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La forme importe, la matière forme. Du ready-made au produit fétiche
Kost Lynn ; Egenhofer Sebastian
SNOECK
39,80 €
Épuisé
EAN :9783864424472
Depuis l'invention du ready-made dans les années 1910, lorsque des objets d'usage courant ont été déclarés objets d'art, il n'est plus possible de différencier d'emblée art et quotidien et cette distinction dépend dans une large mesure du contexte. Avec la présentation officielle de ready-mades et leur appropriation par le pop-art dans les années 1960 - une période de grande prospérité économique - le design de produits et publicitaire a considérablement accru son influence sur l'art. Et les esthétiques que nous connaissons de notre quotidien elles aussi ont modifié en profondeur l'art, notamment au niveau de son contenu. Il n'est quasiment plus envisageable de considérer l'art sans les interdépendances réciproques du système d'exploitation art et son évolution au sein de la société de consommation. Le microsystème art est devenu, avec l'appropriation de biens de consommation, la zone de conflit entre matériel et matérialisme, faisant des oeuvres d'art de véritables objets-fétiches. Ces interdépendances réciproques sont le point de départ de l'exposition et du livre " La Forme importe, la matière forme " qui paraît à cette occasion avec des oeuvres de Marcel Duchamp à aujourd'hui.
L'histoire du "géant de Cardiff" est encore aujourd'hui l'une des supercheries scientifiques les plus incroyables de l'histoire de l'archéologie en Amérique du Nord. La statue de pierre doit son nom au lieu où elle a été découverte, dans l'Etat de New York. George Hull, athée, avait pris connaissance en discutant avec un pasteur méthodiste du verset de la Bible Genèse 6. 4 : "En ces jours, les géants étaient sur la terre et ils y étaient encore lorsque les fils de Dieu vinrent trouver des filles d'homme et eurent d'elles des enfants" . Il eut l'idée de faire fabriquer une statue humaine surdimensionnée et de l'enterrer sur le terrain de son complice William Newell. Ils firent en sorte d'organiser un an plus tard au même endroit le creusement d'un puits au cours duquel le géant fut "découvert" par hasard. La trouvaille apparemment exceptionnelle du géant antique fit l'objet de commentaires dans tout le pays. Le calcul de Hull et Newell s'avéra exact, ils imaginèrent de faire payer les curieux pour jeter un regard sur le géant. On ne tarda pas à constater qu'il s'agissait d'un faux, mais l'histoire du géant allait développer une dynamique propre, incitant même des chercheurs à élaborer des théories sur les premiers temps des USA à partir du canular. Tony Oursler, né en 1957 à New York, a fait des recherches sur l'histoire et son contexte et a utilisé les résultats pour une installation multimédia qui associe les faits historiques et des objets spécialement fabriqués dans une esthétique de scène mêlant théâtre et fête foraine. Elle entraîne le public dans un univers fantastique débordant d'illusions où il pénètre avec un frisson de plaisir, comme dans un cabinet de curiosités. Cet amalgame entre recherche historique et faits scientifiques, escroquerie ciblée et séduction des masses nous est malheureusement devenu entre-temps par trop familier. Les crises religieuses, fake news et théories du complot sont aujourd'hui omniprésentes et le rôle des médias sociaux est essentiel pour le succès de ces entreprises frauduleuses. En s'appropriant l'histoire du "géant de Cardiff" qu'il présente dans le monde entier depuis des décennies, l'artiste vidéo Tony Oursler réalise une parabole aussi divertissante qu'insondable sur la morale double et la perte de confiance envers le récit occidental dominant de science et de progrès.
La Mésopotamie, le pars "entre les deux fleuves" Tigre et Euphrate, est le berceau de l'écriture avec laquelle commence l'histoire. C'est aussi le pays des premières villes et des plus anciens systèmes politiques et administratifs connus. A la recherche des origines de nos civilisations, de nos mythes ou de notre imaginaire, c'est eu Mésopotamie que l'on retrouve les plus anciens témoins concernant les villes, l'Etat, l'écriture, la comptabilité, les mathématiques, l'astronomie ou l'astrologie, dont nous ayons notamment hérité le découpage du temps, et bien d'autres inventions fondamentales. Elargissant une formule de Samuel Noah Kramer, l'exposition "L'histoire commence en Mésopotamie" présente ce qu'a pu être l'antique Mésopotamie depuis l'apparition de l'écriture à la fin du 4e millénaire jusqu'à la conquête d'Alexandre le Grand au IVe siècle avant notre ère. Trois mille ans d'histoire y sont racontés pour découvrir ses croyances, son économie, son cadre de vie urbain, ses rois, ses dynasties et ses empires mais encore son écriture et ce qu'elle nous dit, aussi bien de la société au quotidien, que des plus hautes sciences et lettres. C'est également l'occasion d'évoquer l'aventure de la redécouverte relativement récente de l'histoire mésopotamienne. L'exposition rappelle à la fois l'importance universelle du patrimoine mésopotamien et l'imaginaire plus ou moins fantasmé autour de cette vénérable civilisation, à qui nous devons tant et qui finit pas de fasciner.
Cette présentation d'une sélection d'oeuvres de la collection du Musée des beaux-arts de Gand permet de découvrir les principaux courants de l'art moderne belge entre 1880 à 1940, du symbolisme au surréalisme. Des oeuvres néerlandaises illustrent en outre les influences artistiques réciproques entre la Belgique et les Pays-Bas.
L'exposition La Fête et la kermesse dans la peinture flamande du XVIe et XVIIe siècles se déroulera du 16 mars au 14 juillet 2019. Cette exposition s'inscrit dans le cadre des festivités liées à l'anniversaire de la mort de Pieter Brueghel l'Ancien (mort en 1569), dont le nom est indiscutablement lié à la fête villageoise. Un comité scientifique composé d'historiens de l'art, de spécialistes de la littérature et de musicologues des XVIe et XVIIe siècles rédigeront les articles du catalogue et permettront de mieux souligner les interactions entre ces domaines artistiques et de replacer les oeuvres dans leur contexte de création afin d'apporter un nouvel éclairage. Dans l'imaginaire collectif, les réunions villageoises sont principalement associées au nom de Brueghel mais ce genre ne se limite pas à cet artiste. Il prend en outre une autre coloration avec la représentation des scènes galantes, souvent légitimées par l'histoire du Fils prodigue. L'exposition rassemblera plus d'une centaine d'oeuvres provenant de musées nationaux et internationaux, parmi lesquels une majorité de tableaux mais aussi des gravures, des dessins et des enluminures. En outre, les instruments de musique, qui figurent souvent dans les compositions peintes, seront mis en relation avec ces dernières.
A l'occasion de la 31e édition du Festival International du Photojournalisme Visa pour l'Image - Perpignan, les éditions Snoeck ont le plaisir de publier, pour la douzième fois, le catalogue officiel du festival. Depuis sa première édition en 1989, le festival nous rappelle que, pour une information visuelle de qualité, le regard du photojournaliste est indispensable. Rendez-vous immanquable des amoureux de la photographie et du reportage, le festival réunit plus de 220 000 visiteurs chaque année à Perpignan. Depuis 30 ans, Visa pour l'Image - Perpignan accompagne les mutations économiques et politiques des métiers du photojournalisme et de la presse, et soutient les professionnels en leur donnant l'opportunité de montrer leur travail et de le faire découvrir au plus grand nombre. Plus que jamais, le festival s'avère nécessaire pour défendre ceux qui exercent un métier qui permet d'informer, de comprendre et d'alerter, dans des conditions toujours plus dangereuses et précaires. Cette année, nous présentons toutes les expositions de l'édition 2019 avec, pour chacun des photographes, huit pages consacrées à leur reportage.