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Wobblies & Hobos. Les Industrial Workers of the World, agitateurs itinérants aux Etats-Unis (1905-19
Kornbluh Joyce ; Hsi Hsuan-Wou ; Van Daal Julius
INSOMNIAQUE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782915694574
Wobblies: militants syndicaux des Industrial Workers Of TheWorld (IWW) qui sillonnaient, au début du XXe siècle, lecontinent nord-américain pour organiser les luttes destravailleurs non qualifiés: immigrés de fraîche date et Noirs,ouvrières du textile et journaliers de l'agriculture, mineurs defond et bûcherons... Ils pratiquaient la grève sauvage et lesabotage, prônaient l'unité de tous les pauvres et rêvaient detransformer, par la grève générale et l'abolition du salariat,l'enfer industriel et marchand en une terre de cocagne, deliberté et de dignité. Ils furent sans répit pourchassés, passés àtabac, emprisonnés, expulsés, flingués par les forces alliées dupatronat et de l'Etat. Hobos: vagabonds du rail américains quiallaient de ville en ville vendre leur force de travail. Ilsvoyageaient en passagers clandestins dans des wagons demarchandises et se regroupaient, le soir venu, à l'extérieur desvilles dans des campements sauvages, communautésautonomes temporaires où régnait la plus stricte égalité. Leurspérégrinations se confondirent bien souvent avec celles desWobblies - et ces chevaliers errants en guenilles, méprisés parles repus comme par les résignés, harcelés par toutes lespolices, constituèrent pour les IWW un précieux vivierd'aventuriers épris de liberté et assoiffés de justice sociale.
Pohl Frederik ; Kornbluth C-M ; Rosenthal Jean ; V
Il y a bien longtemps que la Terre n'est plus gouvernée par les politiciens mais par les publicitaires. À coups d'annonces directes sur la rétine ou de pin-up en trois dimensions qui vous susurrent des slogans à l'oreille. Et qu'importe si notre planète est polluée jusqu'à l'os! Seul problème: l'espace. Où loger les consommateurs nécessaires? Sur Vénus! Il suffit de les persuader que l'existence y est délicieuse. Ce à quoi s'emploie Mitchell Courtenay, jusqu'au jour où une agence rivale tente de l'éliminer en toute illégalité - c'est-à-dire sans notification de meurtre préalable - et ébranle du même coup ses certitudes... Une satire féroce contre la publicité qui, plus de cinquante ans après, n'a pas pris une ride et reste plus que jamais d'actualité. Un classique de la science-fiction, enrichi ici de quelques chapitres restés inédits jusqu'à ce jour. Biographie: Frederik Pohl, nie en 1919, est un des artisans de la science-fiction américaine tant par ses activités éditoriales que par son ?uvre considérable, couronnée par une avalanche de prix littéraires: six Hugo, trois Nebula, deux Campbell, trois Locus, un Apollo... Il fit partie des fameux futurians, comme Cyril M. Kornbluth (1923-1958) avec qui il écrivit plusieurs nouvelles et romans, dont Planètes à gogos, le plus célèbre.
Machiavel Nicolas ; Guiraudet Toussaint ; Della Bo
Florence, été 1378 : les ouvriers de la laine s'insurgent contre l'oligarchie qui gouverne la république toscane. Ils réclament une répartition plus équitable des revenus de l'industrie textile et une démocratisation du système corporatif qui régit la cité. Ils s'emparent de la ville et imposent de nouvelles institutions plus égalitaires. Trahis par leurs alliés au sein de la bourgeoisie ascendante, ils perdront, après une répression féroce, tout ce qu'ils ont conquis. Puis les anciens maîtres reviendront, chassant les démagogues qui ont manipulé et dupé le petit peuple. "Qu'on se garde d'exciter une sédition dans une ville en se flattant de pouvoir l'arrêter ou la diriger à sa volonté". Telle est la célèbre maxime qu'illustre Machiavel dans le récit de cette première révolte ouvrière majeure de l'histoire. Ce récit prenant et magistral vient comme une évidence côtoyer les autres titres de la collection Petites Insomnies, vouée aux petits classiques de la subversion à travers les âges. Il contient notamment la célèbre harangue aux Ciompi, diatribe très incendiaire dans laquelle Machiavel se drape dans les haillons d'un tribun du peuple pour mettre en garde les puissants contre les nouveaux dangers qui menacent leur domination et tout l'ordre social. C'est un toute autre Machiavel que celui du Prince qui se révèle dans ces lignes, tirées des Histoires florentines : ici la plèbe des villes n'est plus seulement une masse que l'on trompe et manipule, c'est l'acteur majeur de l'histoire, comme aux temps des Gracques ou des révolutions populaires de siècles plus récents.
Les communautés affinitaires dissidentes remontent à la plus haute antiquité. C'est leur histoire tumultueuse, semée de persécutions, que Kenneth Rexroth relate dans ce livre, publié aux Etats-Unis en 1974, au soir de sa vie de poète et d'en-dehors. Les millénaristes du Moyen Age et de la Renaissance puis les communautés utopiennes des deux derniers siècles ont incarné la quête optimiste, souvent ardue, du partage des ressources et des émois, inspirée par le rejet de l'ordre établi. Ces courants très divers ? ascétiques ou orgiaques, mystiques ou "matérialistes" ? constituent une tendance historique constante que Rexroth nomme le communalisme Jusqu'au temps des Lumières, c'est sous la bannière de la vérité divine que s'accomplirent toutes les expériences communalistes. Retour aux traditions chrétiennes originelles ou révélation de la cité idéale, l'argument religieux a longtemps fondé toute exigence de justice sociale et articulé toute pratique collective subversive ? des Frères du Libre Esprit aux tendances communistes de la Révolution anglaise. Ce récit montre ensuite comment une foi teintée de messianisme a continué d'imprégner les tentatives de mise en commun, même quand elles étaient laïques et "scientifiques" ? comme celle des fouriéristes, icariens et autres anarchistes, à une époque où la révolution ne semblait pas impossible.
On s'entre-tue plus que jamais au nom de Dieu et de ses divers prophètes sur cette fichue planète. Partout, même au "pays de Voltaire", les fanatiques de tout poil - à barbe, papillotes ou tonsure - tentent d'imposer leur morale sépulcrale, fondée sur des fables puériles et les plus absurdes superstitions. L'opium du peuple est devenu l'amphétamine des fous de Dieu. Certes, le retour du religieux se nourrit des multiples névroses et frustrations qu'engendre la société marchande... Et certes, le commerce de la foi prospère grâce à l'ignorance crasse et à la jobardise des croyants... Mais ce n'est pas une raison pour accorder des circonstances atténuantes à ceux qui vendent du vide à ces gogos et les manipulent : prêtres, imams, rabbins, gourous et autres bonzes, dont la cause commune, le grand oeuvre ténébreux, le but affiché ou secret, demeure l'asservissement de l'humanité. Les 144 citations rassemblées ici constituent une réfutation plurielle - tantôt sévère, tantôt souriante - de la notion de Dieu et des sectes qui s'en réclament, mais aussi une dénonciation des mystagogues qui en vivent et des illuminés qui en meurent. Pour choisir ces aphorismes et propos, nous avons mis à contribution quelques-uns des innombrables esprits libres qui ont signalé, au fil de leurs écrits, l'imbécillité et l'hypocrisie qui forment la substance de toute religion.
Le 4 juin 1989, l'armée chinoise réprimait par un carnage le vaste mouvement de contestation qui avait fait naître à Pékin l'espoir d'une démocratisation. Trente ans plus tard, on estime à plusieurs milliers le nombre de morts. Il en existe une liste partielle de 202 noms, établie par le collectif des Mères de Tian'anmen et très instructive quant à la diversité sociale des victimes, la férocité des bourreaux et les moyens militaires employés pour écraser une révolte de citadins sans armes. La voici, présentée par Hervé Denés, connaisseur averti de la société chinoise.