre naufrage de la révolution et survie sordide.
Résumé : Une ombre s'agite sous ses paupières baissées. Dans l'effusion lumineuse, une silhouette, qui ondule. Comme une algue. Un corbeau crie dans le cerisier. Le fils s'est endormi. La mère, pieds nus, danse calmement dans le sommeil du fils.