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Histoire du marxisme. Tome 1, Les fondateurs Marx Engels et leurs prédécesseurs
Kolakowski Leszek
FAYARD
41,50 €
Épuisé
EAN :9782213018980
Ce livre tente de faire une histoire du marxisme, c'est-à-dire l'histoire de la doctrine marxiste. Il ne s'agit pas d'une histoire des idées socialistes. Il ne s'agit pas non plus d'une histoire des partis politiques ou des mouvements qui ont adopté cette doctrine comme idéologie propre, selon des versions différentes. Le partage n'est assurément pas facile à accomplir dans le cas du marxisme, la connexion entre le travail des théoriciens et des idéologues d'une part, et les combats politiques d'autre part, est manifeste et étroite. J'entends, pour ma part, fournir les informations élémentaires et indispensables pour montrer le rapport entre le développement de la doctrine et ses fonctionnements comme idéologie politique. " Il n'existe quasiment aucune question touchant l'interprétation du marxisme qui ne soit un objet de conflit. J'ai eu le souci d'évoquer les plus importants de ces débats. La majorité des marxistes de l'époque de la IIe Internationale a plutôt tenu Marx pour l'auteur d'une théorie économique déterminée ou d'une théorie de la société, qui d'après les uns, serait compatible avec divers points de vue métaphysiques ou épistémologiques, ou qui d'après les autres, fut parachevée par l'adjonction de fondements philosophiques provenant de Engels. De cette manière, le marxisme authentique représente un bloc théorique cohérent, composé de deux ou trois parties qui furent élaborées respectivement par deux auteurs. " Nous connaissons tous l'arrière-fond politique de l'intérêt pour le marxisme : cette doctrine est considérée comme la tradition idéologique du communisme contemporain. Ce n'est pas seulement chez les gens qui se considèrent eux-mêmes comme marxistes mais encore chez leurs adversaires, qu'il est ordinaire de se poser la question : le communisme contemporain, dans son idéologie comme dans ses institutions, est-il bien l'héritage légitime de Marx ? " A l'origine de mes développements, il y a la certitude que la question du communisme comme héritage de Marx est mal posée et qu'il ne vaut donc pas la peine de vouloir y répondre. Plus précisément, nous n'avons pas la possibilité de répondre à la question suivante : " Que dirait Marx s'il pouvait voir l'oeuvre de ceux qui se réclament de lui ? ". Le marxisme ne peut apporter de solution particulière à des problèmes que Marx ne souleva pas lui-même et qui n'avaient pas lieu d'être posés de son temps. Si Marx avait vécu encore quatre-vingt-dix ans, il aurait été obligé de modifier ses analyses d'une manière que personne ne peut conjecturer. " L. K.
Kloskowski Matt ; Kelby Scott ; Dudouble Dominique
La retouche photo à portée de tous Classement, retouche, création, partage, la nouvelle mouture de Photoshop Elements est plus que jamais le compagnon idéal de tous les photographes qui veulent optimiser leurs images. Avec cette version 9 (pour Mac et pour PC), Adobe propose en effet encore un peu plus de fonctions de retouche de niveau professionnel aux amateurs de photo numérique: intégration des masques de fusion, application du style d'une photo à une autre, fonctionnalité de remplissage avec prise en compte du contenu, nouvel outil Correcteur localisé, etc. Photo mal exposée, cadrage malheureux, couleurs fades, yeux rouges... Dans cet ouvrage, Scott Kelby et Matt Kloskowski mettent à profit leur longue expérience de Photoshop Elements pour apporter des solutions concrètes aux problèmes récurrents que rencontrent les photographes amateurs comme professionnels. A travers 250 ateliers pratiques, très détaillés et illustrés pas à pas, découvrez tous les trucs et astuces de Photoshop Elements 9 pour apporter une touche "pro" à vos photos!
La parole ne dit plus rien ! La parole est en panne ! Le sens dépérit, l'orateur disparaît et la communication règne. De ce fait, la méfiance est devenue institutionnelle. Les mots maltraités sont devenus frauduleux, leur sens équivoque et leur impact suspect. " Mal nommer les choses, c'est participer au malheur du monde " disait Albert Camus. Après la description des exemples de délitement de la parole au sein d'une société en relâchement, qui augure de nos prochaines " démocraties totalitaires ", se dessinent les fils à renouer d'une parole authentique. Ce livre présente les questions essentielles pour redevenir des humains de parole. Cela n'est pas sans risque, car devenir pertinent dans son discours, c'est apparaître impertinent aux yeux d'une conscience sociale aseptisée. Mais si nous ressentons ce vide d'une parole absente qui nous éloigne du monde et de nous-mêmes, nous devons entrer en résistance et faire contrepoids à la tartufferie ambiante en opposant notre voix. Celle qui s'appuie sur le sens. Celle qui affronte le réel pour agir sur lui. Celle qui réconcilie le souffle, l'idée et l'ambition. Celle qui revendique à nouveau que la parole a quelque chose à dire !
On aurait tort de croire dépassés les querelles théologiques sur la grâce et les conflits d'interprétations de l'enseignement de saint Augustin qui ont troublé le Grand Siècle. Ils portent en eux la rupture de la modernité. Attiré par cet âge triomphant des grandioses constructions philosophiques, l'auteur de Chrétiens sans Eglise, Leszek Kolakowski, poursuivant sa quête des fondements du monde moderne, devait fatalement rencontrer Pascal et le mouvement janséniste. Nourri par l'héritage augustinien, le penseur de Port-Royal pressent que trop accorder à l'homme reviendrait à réduire les droits de Dieu et que la théologie jésuite tend à l'effacement de la transcendance. Il adopte ainsi, avant la lettre, la posture d'un adversaire des Lumières. Mais sa défense du christianisme, qui serait seul capable d'assurer la béatitude de l'homme, se brise sur la volonté d'un Dieu impénétrable. A travers une lecture très personnelle de l'oeuvre de Pascal, Leszek Kolakowski, en philosophe, pose à nouveau la question, sans cesse reprise soit dans un horizon religieux, soit dans celui de l'anti-humanisme du XXe siècle, de l'énigmatique condition humaine.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
Résumé : Résumons en quelques mots la vulgate, hyperdominante, à laquelle David Graeber s'en prend dans ce livre avec allégresse : la démocratie est une invention occidentale, due aux Grecs de l'Antiquité, puis ravivée aux XVIIE et XVIIIe siècles en Europe et aux Etats-Unis, qui en sont à la fois le berceau et la terre d'accueil par excellence. Non, ce n'est pas la "culture occidentale" qui a fait apparaître et prospérer la démocratie. Bien plus : si l'on entend le mot "culture" au sens anthropologique, il apparaît que la culture occidentale est introuvable. Et si l'on entend par ce mot la culture des lettrés, alors il n'est pas difficile de vérifier que ces derniers, en Occident comme en Orient, se sont constamment opposés à la démocratie. Celle-ci, défend Graeber, ne naît et ne vit en réalité que dans les marges des systèmes de pouvoir : elle est indissociable de l'anarchie. Une réflexion puissante, qui invite à mettre en question de façon radicale nos systèmes politiques contemporains et leur histoire.
Cassirer Ernst ; Hendel Charles W ; Vergely Bertra
Résumé : Avril 1945. Ernst Cassirer achève peu avant de mourir Le mythe de l'Etat : un ouvrage réalisé à la demande de ses amis afin de tenter de comprendre les origines et les causes du nazisme. Sans jamais prétendre réduire le tragique de l'Histoire, mais sans renoncer non plus à toute explication, il invite la modernité à repenser son rapport au mythe. Les déformations qu'il fait subir à la pensée ne sont-elles pas la préfiguration, voire la caution, des violences politiques qui viennent ensanglanter les sociétés ? L'obscur besoin d'ordre qu'il véhicule et qui hante les fondements de la culture n'est-il pas responsable de la transformation de celle-ci en cauchemar, lorsqu'elle s'avise de ne plus lui résister mais de se confondre avec lui ? Le XXe siècle n'a-t-il pas basculé dans le tragique parce que subitement la culture s'est mise à célébrer le culte du héros, de la race et de l'Etat tout en versant dans un pessimisme dénigrant la Raison ? Ce livre peut être considéré, à bien des égards, comme le testament philosophique de l'un des plus grands penseurs de ce siècle, et en tout cas du plus digne héritier des Lumières. Livre savant attaché à reconstituer la mémoire de la Raison en refaisant l'histoire de toute la pensée politique, c'est aussi un livre de philosophe plaidant, à travers une critique du mythe, pour que la raison politique ne déroge pas à la plus haute de ses fonctions : réaffirmer la culture contre les tentations d'ériger l'idéologie, et donc la violence, en raison. Pour Cassirer, trois cultes particuliers ont propagé la déraison en politique : 1/ le culte du héros qui défend la nécessité de dirigeants politiques forts, voire d'hommes providentiels ; 2/ le culte de la race, véhiculé par Gobineau ; 3/ la conception hégélienne de l'Etat, dans laquelle l'institution étatique n'a pas à être limitée par les droits individuels, car elle est une réalité suprême, transcendante, divine, qui n'a sa finalité qu'en elle-même. Cassirer reproche à cette théorie de fournir une justification à la toute-puissance de l'Etat totalitaire.
Résumé : Faut-il ranger le Manifeste du parti communiste parmi les documents qui jettent un regard éclairant sur le passé, et rien de plus ? Dans un paradoxe proprement dialectique, même les impasses et les échecs du communisme du XXe siècle, clairement fondés sur les limites du Manifeste, témoignent de l'actualité de ce texte : la solution marxiste classique a échoué, mais le problème demeure. Le communisme, aujourd'hui, n'est pas le nom d'une solution mais celui d'un problème, celui des communs dans toutes leurs dimensions : les communs de la nature, menacés par la pollution et l'exploitation ; les communs biogénétiques - le transhumanisme devient une perspective réaliste ; nos communs culturels, au premier rang desquels le langage, nos outils de communication et d'éducation, mais aussi les infrastructures et, last but not least, les communs comme espace universel de l'humanité, un espace dont personne ne devrait être exclu.
En 1989, la chute du communisme est saluée comme une victoire de la démocratie sur l'autoritarisme. Trente ans plus tard, c'est dans cette partie du continent qu'agissent les plus virulents mouvements du populisme européen. Comment comprendre un tel paradoxe ? Une manière d'y répondre est de replonger dans l'histoire. Cette perspective de longue durée est d'autant plus nécessaire que le populisme n'est pas un phénomène nouveau dans cette partie de l'Europe. Au XIXe siècle, les narodniki russes promettent de sortir la paysannerie de son " arriération " et de la doter d'un droit de cité. Par la suite, les mouvements agraires semblent apporter des réponses au sous-développement et à la difficile construction, dans cet espace, de communautés politiques fortes, et les régimes communistes mobilisent certaines stratégies populistes. Aujourd'hui, les démocraties illibérales remettent en question le mode d'organisation de nos sociétés, issu des Lumières. En redonnant leur épaisseur historique aux dérives populistes à l'oeuvre en Europe centrale et orientale en ce début de XXIe siècle, Roman Krakovsky rappelle combien leur récente poussée peut servir d'avertissement pour le reste du continent.