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LE CONCEPT, LE TEMPS ET LE DISCOURS. Introduction au système du savoir
Kojève Alexandre
GALLIMARD
24,80 €
Épuisé
EAN :9782070720194
La philosophie a commencé d'exister comme une réflexion sur les discours des rhéteurs et des sophistes ; elle s'interroge donc les discours sur leurs conditions de possibilité et sur leurs finalités. Cette question elle-même est discutée, et elle obéit à une perspective commandée par la logique et l'exigence qui la fonde, c'est-à-dire l'exigence de vérité. Parler en philosophe c'est parler tant de l'essence des choses que dus sens des discours qui s'y rapportent ; mais tenir un tel discours signifie qu'on se tient sur un terrain de relative extériorité : on tient un discours qui n'est ni tout à fait essence ni tout à fait sens, mais qui apparaît comme participant des deux registres - c'est cela le point de vue du concept. Le concept comme unité de l'essence et du sens est ce qui supporte ainsi, et en tant que tel, la vérité. Or celle-ci est découverte à un moment donné de l'histoire, mais prétend aussi être nécessaire, donc intemporelle : cette tension fait obligation de penser le temps. Ainsi les trois dimensions discours, concept et temps s'articulent-elles. Ce texte est la plus importante et la plus achevée des ébauches inédites du système philosophique propre de Kojève.
En proposant une histoire de la philosophie pré-chrétienne, de Thalès aux Néo-platoniciens, Kojève développe en fait une réflexion sur la philosophie elle-même, et il jette les bases d'une reconstruction générale et systématique des discours philosophiques. Il affirme de manière provocatrice, d'une part que la philosophie, en tant que discours systématique, s'est achevée avec le Système du Savoir de Hegel, d'autre part qu'il est donc possible de présenter logiquement un développement cohérent (du point de vue historique également) de tous les discours philosophiques décisifs. Il faut donc d'abord les présenter en fonction de la place logique qu'ils occupent : Thalès, Parménide, Héraclite, Socrate, Platon, Aristote, les Sceptiques, les Stoïciens, Plotin et Proclus. Kojève entend donc reconstituer un système, ce qui implique la tâche considérable d'analyser la naissance de la philosophie et ses premiers développements - dans le détail conceptuel de leurs démarches et de leurs discussions - dans le détail conceptuel de leurs démarches et de leurs discussions - tout en ne cessant d'analyser la singularité du discours philosophique. L'axe général de cette histoire systématique obéit à un moteur essentiel : la tension entre le Concept et le Temps, présente dès l'origine du discours philosophique dont le but est de "résoudre" cette tension dans un système. Cette histoire philosophique de la philosophie est, au XXème siècle, unique en son genre.
Alexandre Kojève est connu pour être l'homme de l'Histoire et de sa fin : oe ne sait pas encore qu'il est aussi l'homme de ce qui n'est pas historique en l'homme. Or, si le Système du savoir parle de l'Histoire dont il y a discours parce qu'elle est celle de la philosophie, il parle aussi de ce qui en l'homme ne tient pas du discours. Il parle du silence de l'homme, et parle entre autres choses du théisme. Par ce dernier, dit-il, l'homme se rattache à quelque chose qui n'est pas de ce monde, qui ne tient pas du temps. Rédigé en 1931 alors que Kojève n'a que vingt-neuf ans (deux ans avant le début de son cours sur la Phénoménologie de l'esprit), L'athéisme présente l'amorce d'une anthropologie et théiste et athée, que l'auteur reprendra plus de vingt ans plus tard. Par cet ouvrage de jeunesse, Alexandre Kojevnikoff, avant d'être connu, annonçait la possibilité de parler, ne serait-ce que par réfraction, de ce qui en l'homme ne tient ni des temps ni de leur fin. L'athéisme représente donc, aux côtés de l'Introduction à la lecture de Hegel, une deuxième et fondamentale Introduction anthropologique au Système du savoir.
Résumé : Dans son introduction à son Essai d'une histoire raisonnée de la philosophie païenne, Alexandre Kojève avait amplement développé sa "thèse" qu'entre Platon, Aristote et Hegel il n'y avait eu qu'un seul grand philosophe, à savoir Kant ; mais, lorsqu'il voulut publier son manuscrit, il avait égaré cette partie qui a été retrouvée dans ses papiers après sa mort en 1968. Il la remplaça par quelques lignes, mais elle faisait la matière d'un livre entier. On y trouvera donc un Kant "kojèvien", philosophe qui achève la philosophie en permettant tout discours politique, mais qui ouvre également le chemin conduisant à la Sagesse discursive qu'est le système du Savoir hégélien. Cet ouvrage forme donc avec l'Essai d'une histoire raisonnée de la philosophie païenne et l'Introduction à la lecture de Hegel, une histoire complète de la philosophie occidentale, telle que l'avait envisagée Alexandre Kojève.
En proposant une histoire de la philosophie pré-chrétienne, de Thalès aux Néo-platoniciens, Kojève développe en fait une réflexion sur la philosophie elle-même, et il jette les bases d'une reconstruction générale et systématique des discours philosophiques. Il affirme de manière provocatrice, d'une part que la philosophie, en tant que discours systématique, s'est achevée avec le Système du Savoir de Hegel, d'autre part qu'il est donc possible de présenter logiquement un développement cohérent (du point de vue historique également) de tous les discours philosophiques décisifs. Il faut donc d'abord les présenter en fonction de la place logique qu'ils occupent: Thalès, Parménide, Héraclite, Socrate, Platon, Aristote, les Sceptiques, les Stoïciens, Plotin et Proclus.Kojève entend donc reconstituer un système, ce qui implique la tâche considérable d'analyser la naissance de la philosophie et ses premiers développements - dans le détail conceptuel de leurs démarches et de leurs discussions - tout en ne cessant d'analyser la singularité du discours philosophique. L'axe général de cette histoire systématique obéit à un moteur essentiel: la tension entre le Concept et le Temps, présente dès l'origine du discours philosophique dont le but est de "résoudre" cette tension dans un système. Cette histoire philosophique de la philosophie est, au XXe siècle, unique en son genre.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.