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AVENEMENT DE L'ARISTOTELISME EN TERRE CHRETIENNE
KONIG-PRALONG
VRIN
37,00 €
Épuisé
EAN :9782711617524
Entre 1150 et 1280, l'Occident latin hérite de la totalité de l'oeuvre d'Aristote connue aujourd'hui. Cette transmission procède d'une vague de traductions sans précédent, du grec et de l'arabe. Le transfert de la philosophie antique au moyen âge latin est aussi accompagné, parfois précédé, d'interprétations arabes et de médiations néo-platoniciennes. Soudainement enrichis par ce vaste corpus et affrontés à des théories nouvelles et concurrentes, les latins mettent en place des stratégies d'assimilation. Par l'étude des textes et de leurs contextes d'énonciation, ce livre restaure le témoignage de ces entreprises. Il privilégie deux problématiques. La première naît de lectures arabes de la Métaphysique d'Aristote: l'ontologie d'Avicenne pliait le naturalisme aristotélicien aux exigences d'un monothéisme créationniste et faisait place à une pensée de la contingence; à Paris, la réception de cette interprétation promue par la critique qu'en avait faite Averroés génère une succession de débats sur l'être et l'essence. Ces disputes sont fertiles d'élaborations transversales sur la temporalité et l'historicité du monde, sur la possibilité des choses, et sur le statut des relations. Centrée sur la notion de matière, la seconde problématique restitue la matrice de difficultés théoriques que rencontraient les lecteurs latins des Libri naturales d'Aristote pour en mettre les principes au service de leur cosmogonie et de leur anthropologie. De Thomas d'Aquin à Guillaume d'Ockham, la délicate neutralisation de ces difficultés tourne parfois la condamnation, mais provoque aussi la remise en question de présupposés scientifiques et méthodologiques jusque-là inconscients. Biographie de l'auteur Catherine Köning-Pralong est docteur en philosophie (Université de Lausanne, Suisse) et enseigne la philosophie médiévale à l'Université de Lausanne.
Touche pas à ma libido ! Comme tout le monde, Conrad et Paul ont vieilli. Mais pire que la perte des cheveux, la prolifération de rides ou la vue qui baisse, les voici désormais confrontés à un problème autrement plus sérieux : la diminution de testostérone provoquant des troubles de la libido, autrement connue sous le tragique nom d'andropause ! Conrad en devient carrément malade : qui aurait imaginé que les affres du temps viendraient porter atteinte au dernier grand plaisir sur Terre ? Heureusement, il peut compter sur Paul et sa légendaire philosophie pour en parler. Bientôt, il ne leur restera plus que ça... Le grand Ralf König réussit le tour de force de nous faire rire d'un sujet aussi déprimant ! Comme ses personnages, le roi de la BD teutonne a gagné en sagesse et fait montre dans ce nouvel ouvrage d'un humour davantage amer mais encore plus percutant... L'album de la maturité ?
Prince de la comédie et roi du dessin percutant, Ralf König jongle avec les sentiments tout autant qu'avec les plaisirs du sexe. Cet humoriste allemand est devenu le chantre du rapport de séduction, où hétéros et homos sont passés à la moulinette de son humour acide. La vie quotidienne des couples, leurs fantasmes, leurs désirs, sont croqués avec juste ce qu'il faut de crudité, mais surtout avec beaucoup de tendresse et un humour virulent qui tape juste à chaque fois. Ralf König trace le portrait de la vie à deux avec un grand sens de l'observation...
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.