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Sophia. Volume 1, Philosophie et phénoménologie
Kojève Alexandre ; Rambert Nicolas
GALLIMARD
28,01 €
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EAN :9782073041210
Ce livre qui arrive aujourd'hui à la lumière apporte un éclairage inédit sur une figure aussi légendaire que mystérieuse de la vie intellectuelle française du dernier siècle. On connaissait Kojève comme l'un des introducteurs de la pensée hégélienne en France par l'enseignement qu'il avait dispensé à l'Ecole pratique des hautes études dans les années 1930. Un enseignement qui allait exercer une influence cruciale sur la philosophie d'après-guerre en raison de l'auditoire de choix qui le suivait, de Raymond Aron à Jacques Lacan en passant par Georges Bataille, Raymond Queneau ou Maurice Merleau-Ponty. On connaissait les grandes lignes de cette lecture de la 'Phénoménologie de l'esprit' par le compte rendu qu'en avait donné Queneau en 1947 sous le titre d''Introduction à la lecture de Hegel'. Mais c'est un Kojève bien différent que révèle ce manuscrit au destin compliqué, écrit fiévreusement entre novembre 1940 et juin 1941 et laissé inachevé. Un Kojève profondément enraciné dans la philosophie russe, pour commencer. Un Kojève, ensuite et surtout, qui donne à sa lecture de Hegel un tour résolument politique, si ce n'est propagandiste, en la plaçant sous le signe du "marxisme-léninisme-stalinisme". C'est une justification de l'URSS qu'il entreprend, en conceptualisant le rôle de l'Empire russe aux prises avec l'histoire universelle, c'est-à-dire contre l'Occident et la social-démocratie bourgeoise. Dans ce premier tome, conçu comme l'introduction d'une rouvre monumentale, Kojève donne sa définition de la philosophie, expose sa méthode et fixe son but : contribuer à faire advenir le meilleur des régimes, le communisme, dans le pays destiné à cette mission, à savoir la Russie soviétique.
Résumé : Dans son introduction à son Essai d'une histoire raisonnée de la philosophie païenne, Alexandre Kojève avait amplement développé sa "thèse" qu'entre Platon, Aristote et Hegel il n'y avait eu qu'un seul grand philosophe, à savoir Kant ; mais, lorsqu'il voulut publier son manuscrit, il avait égaré cette partie qui a été retrouvée dans ses papiers après sa mort en 1968. Il la remplaça par quelques lignes, mais elle faisait la matière d'un livre entier. On y trouvera donc un Kant "kojèvien", philosophe qui achève la philosophie en permettant tout discours politique, mais qui ouvre également le chemin conduisant à la Sagesse discursive qu'est le système du Savoir hégélien. Cet ouvrage forme donc avec l'Essai d'une histoire raisonnée de la philosophie païenne et l'Introduction à la lecture de Hegel, une histoire complète de la philosophie occidentale, telle que l'avait envisagée Alexandre Kojève.
Alexandre Kojève est connu pour être l'homme de l'Histoire et de sa fin : oe ne sait pas encore qu'il est aussi l'homme de ce qui n'est pas historique en l'homme. Or, si le Système du savoir parle de l'Histoire dont il y a discours parce qu'elle est celle de la philosophie, il parle aussi de ce qui en l'homme ne tient pas du discours. Il parle du silence de l'homme, et parle entre autres choses du théisme. Par ce dernier, dit-il, l'homme se rattache à quelque chose qui n'est pas de ce monde, qui ne tient pas du temps. Rédigé en 1931 alors que Kojève n'a que vingt-neuf ans (deux ans avant le début de son cours sur la Phénoménologie de l'esprit), L'athéisme présente l'amorce d'une anthropologie et théiste et athée, que l'auteur reprendra plus de vingt ans plus tard. Par cet ouvrage de jeunesse, Alexandre Kojevnikoff, avant d'être connu, annonçait la possibilité de parler, ne serait-ce que par réfraction, de ce qui en l'homme ne tient ni des temps ni de leur fin. L'athéisme représente donc, aux côtés de l'Introduction à la lecture de Hegel, une deuxième et fondamentale Introduction anthropologique au Système du savoir.
En proposant une histoire de la philosophie pré-chrétienne, de Thalès aux néo-platoniciens, Kojève développe en fait une réflexion sur la philosophie elle-même, et il jette les bases d'une reconstruction générale et systématique des discours philosophiques. Il affirme de manière provocatrice, d'une part que la philosophie, en tant que discours systématique, s'est achevée avec le Système du Savoir de Hegel, d'autre part qu'il est donc possible de représenter logiquement un développement cohérent (du point de vue historique également) de tous les discours philosophiques décisifs. Il faut donc d'abord les présenter en fonction de la place logique qu'ils occupent Thalès, Parménide, Héraclite, Socrate, Platon, Aristote, les Sceptiques, les Stoïciens, Plotin et Proclus.Kojève entend donc reconstituer un système, ce qui implique la tâche considérable d'analyser la naissance de la philosophie et ses premiers développements - dans le détail conceptuel de leurs démarches et de leurs discussions - tout en ne cessant d'analyser la singularité du discours philosophique. L'axe général de cette histoire systématique obéit à un moteur essentiel: la tension entre le Concept et le Temps, présente dès l'origine du discours philosophique dont le but est de "résoudre" cette tension dans un système. Cette histoire philosophique de la philosophie est, au XXè siècle, unique en son genre.
Si la physique classique a largement contribué à modeler nos conceptions et nos représentations de la réalité, la théorie de la relativité et la théorie quantique introduisent aujourd'hui des bouleversements décisifs qui sont en train de transformer jusqu'à notre mode de pensée. Avec L'idée du déterminisme, Alexandre Kojève propose la première analyse fouillée de ces mutations mentales que nous vivons chaque jour. Un travail philosophique sans équivalent qui, non seulement livre une subtile étude comparée des grands systèmes scientifiques, mais encore fournit les éléments d'une réflexion stimulante sur les remaniements de quelquesunes des notions clefs de la science contemporaine. Un texte majeur de l'un des grands philosophes français de ce siècle.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.