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Le révolutionnaire, l'expert et le geek. Combat pour l'autonomie
Koenig Gaspard
PLON
15,90 €
Épuisé
EAN :9782259229890
Un révolutionnaire sommeille en chaque Français, prêt hier comme aujourd'hui à briser les rentes et les privilèges. Dans le même temps, un expert l'observe et le dirige, planifiant autoritairement la société. Et un geek lui tape sur l'épaule, l'entraînant dans le monde inconnu des nouvelles technologies qui fourmille de promesses et de menaces. Ces trois influences parfois contradictoires nous font tourner la tête. Gaspard Koenig propose donc de les interpréter à la lumière d'une nouvelle philosophie politique, fondée sur l'autonomie individuelle. Car ce dont la France a besoin, ce n'est pas d'un énième diagnostic économique, mais de principes solides dont on pourra déduire des réformes radicales. Revenons au modèle révolutionnaire, ce "jacobinisme libéral" incarné par le député du tiers état Isaac Le Chapelier. Rejetons la tentation planiste, léguée par le régime de Vichy et responsable encore aujourd'hui de tant d'injustice et d'exclusion. Apprenons à maîtriser l'utopie numérique, en imaginant un nouvel humanisme qui réponde aux défis de la Silicon Valley et un Etat 2.0 qui nous redonne le contrôle de notre destin numérique. Pays des libertés, la France meurt de servitude volontaire. Terminons, enfin, notre Révolution ! Et chacun deviendra son propre maître.
Clara est une jeune beauté qui fait des puzzles. C'est pour elle un jeu, une obsession, et même un métier: découper dans le bois des tableaux de maître ou des paysages marins. Elle aime les emboîtements impossibles, les images à trous, les mystères de dernière minute. Elle attend fébrilement le moment de tout défaire, puis de tout recommencer. Sa vie et ses amours obéissent à la même logique l'insouciance portée au niveau de l'art. L'apparition d'un étrange adolescent venu de Russie ébranle son univers. Vivant comme un prince en exil, hanté par les fastes et les vices de l'Empire des Romanov, il règne sur deux domestiques dans une usine à l'abandon. Hautain, reclus dans ses fantasmes, à la fois gamin et tyrannique, Alexeï pose une énigme à Clara. Parviendra-t-elle à rassembler les morceaux de ce dernier puzzle?
Dix ans. C'est, à quelques mois près, le temps qu'il m'aura fallu pour obtenir mon permis de conduire. De Paris à Londes et jusqu'à New York, j'ai passé des centaines d'heures dans le huis-clos d'une auto-école. Le permis était devenu mon secret, ma croix, ma blessure honteuse. Mes rêves les plus fous de vacances, comme de me promener en Ecosse ou de découvrir la Transylvanie, s'effondraient devant la perspective d'enchaîner trains et bus. Tous les six mois, avec fatalisme, je réservais sur internet la date de mon porchain échec.Ces leçons de conduite furent aussi des leçons de vie. Au gré des créneaux et des démarrages en côte, je me suis posé des questions nouvelles: par quel mystérieux processus l'être humain se transforme-t-il en brute primitive derrière un volant? Pourquoi les Français et les Britanniques, confrontés aux mêmes questions du code de la route, y apportent-ils des réponses différentes? Quelles libertés reste-t-il au citoyen-automobiliste? Et, d'ailleurs, pourquoi diable doit-on passer un permis de conduire?Réponses en dix-sept leçons." G. K.
Deleuze fut le grand amour philosophique de mes années d'étudiant. Relisant son oeuvre dix ans plus tard, j'ai pris conscience que, sous ses airs d'enfant terrible, Deleuze avait en fait développé une métaphysique en bonne et due forme, tissant méticuleusement la toile d'un système clos, de facture kantienne. Et qu'en grattant le vernis marxiste, on découvrait une philosophie politique beaucoup plus nuancée, rejoignant même sur de nombreux points l'anarcho-capitalisme américain. De là est venue l'idée de ces leçons. A rebours de l'interprétation courante de Deleuze, je cherche à présenter, en m'appuyant avec autant de précision que possible sur ses textes, un auteur à la fois plus sage et plus profondément audacieux. Finalement, n'est-ce pas le meilleur hommage à rendre à Deleuze, que de se risquer à une lecture minoritaire de son oeuvre ? Rebelle et révolutionnaire, Gilles Deleuze ? Plutôt classique et libéral. Comme s'il nous avait caché, derrière la rhétorique de rigueur dans les années 70 et 80, l'originalité réelle de sa pensée.
Résumé : Face au flot continu d'informations, nous avons plus que jamais besoin des philosophes pour prendre du recul. Depuis janvier 2016, à travers sa newsletter Time to Philo, Gaspard Koenig emprunte leurs concepts pour interpréter les événements de l'actualité, semaine après semaine. Sans aucun parti pris idéologique, il pioche dans l'histoire de la philosophie pour nous proposer des pistes de réflexion et de débat. C'est ainsi que René Descartes nous parle du bio, Edmund Burke du Brexit, Platon de la "post-vérité", Francis Fukuyama du transhumanisme, Montesquieu du terrorisme, Hans Jonas de la Cop 21, ou Claude Lévi-Strauss... du père Noël. Gaspard Koenig conclut ce recueil par un "Dictionnaire égoïste des philosophes", où il présente de manière très personnelle les principales doctrines parcourues. Time to Philo se veut un manuel de philosophie à l'usage de tous, pour mieux former son opinion, et parfois... en changer. De quoi réveiller votre sens critique et dialectique !
Véritable icône gay, Edmund White nous plonge au coeur des intrigues de son existence et réussit le pari de nous donner envie d'en savoir toujours plus. White partage avec nous son enthousiasme pour l'Angleterre, sa passion pour Paris, nous initie à ses amours et prédilections, passées et présentes. Nous en apprenons beaucoup sur ses percutantes et éloquentes opinions sur l'art et la vie. "Mes vies" est un festin spectaculaire, à la fois charmant et drôle, outrageux et lumineux. Tour à tour décapant, émouvant, sensible, Edmund White nous embarque dans ses univers. Un texte attachant et passionnant.
Extrait Extrait du préambule Ma vie n'aurait pas le même sens si je ne m'étais pas initié à la vision des pianistes, tentant inlassablement de percevoir comment ces grands fous ont réfléchi, construit et incarné des oeuvres aussi belles et profondes que la dernière sonate de Schubert ou les Préludes de Debussy. Courageuse ascension solitaire vers une vérité inaccessible qui se révèle par fulgurances, l'art des valeureux interprètes éclaire le mystère de l'existence et apaise le désordre du monde. L'instrument piano me fascine en ce qu'il suffit pour contenir toute la musique, mais plus encore la prodigieuse littérature écrite à travers lui au cours des siècles. Je ne serais pas non plus le même si je n'avais pas écouté les sonates de Beethoven avec la même passion qu'en lisant À la recherche du temps perdu pour tenter de saisir les forces essentielles, souterraines et impalpables qui conduisent toute destinée humaine. À peu près ignare sur le plan de l'harmonie, du contrepoint et des lois qui régissent l'organisation des sons, j'ai appris la musique comme on parle peu à peu une langue étrangère en habitant dans un pays étranger, mais sans partager tout à fait les habitudes et les réflexes des autochtones. En rêvant ce langage plus qu'en le vivant, en le sentant plus qu'en l'étudiant, en l'aimant plus qu'en cherchant à le comprendre et à le maîtriser. C'est ainsi que j'ai développé de manière empirique une sensibilité à la musique sans passer par l'analyse. Probablement par paresse, mais surtout par une inclination fondamentale de ma nature qui tend à contourner chaque chose, comme un chat qui, bien qu'attaché à sa maison, demeure éternellement vagabond et préfère se réchauffer près d'un poêle que de le posséder. Je joue du piano chaque jour comme je cuisine chaque jour : en connaissant fort peu de règles, mais en y prenant un plaisir fou. Entrer quotidiennement, fraternellement, dans les nerfs d'un nocturne de Chopin, d'un impromptu de Schubert ou de la Fantaisie en ut mineur de Mozart m'aide à vivre. Ce ne sont pas des morceaux «faciles», mais ils me font assez tourner la tête pour que je trouve le temps et l'envie de les fréquenter intimement avec passion, repoussant ainsi les limites d'une technique rudimentaire. J'aime la sonorité du piano plus que tout autre instrument. Trois notes d'un vilain piano dans une chanson à deux sous suffisent à me faire tendre l'oreille, m'entraînent dans un monde à la fois infini, lointain et très familier. Je ne pourrais pas lire sans écrire ou écouter sans jouer, même imparfaitement, cela ne me semblerait pas complet dans un monde où tout est si douloureusement incomplet. Et, par quelque bizarrerie, obsession, je ne peux me résoudre à écrire sur autre chose que la musique, ce qui constitue une sorte d'impossibilité consubstantielle. Mettre des mots sur la musique ? Autant danser sur l'architecture ! pouffait Frank Zappa. Et peut-on réellement décrire ce qu'on aime depuis si longtemps et expliquer pourquoi on l'aime ?
Résumé : Lors d'une conférence à la Sorbonne, le 9 avril 2005, ayant pour thème "Qu'est ce que la philosophie ?", Luc Ferry définit celle-ci comme une sotériologie, c'est-à-dire une "doctrine du salut". Il entend par doctrine du salut l'ensemble des réponses proposées aux grandes questions existentielles : quel est le sens de la vie puisque nous sommes mortels ? Comment, "sauver sa peau", non en évitant la mort puisqu'elle est inéluctable, mais en vivant, pour le temps qui nous est donné, de manière satisfaisante ? Et dans ce cas, quelle est cette manière satisfaisante et comment la trouver ? La philosophie est en cela concurrente, voire adversaire des grandes religions, puisqu'elle nous invite à trouver par nous-mêmes la réponse à cette question existentielle au lieu d'accepter l'enseignement d'autorité des religions. Selon Luc Ferry, une philosophie commence à être pleine et entière lorsqu'elle s'éloigne de Dieu. Plus une philosophie est athée, plus elle correspond à la définition de la philosophie. Mais dans ce cas amputée volontairement d'une direction de pensée. La philosophie n'est donc pas seulement une réflexion critique, car la démarche scientifique par exemple requiert aussi ce type de réflexion, la philosophie n'est pas non plus seulement une rhétorique séduisante, mais bien une recherche de la sagesse.
Dans un monde politiquement bouleversé, des milliers d'enfants, abandonnés à eux-mêmes, ont trouvé refuge dans les égouts. Regroupés en hordes où règnent la violence et la loi du plus fort, leur quotidien se réduit à voler dans la ville pour survivre, et à échapper à la police ainsi qu'aux autres hordes. Irielle a dix-sept ans. Arrivée dans les égouts à l'âge de dix ans, elle a refusé la loi sauvage des enfants-rats. Elle vit seule avec _Iode, un petit garçon de cinq ans qu'elle a trouvé bébé dans une poubelle et à qui elle a appris à lire et à écrire... En ce début de printemps, deux rencontres vont bouleverser leur vie... Françoise Jay traite son sujet avec beaucoup de finesse et propose ici un roman vibrant de tendresse et d'humanité. Une grande réussite! À mettre entre beaucoup de mains, d'adolescents, mais aussi d'adultes.