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Fleurs de l'instant
Ko Un ; Chung Ye Young ; Zimmermann Laurent
CIRCE
12,00 €
Épuisé
EAN :9782842423988
Ko Un est certainement le poète coréen le plus lu et le plus traduit à travers le monde. Son oeuvre, très abondante, se compose d'essais, de romans et de poèmes, mais c'est surtout la poésie qui lui vaut une reconnaissance internationale. Le recueil Fleurs de l'instant (2001) évoquera pour le lecteur français le haïku, mais il ne s'agit pas ici d'une forme fixe - seul le travail de la brièveté, du surgissement, compte. La poétique de Ko Un consiste dans ce recueil certes à trouver souvent les "copeaux du pur présent" dont parle Roland Barthes à propos du haïku, mais surtout à atteindre, dans une perspective marquée par le bouddhisme, l'éveil, le moment où la préoccupation individuelle disparaît et où se dissipent les illusions qui nous détournent du monde. Ce qui compte n'est dès lors aucune poétisation du monde, au contraire puisque Ko Un s'engage souvent vers un prosaïsme voulu, mais la découverte fulgurante de l'impermanence et de la souffrance, au travers de laquelle surgit ce qui reste de la beauté, de l'intensité de la vie lorsque le monde, dans un instant de bouleversement, est saisi lucidement.
La France, pays des droits de l'homme... En matière de liberté religieuse, tout irait donc bien dans le meilleur des mondes ? Voire ! Depuis une quarantaine d'années, on assiste à une singulière restriction de cette liberté, qui ne s'appliquerait pas aux mouvements que certains appellent " secte ", mais que les sociologues des religions, refusant tout préjugé, préfèrent appeler " nouveaux mouvements religieux ". Se départant de sa neutralité, l'Etat finance des associations militantes qui luttent contre ces mouvements et n'hésitent pas à se moquer de leurs croyances. En 2001, une loi dite About-Picard a créé un nouveau délit, celui de sujétion psychologique, s'inspirant du concept mussolinien de plagio ", au grand dam des associations internationales de défense des libertés, telle la Fédération internationale d'Helsinki. Le 15 mars 2004, une nouvelle loi a encadré pour la première fois le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics. De l'exigence de neutralité des serviteurs de l'Etat, on est ainsi brutalement passé à une exigence de neutralité qui s'appliquerait au simple consommateur des services de l'État, c'est-à-dire au simple citoyen. De là à interdire toute manifestation religieuse dans la sphère publique, la frontière est ténue. D'ailleurs, certains n'hésitent plus à la franchir, proposant de reléguer strictement la religion dans la sphère privée. On le voit, la liberté religieuse n'est pas acquise. C'est le mérite du pasteur Dominique Kounkou, président du Conseil des communautés chrétiennes d'expression africaine en Europe, d'avoir su réunir, au cours d'un colloque organisé le 4 octobre 2006 à Paris, des personnalités aussi diverses que des pasteurs, des juristes, des avocats, des représentants de minorités religieuses pour dresser un bilan de cette liberté en France.
Résumé : Cet ouvrage saisit les paradoxes de la société politique en Afrique préoccupée par la modernité, mais prisonnière des symboles. L'Eglise reste un symbole de piété et de partage. Ce roman nous introduit dans l'univers de l'émancipation des peuples. Dans la quête permanente d'un Etat meilleur doté d'un gouvernant responsable, se mêlent le visible et l'invisible où certains acteurs, confortés par leur statut voire l'influence de la tradition, s'apparentent à des dieux.
Ko Un est un poète grandiose, un mélange de connaisseur bouddhiste, de libertaire politique passionné, et d'historien naturaliste ". Allen Ginsberg. " Il ne se contente pas de garder ses idées Zen/et leur effet miraculeux pour lui-même/Il ne se cache pas et ne nous mystifie pas ;/Un caractère enjoué et populaire,/doté d'un esprit comique Zen, d'une profondeur tirée de la vraie vie,/et un véritable poète universel !/Ko Un se montre plus adroit que les Maîtres Anciens et que les jeunes poètes indistinctement ". Gary Snyder.
Kounkou Dominique ; Amory-mazaudier Christine ; Le
La tontine est bien plus qu'un système économique généré par un réseau d'acteurs procédant de manière rotative à de l'épargne ou à du crédit. L'auteur nous retrace les réelles origines africaines de la tontine, et nous montre qu'elle peut être un véritable outil d'abondance et de partage fraternel sur la base d'un bien-être profond de l'être humain et de la communauté internationale. Une pratique qui interpelle au moment où nos systèmes économiques arrivent à saturation.
Anna Akhmatova (1889-1966) eut très tôt conscience d'avoir donné la voix aux femmes dans la poésie russe en leur " apprenant à parler de l'amour ". Dès ses deux premiers recueils Le Soir et Le Rosaire, parus en 1912 et 1914, elle devient une star avant la lettre, étant imitée par les jeunes femmes dans sa façon de s'habiller et de se coiffer, suscitant surtout une multitude de vocations poétiques et d'épigones durant des décennies, en dépit même de l'ostracisme officiel, de l'interdiction de publier qui la frappera en 1926-1939, puis de 1946 à 1958. Aujourd'hui encore, les jeunes mariées se voient offrir un livre de celle qui pour les russophones restera à jamais le chant même de l'amour. La nouveauté radicale d'Akhmatova, qui représentait aux côtés de Goumiliov et Mandelstam le mouvement acméiste appelé à rompre avec le flou métaphysique et formel du symbolisme, résidait moins dans la " déferlante amoureuse " de sa poésie que dans une poétique inédite. Ayant " puisé dans la prose russe du dix-neuvième siècle sa sensibilité morale, la vérité des motivations psychologiques ", elle fait de chaque poème un fragment de nouvelle ou de roman, une page arrachée à un journal intime, retraçant toutes les phases et situations de l'aventure amoureuse. " L'héroine lyrique, comme le notait dès 1923 le grand critique russe Boris Eichenbaum, est un oxymore incarné, tressant l'émouvant et le sublime au terrestre et à l'effrayant, la simplicité à la complexité, la sincérité à la malice et la coquetterie, la bonté à la colère, l'humilité monastique à la passion et la jalousie ".
Chaque vers est enfant de l'amour" écrivait Marina Tsvétaïéva. Mais si l'exacerbation amoureuse, l'intensité de la passion, est effectivement une des caractéristiques de son oeuvre, ce qui frappe avant tout, au-delà de la liste infinie des "muses" masculines ou féminines, c'est qu'elle n'est que très peu assimilable à la poésie amoureuse, classique ou moderne. Il s'agit non pas tant de chanter, célébrer, sanctifier l'objet de sa passion, son propre sentiment, de mettre en scène l'épiphanie de l'amour ou la souffrance de la séparation, que de fonder sa poésie, donc son être même, sur un "absolu de l'amour" antérieur au monde et qui trouve sa plus parfaite expression dans le langage fondateur. La poétique de la rupture, propre à Tsvétaïéva, déterminait elle-même dans une grande mesure son comportement amoureux. Le traducteur s'est par conséquent efforcé de restituer les articulations sémantico-prosodiques de cette "étreinte de poésie" qui, lorsqu'elle aura reflué, ne pourra déboucher que sur la mort. "Puisque j'aurai pu cesser d'écrire des poèmes, je pourrai aussi un beau jour cesser d'aimer. Alors, je mourrai. Et ce sera bien sûr un suicide, car mon désir d'amour est tout entier désir de mort", avait-elle consigné dès mars 1919 avec une précision cliniquement prémonitoire. Marina Tsvétaïéva, un des plus grands poètes russes, avait choisi l'exil en 1922 puis était rentrée en Union Soviétique dix-sept ans plus tard, avant de se pendre à une vieille poutre le dernier dimanche du mois d'août 1941.
Cervantes du ghetto, Maître Mendele a légué à la postérité un Don Quichotte qui est parfois son propre Sancho et un Sancho trop doué d'humour et de poésie, trop empreint de pitié pour dissiper la vision d'une armée de chevaliers par une grossière mise au point concernant des moulins à vent.
Une rue de Londres vers 1750, un café, une librairie et, à l'étage, l'appartement d'un riche négociant... Le jeune Jacob, adepte de la philosophie des Lumières est le précepteur de milord Wambert et de madame de Brindè. Or Milord tombe amoureux de Madame, mais Madame aime en secret Jacob qui ne veut aimer que la paix de l'âme et du coeur afin de rester un homme d'étude. Ajoutons deux artisans qui se disent philosophes, mais savent user surtout de la calomnie, une épouse spirituelle amoureuse du jeu, un chevalier servant qui pratique la satire : toutes ces forces s'allient à la passion déçue du jeune lord pour mettre en péril la vie même de Jacob. Le tout sous le regard d'employés, de marins et de serviteurs qui mènent leur vie sans se mêler de celle des maîtres. Quelles autres forces sont invitées à sauver le jeune philosophe en qui s'incarne, en 1754, un Goldoni lui-même en butte à Venise à des factions rivales ou contraires ?...