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La pulsion vers l'autodestruction
Koestler Arthur
L'HERNE
9,60 €
Épuisé
EAN :9782851976512
Depuis l'aube de la conscience jusqu'au milieu de notre siècle, l'homme a dû vivre dans la perspective de sa mort en tant qu'individu..." Ainsi commence La pulsion vers l'autodestruction où l'auteur se penche sur ce trait propre à l'espèce humaine, servant d'exemples tels que le sacrifice humain, le meurtre ou les persécutions de masse. Suivent les textes de Koestler sur ses lectures de jeunesse, des extraits inédits des Temps héroïques, écrits en français en 1948, charges à la fois féroces et bouffonnes des milieux littéraires d'extrême-gauche après la Libération où les noms d'importants personnages sont à peine transposés. Dans sa préface à l'Accusé d'Alexandre Weissberg, Koestler parle de l'ouvrage de ce scientifique emprisonné au cours de la grande Purge de 1937, témoignage des conditions de détention et des méthodes employées par les "purificateurs" du régime stalinien.
La foule des étrangers qui venaient d'être arrêtés ces jours derniers par "notre vigilante police" représentait les éléments les plus dangereux du Paris interlope, la véritable lie de la terre". Au moment de l'entrée en guerre de la France en 1939, Arthur Koestler, Juif hongrois et ancien militant communiste, est arrêté à son domicile et envoyé au stade Roland-Garros, alors affectéà la détention des "étrangers indésirables" . Quelques jours plus tard, il est emmené au camp du Vernet, dans les Pyrénées, où il est soumis à des travaux forcés dans des conditions effroyables aux côtés d'autres prisonniers. Libéré en janvier 1940, Koestler parvient à s'échapper en Angleterre où il écrit La Lie de la terre, le récit de son internement et un portrait incisif - non dénué d'humour - d'une société française au bord du gouffre. Brillamment rendu et d'une sensibilité rare, ce témoignage d'un des grands auteurs du XXème siècle reste d'une actualité brûlante.
Résumé : Après Les Somnambules et Le Cri d'Archimède, ce livre d'Arthur Koestler achève sa puissante trilogie " Génie et folie de l'homme ". Dans les deux premiers, il s'agissait des découvertes scientifiques, de l'art, de l'inspiration - tout ce qui fait la grandeur de l'homme. Le troisième, au contraire, comprend un examen des misères de l'individu, plus précisément de la pathologie mentale. La cruauté et la démence caractérisent notre espèce depuis ses origines : il est probable, écrit Arthur Koestler, qu'un accident, au cours de l'évolution, lui a donné la prééminence. L'évolution a commis plus d'une erreur ; il n'y a rien de surprenant à se demander si l'homme n'est pas victime d'un vice de construction le prédisposant au meurtre et au suicide. Arthur Koestler tente de déceler le défaut à son origine. Critique des doctrines officielles en matière d'évolution et de psychologie, il propose une méthode neuve pour aborder l'ensemble des problèmes humains et aboutit à une théorie qui concerne les questions les plus graves de notre temps. Une hypothèse s'en dégage, appuyée sur les données de la neurologie : la croissance extraordinairement rapide du cerveau humain serait responsable d'un défaut de coordination entre les structures anciennes et les structures récentes de ce cerveau, d'où le divorce de l'émotion et de la raison. Existe-t-il un remède ? Il peut y en avoir un, nous dit Arthur Koestler : les hommes le trouveront s'ils deviennent lucides.
Le Cri d'Archimède exprime l'orgueil joyeux de l'inventeur. Ou du poète. Ou du clown. Ou de l'enfant qui vient de résoudre un rébus. Autant de créations. Mais qu'est-ce que créer? Y a-t-il un lien entre la création littéraire et la découverte scientifique? Entre ces dernières et l'inspiration comique? Pour Arthur Koestler, ce lien se trouve dans ce qu'il nomme "l'acte bisociatif", autrement dit le bond novateur qui, en reliant soudain des systèmes de référence jusqu'alors séparés, nous fait vivre ou comprendre le réel sur plusieurs plans à la fois. Contribution fondamentale à la psychologie moderne, cette histoire des découvertes scientifiques se double d'un essai remarquable sur la création littéraire et artistique.
Ecrit de 1938 à 1940, paru en France dès 1945, Le Zéro et l?Infini est un des grands « classiques » du xxe siècle, ainsi qu?un best-seller mondial.Inspiré des grands procès de Moscou, le roman raconte l?itinéraire d?un responsable communiste, Roubachof, jeté en prison et jugé, bien qu?il eût été lui-même un « épurateur ».Par-delà ce thème, l?écrivain dresse un réquisitoire contre les dictatures et le système totalitaire pour lesquels l?homme n?est rien, un zéro face à la collectivité, alors que l?humanisme voit en lui, au contraire, un infini.Le Zéro et l?Infini est une de ces euvres dont le temps n?abolit pas la portée. Notes Biographiques : Juif hongrois né à Budapest en 1905, Arthur Koestler fait ses études à Vienne, puis devient journaliste en Palestine. Revenu en Europe, il adhère au Parti communiste allemand, trouvant là une réponse à la menace nazie, mais également séduit par l'utopie soviétique. Il part un an en URSS, puis participe à la guerre civile espagnole. À partir de 1938, ayant rompu avec le Parti communiste, il combattra sans relâche le régime stalinien, notamment à travers son roman majeur, Le Zéro et l'Infini. À partir de 1940, il vit en Angleterre, où il se suicidera avec sa femme en mars 1983. Son oeuvre de romancier, philosophe, historien et essayiste lui vaut une renommée mondiale.
Le train ralentit et s'arrêta dans un grincement de douleur. Pendant un moment, on n'entendit plus rien que le crachotement de la mitraillette. C'est alors que, d'une voix forte el pleine d'angoisse, je m'exclamai : "Des bandits !" "Bandidos !" hurla la fille. "Bandidos !" répéta sa mère, et ce mot terrible se répercuta de wagon en wagon. S'ensuivit un mouvement de panique bouffonne. Tous les passagers de notre compartiment se jetèrent au sol, dans un méli-mélo de bras et de jambes. Seule la mère garda son sang-froid. Elle se leva et, méticuleusement, entreprit de placer ses trésors en lieu sûr. Elle enfouit une bague dans son chignon et, faisant fi de la pudeur, releva ses jupes pour dissimuler dans ses culottes un peigne perlé. Les charmantes demoiselles du compartiment voisin faisaient entendre des pépiements de détresse. Dans le couloir, les officiers s'affairaient, aboyant des ordres et se bousculant les uns les autres...
Parmi les philosophes français contemporains, André Comte-Sponville occupe une place très particulière. Il fut une sorte d'éclaireur, sinon de pionnier. Par la simplicité et l'élégance de son écriture, par son souci de clarté, il a su rendre la philosophie accessible à un public élargi. La philosophie entendue stricto sensu. Car il est un philosophe à part entière, sorti des meilleures écoles, qui a construit au cours des années une philosophie ambitieuse et forte (en particulier morale), à travers divers ouvrages dont quelques traités. C'est l'un d'entre eux, sans doute le moins "technique", le Petit traité des grandes vertus, paru en 1995, qui lui assura une audience considérable, au-delà même de nos frontières.
Il a été un personnage si extraordinaire et si unique en son genre, que c'est avec beaucoup de raison que La Bruyère a dit de lui dans ses Caractères qu'il n'était pas permis de rêver comme il a vécu. A qui l'a vu de près, même dans sa vieillesse, ce mot semble avoir encore plus de justesse. C'est ce qui m'engage à m'étendre sur lui." Saint-Simon
Ce petit écrit entend rassembler, pour ainsi dire de manière dogmatique, les thèses de la psychanalyse sous la forme la plus ramassée et dans la version la plus définitive. Bien entendu, sa visée n'est pas d'exiger la croyance ni de susciter la conviction. Les assertions de la psychanalyse reposent sur un nombre incalculable d'observations et d'expériences, et seul celui qui répète ces observations sur lui-même et sur d'autres est engagé sur la voie menant à un jugement personnel.