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Genre et Techniques (XIXe-XXIe siècle)
Knittel Fabien ; Raggi Pascal
PU RENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782753527768
Les objets techniques, leur manipulation, sont presque toujours renvoyés au masculin. Or, ce stéréotype n'est que partiellement vrai une fois que l'on s'est efforcé de mener une analyse fine des rapports entre genre et techniques, ambition de tous les auteurs de ce livre. Dans l'historiographie francophone, comme le lien entre genre et techniques a été rarement effectué, les principales questions à la croisée de ces deux thématiques doivent encore être étudiées et les réponses déjà apportées approfondies. Ainsi, l'étude du rapport entre les femmes et les techniques n'est qu'une première approche qui doit être étendue dans le cadre d'une problématique plus large tenant compte de tous les aspects du genre, notamment les questions liées à la masculinité. Ces aspects méritent d'ailleurs une attention toute particulière, dans le sens où l'enseignement technique contribue à la construction d'un certain type de masculinité, reproduisant, par exemple, des différences genrées à l'école et dans les milieux professionnels. Cet ouvrage permet de s'interroger sur une thématique innovante. Si les travaux d'historiens dominent, le sujet abordé rend néanmoins nécessaire une approche pluridisciplinaire. La sociologie, la philosophie et l'anthropologie apportent donc également ici un éclairage sur les liens qui peuvent exister entre genre et techniques.
La question d'histoire contemporaine de l'agrégation externe d'histoire, "Vivre à la campagne en France, de 1815 aux années 1970", invite à axer la réflexion sur le vécu quotidien à la campagne dans toutes ses dimensions. Elle propose une approche "au ras du sol" dans la filiation du dynamisme historiographique qui anime l'histoire rurale depuis les trente dernières années. Les campagnes françaises du XIXe et du XXe siècles sont des espaces où s'entrecroisent des destinées multiples, qui partagent les caractéristiques d'une vie rurale, prise entre permanences et changements. Les campagnes sont plurielles : celles et ceux qui y vivent appartiennent à des milieux sociaux variés et exercent des métiers ou des tâches diverses. Le monde rural ne peut être réduit à l'agriculture, mais celle-ci joue un rôle central dans les sociétés rurales que l'on peut aussi qualifier de paysannes, surtout pour le XIXe siècle. Il s'agit donc dans cet ouvrage d'aborder l'existence pleine et entière des ruraux et des rurales, de la naissance à la mort. C'est une manière d'aborder l'éventail des expériences humaines à l'échelle des campagnes durant prés d'un siècle et demi.
Résumé : Olivia a toujours voulu être maman. A l'aube de la quarantaine, son désir résonne comme une urgence : elle décide de faire un bébé toute seule. Avec une détermination à toute épreuve et une bonne dose d'autodérision, elle se lance dans le parcours épineux et rocambolesque de la procréation médicalement assistée. Nous voilà embarqués avec elle dans cette incroyable aventure : choix d'un pays (puisque la démarche est à ce jour interdite en France), d'une clinique, d'un médecin, et même... d'un géniteur pour ce bébé. D'une émotion à une autre, on attend, presque aussi fébrilement qu'elle, la petite croix positive sur le test. On déteste ceux qui la malmènent, ses amies deviennent les nôtres et, au fil des pages, on espère autant qu'elle que son ventre finira par s'arrondir...
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour