
La norme gynécologique. Ce que la médecine fait au corps des femmes
Parmi les spécialités traitant de la santé des femmes, la gynécologie occupe une place à part : à la différence de l'obstétrique ou de la chirurgie gynécologique, elle ne porte pas sur un moment particulier de la vie corporelle, la maladie, la grossesse ou l'accouchement, mais consiste à suivre les patientes sans justification médicale apparente de la puberté jusqu'à la mort. Elle repose donc sur l'idée que les femmes nécessitent un suivi spécifique et régulier. Ce livre se donne pour but de défaire cette évidence : pourquoi les femmes doivent-elles consulter un gynécologue une fois par an ? Cette injonction, qui n'a bien sûr pas d'équivalent pour les hommes (il n'existe pas d' "andrologie"), correspond à ce qu'Aurore Koechlin appelle la "norme gynécologique" . Pour l'étudier, elle a choisi de mener une enquête ethnographique au long cours, sur plusieurs terrains, auprès de praticien·ne·s et de patientes. Ainsi, elle interroge en féministe, au plus près de l'expérience, la nécessité du suivi gynécologique, la manière dont les femmes le vivent et la curieuse pathologisation du corps féminin qu'il implique. Elle retrace les étapes de la "carrière gynécologique" , identifie ses effets, notamment psychiques, examine les relations médecins/patientes et l'inégale qualité des soins prodigués selon la classe et la race, et, enfin, s'intéresse aux résistances, partielles ou totales, à cette norme gynécologique, qui prennent par exemple la forme de l'auto-gynécologie.
| SKU: | 9782354802530 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782354802530 |
|---|---|
| Titre | La norme gynécologique. Ce que la médecine fait au corps des femmes |
| Auteur | Koechlin Aurore |
| Editeur | AMSTERDAM |
| Largeur | 136 |
| Poids | 356 |
| Date de parution | 20220916 |
| Nombre de pages | 305,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La Belle au Bois Dormant
Koechlin SophieRésumé : Un album de 96 pages, avec des textes courts et faciles à lire, joliment illustré avec les images du film La Belle au Bois Dormant. Un moment de complicité et de douceur entre parents et enfants.ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,30 € -
La révolution féministe
Koechlin AuroreLa quatrième vague du féminisme a commencé : venue d'Amérique latine, portée par les combats contre les féminicides et pour la liberté des femmes à disposer de leur corps, amplifiée par le moment Metoo, elle constitue aussi-surtout-un mouvement qui s'attaque à l'inégalité des rapports de production et de reproduction sous le capitalisme. Qui dépasse, sans les exclure, les revendications juridiques ou paritaires et repense l'ensemble de l'organisation sociale à partir des oppressions subies par les femmes et les minorités de genre. Le féminisme est révolutionnaire ou il n'est pas : voilà la thèse soutenue par Aurore Koechlin, qui se propose d'abord de guider ses lectrices et lecteurs à travers l'histoire trop méconnue des différentes vagues féministes. Du MLF à l'inter-sectionnalité, de l'émergence d'un "féminisme d'Etat" au féminisme de la reproduction sociale, ce petit livre tire le bilan politique et intellectuel d'une quarantaine d'années de combats, repère leurs impasses, souligne leurs forces, pour contribuer aux luttes actuelles et à venir.ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,00 € -

Edgar Cayce : la mémoire spirituelle de la matière
Koechlin de Bizemont Dorothée ; Durand-Dassier JacTout est énergie", disait Edgar Cayce, comme les Chinois des siècles anciens disaient: "Tout est mouvement." Mais l'énergie est porteuse d'information. Celle-ci se transmet, se reçoit, se stocke, s'échange. Elle porte en elle la mémoire. C'est la mémoire qui permet la pensée, l'action, la création... Il n'y a pas de présent vivant, ni d'avenir, sans mémoire. Et il n'y a pas de matière non plus sans cette mémoire mystérieuse que stocke en elle chaque particule du vivant. Elle est l'essence même de ce que Cayce appelle "les forces créatrices", et que la physique quantique nomme "les forces d'interaction". Celles-ci sont la source même de notre vie. La "mémoire spirituelle de la matière", c'est cette conscience vivante, cette étincelle de puissance infinie au c?ur de la matière, et en chacun de nous. Alors tous les espoirs nous sont permis. Tous les miracles sont possibles! Tous les bonheurs, toutes les joies, toutes les réussites! Edgar Cayce l'explique en termes clairs et forts, avec son optimisme habituel, qui mènera le lecteur d'émerveillement en émerveillement.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,75 € -

James Brown
Koechlin StéphaneVoici l'histoire : un enfant, né dans une cabane, au c?ur d'une forêt perdue, grandit dans la misère. Il ramasse du coton, cire les chaussures, commet à seize ans une attaque à main armée, et se fait ouvrir à trente, honoré et respecté, les portes de la Maison-Blanche. Il invente le funk, révolutionne la soul, dynamite le rhythm and blues et le gospel, traverse le XXe siècle avec sa voix brûlante et ses pas de danse élastiques, et vend des millions de disques dans le monde. Quand il meurt, un 25 décembre, sa dépouille, exposée au théâtre mythique de l'Apollo à New York, est saluée par des milliers de fans. Son nom : James Brown (1933-2006), alias The Godfather of Soul, alias Mr. Dynamite, alias The hardest working man in show business.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,50 €
Du même éditeur
-
L'Etat, le pouvoir, le socialisme
Poulantzas Nicos ; Keucheyan Razmig ; Jessop BobLa réédition de L'état, Le Pouvoir, Le Socialisme, "classique" de la théorie politique dont la première édition remonte à 1978, s'inscrit dans les débats concernant les crises simultanées de l'Union européenne, du néolibéralisme et du capitalisme en général. Lire cet ouvrage aujourd'hui permet de comprendre que ces crises plongent leurs racines dans la structure des sociétés occidentales de l'après-guerre. Plus la crise économique s'approfondit, et plus le système devient autoritaire au plan politique. C'est ce que Poulantzas appelle l'"étatisme autoritaire", que l'on constate à présent au niveau européen, où des décisions affectant des millions de personnes sont prises hors de tout contrôle populaire. La seule alternative possible à ce système est le "socialisme démocratique", à savoir un socialisme qui dépasse le capitalisme sans pour autant sacrifier les libertés publiques. Avec Michel Foucault, Gilles Deleuze, et Louis Althusser, auteurs dont il discute les thèses dans cet ouvrage, Nicos Poulantzas compte parmi les penseurs des années 1960-1970 dont le rayonnement international est aujourd'hui le plus important. Alors que l'édition de théories critiques françaises et étrangères a connu une grande vitalité depuis les années 2000, il était plus que temps de faire redécouvrir cet auteur majeur.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,00 € -
La révolution féministe
Koechlin AuroreLa quatrième vague du féminisme a commencé : venue d'Amérique latine, portée par les combats contre les féminicides et pour la liberté des femmes à disposer de leur corps, amplifiée par le moment Metoo, elle constitue aussi-surtout-un mouvement qui s'attaque à l'inégalité des rapports de production et de reproduction sous le capitalisme. Qui dépasse, sans les exclure, les revendications juridiques ou paritaires et repense l'ensemble de l'organisation sociale à partir des oppressions subies par les femmes et les minorités de genre. Le féminisme est révolutionnaire ou il n'est pas : voilà la thèse soutenue par Aurore Koechlin, qui se propose d'abord de guider ses lectrices et lecteurs à travers l'histoire trop méconnue des différentes vagues féministes. Du MLF à l'inter-sectionnalité, de l'émergence d'un "féminisme d'Etat" au féminisme de la reproduction sociale, ce petit livre tire le bilan politique et intellectuel d'une quarantaine d'années de combats, repère leurs impasses, souligne leurs forces, pour contribuer aux luttes actuelles et à venir.ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,00 € -
Histoire d'un trésor perdu. Transmettre la Révolution française
Wahnich SophieLa Révolution française a été taraudée par une question : comment transmettre l'événement inouï aux générations qui ne l'auront pas vécu ? Les révolutionnaires ont alors cherché à inventer des institutions civiles qui permettraient d'entretenir le souvenir, mais surtout une tenue, une manière révolutionnaire d'être au monde. Cette question, ces institutions, les lieux et les pratiques qu'elles ont fait surgir, sont autant de laboratoires sociaux sensibles pour comprendre comment l'événement depuis 1789 a été régulièrement réinvesti mais aussi dénié, renié, travesti, désinvesti, au point de devenir une sorte de "trésor perdu" pour des héritiers sans testament. La Restauration, les années 1830-1848, le Second Empire, la Commune de Paris, la Troisième République, le début du XXe siècle socialiste, les années sombres, ont métabolisé cette séquence brève dans de grandes discontinuités. Et les affrontements mortifères ont perduré de la Seconde Guerre mondiale à aujourd'hui. Loin d'une signalétique ambiguë faite de bonnets phrygiens, de bastilles à prendre et autres constituantes, ce livre invite à ne rien imiter mais aussi à ne rien négliger d'une histoire qui n'a pas été seulement libérale, d'une transmission qui n'a pas été seulement historiographique. Il invite, plus simplement, à retrouver la Révolution comme référence émancipatrice.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,00 € -
Bâtonner. Comment l'argent détruit le journalisme
Eustache SophieBâtonner (verbe) : action de copier-coller une dépêche fournie par une agence de presse en la remaniant à la marge. Pratique ordinaire, le bâtonnage résume à lui seul ce que le productivisme fait aux médias. C'est ce que montre le livre de Sophie Eustache, fruit d'une longue enquête, en nous immergeant dans les rédactions, web notamment. Mises en concurrence, celles-ci sont sommées de produire des contenus par les patrons de presse. Pendant que les sommités du journalisme pontifient, les ouvriers spécialisés de l'information, rivés à leur desk, travaillent à la chaîne. Dépossédés de leur savoir-faire par une organisation du travail taylorisée, leurs cadences s'accélèrent, leurs gestes s'automatisent. L'information, paramétrée par les algorithmes, est usinée en série dans les open spaces. Et dans cette course à la productivité, la fusion du néolibéralisme et du numérique détériore les conditions de travail et le travail lui-même. Dès lors, comment se fait-il que les travailleurs de l'information continuent de consentir à ce qu'ils font ? Si Bâtonner décrit la transformation des pratiques professionnelles, il interroge aussi les mécanismes de l'aliénation. Déqualifiée et disqualifiée, la profession proteste mais continue de se croire indispensable à la vertu publique. Toujours prompte à "checker" et "décoder" les fake news des autres, elle en oublie souvent que, réduit à une marchandise, le journalisme n'est pas l'ami du peuple, mais un vice qui corrompt la langue, la pensée et, avec elles, la possibilité de la démocratie.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,00 €
De la même catégorie
-
Les théories en études du genre
Lépinard Eléonore ; Lieber MarylèneQu'est-ce que le genre ? Comment a-t-il été conceptualisé? Est-il défini de la même façon chez les anthropologues, les sociologues, les philosophes, les historiennes et les tenantes des cultural studies ? Quelles ruptures épistémologiques ce concept a-t-il provoquées ? Cet ouvrage retrace les différentes généalogies de la notion de genre et les débats théoriques qu'elle a suscités. Il présente la variété des perspectives et des développements produits par plus de cinquante ans de recherches sur le genre et les sexualités, tant en termes de savoirs et de connaissances qu'en termes de reconnaissance et de résistance. Ce livre a pour ambition de familiariser les lectrices et les lecteurs avec les approches majeures des études de genre, dont certaines sont moins connues dans le contexte francophone. Il met également l'accent sur l'imbrication du genre avec d'autres rapports sociaux, au coeur de nombreux développements théoriques, autant hier qu'aujourd'hui.ÉPUISÉVOIR PRODUIT11,00 € -
Les deux vies d'Abel Barbin, né Adélaïde Herculine (1838-1868). Edition annotée des Souvenirs d'Alex
Houbre GabrielleSeul manuscrit connu d'un.e hermaphrodite au XIXe siècle, les Souvenirs d'Adélaïde Herculine, dite Alexina Barbin, ont été publiés en 1978 par Michel Foucault sans que l'anonymat des personnes et des lieux jalonnant son parcours n'ait pu être levé. Il en a été de même lors des rééditions de ce texte iconique dans l'histoire de la transidentité. Une recherche approfondie dans les archives a permis de reconstituer avec précision la jeunesse de la pieuse Barbin en Charente-Maritime. De l'hospice au couvent, du cours normal d'institutrices à son premier poste, de son départ pour Paris à son suicide, Adélaïde Herculine devenue Abel livre une part de ses mystères. Accompagné d'un essai sur les "erreurs de sexe", qui la.le replace dans l'histoire des intersexes au XIXe siècle, l'ouvrage interroge la pertinence de l'ordre sexuel binaire, à l'heure où se développe le militantisme en faveur d'une fluidité transidentitaire et où de nombreux pays légalisent un "troisième" ou "autre" sexe.ÉPUISÉVOIR PRODUIT21,00 € -
Un appartement sur Uranus. Chroniques de la traversée
Preciado Paul B. ; Despentes VirginieRésumé : Au XIX siècle, lorsque l'homosexualité est inventée comme crime et maladie mentale en Europe, l'écrivain Karl Heinrich Ulrich est le premier à se déclarer " uraniste " et à affirmer les droits de " ceux qui aiment différemment " . Après lui, Preciado refuse le protocole médico-légal de changement de sexe et entreprend un projet de transformation de son corps et de sa subjectivité via l'auto-administration de testostérone. Il relate cette traversée, ce devenir " homme-trans " , au fil de chroniques dans Libération entamées comme Beatriz et poursuivies une fois devenu Paul. Il y développe une philosophie politique dépassant les questions de sexualité et évoque des questions politico-sociales comme le devenir néo-fasciste en Europe, la crise grecque, les luttes zapatistes au Mexique, le conflit en Catalogne. Car la dualité sexuelle et son l'épistémologie binaire sont le cadre général de nos sociétés " technopatriarcales et hétérocentrées " . La masculinité s'y définit par le droit des hommes à donner la mort et la féminité par l'obligation des femmes à donner la vie. L'hétérosexualité est à la fois une politique du désir et un régime de gouvernement imposant un système de violence et de domination. Face à ce régime, la culture queer et trans est celle du l'expérimentation du genre et de la non-naturalisation des positions de pouvoir. Les corps sont équivalents, le pouvoir est redistribué. En devenant Paul, Preciado, " dissident du système genre-genre " , met en pratique la révolution sexuelle et politique qu'il appelle de ses voeux. Il propose ainsi une cartographie de technologies du pouvoir aussi bien qu'une guide des nouvelles stratégies de résistance à la norme.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,35 € -
La théorie du genre ou le monde rêve des anges. L'identité sexuée comme malédiction
Levet BérénicePrésentation de l'éditeur Le Genre se veut notre nouvel Evangile, porteur de la « bonne nouvelle » que le masculin et le féminin ne sont que constructions et peuvent par conséquent être déconstruits. A cet historicisme intégral – qu’elle récuse : on naît homme, on naît femme et pas seulement mâle et femelle –, Bérénice Levet n’oppose pas Dieu, la nature seule, ou la tradition en tant que telle mais la partition que l’Occident et spécialement la France ont composée sur cette donnée universelle. Et ce non parce qu’elle est un legs du passé mais parce qu’elle exhale une saveur incomparable.Bérénice Levet ne prétend pas à une quelconque neutralité. Sa position est critique et se situe à égale distance des partisans du genre et de ses opposants : n’y a-t-il pas au cœur du Genre, dans sa promesse de l’avènement d’un monde – où il n’y aurait plus ni homme, ni femme mais des êtres rendus à une prétendue neutralité originelle – une volonté de couper les ailes du désir hétérosexuel, d’exorciser la hantise du désir que les deux sexes s’inspirent réciproquement ? L’enjeu de la théorie du Genre est donc moins l’indifférenciation sexuelle que la ringardisation de cet Eros qui vit de l’asymétrie des sexes. Cette thèse ne devrait pas manquer de susciter des discussions aussi vives que bienvenues.ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,10 €








