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Cornettes et blouses blanches. Les infirmières dans la société française, 1880-1980
Knibiehler Yvonne
HACHETTE LITT.
14,25 €
Épuisé
EAN :9782010101984
Chacun de nous, dans les moments critiques de son existence - la naissance, la maladie, la mort -, s'en remet aveuglément à la compétence et à la sollicitude de celles qui sont là pour nous assister. Ces femmes obscures, les infirmières, tiennent alors notre destin entre leurs mains. Aujourd'hui, il y a environ 240 000 infirmières en France et pourtant on peut se demander si la profession n'est pas en voie de disparition. Ce métier féminin a subi de profondes transformations au cours de la gigantesque mutation qui, depuis les découvertes de Pasteur, bouleverse de fond en comble la médecine, l'hôpital, le monde de la santé. Ce livre essaie de montrer comment cette mutation affecte les femmes soignantes dans leur travail, dans leur vie personnelle, dans leur identité. Pour compenser la relative pauvreté des documents officiels, les auteurs utilisent une soixantaine de témoignages donnés par les infirmières dont la plus âgée a cent deux ans, la plus jeune à peine trente. Elles ont été formées par les congrégations, par la Croix-Rouge, par des associations, par l'Assistance publique. Elles ont travaillé dans les écoles, les usines, à l'armée, à l'hôpital, en pratique libérale. Elles ont connu des conflits violents, des chagrins profonds, des joies intenses, des déceptions. Concurrencées par les aides-soignantes et par les jeunes femmes médecins, le doute à présent les assaille...
Après quelques années euphoriques de " libération sexuelle ", le sexe, de nouveau, fait peur. À cause des maladies qu'il transmet mais aussi des formes de violence qu'il inspire - tournantes, pédophilie, pornographie. Quels sont, dans un tel contexte, les nouveaux principes qui peuvent encadrer les conduites sexuelles ? En quoi l'histoire passée peut-elle permettre aux femmes et aux hommes d'aujourd'hui de mieux vivre ensemble ? Et comment aider les jeunes générations, garçons et filles, à aborder la sexualité dans le respect des différences ? Une lecture indispensable pour que hommes et femmes sachent de quoi ils parlent quand il est question de sexualité.
Qui gardera les enfants? Cette question s'adresse à toute la société. Aujourd'hui, l'écrasante majorité des mères qui travaillent ont beaucoup de peine à concilier leurs tâches professionnelles avec leurs responsabilités maternelles. La plupart n'osent pas se plaindre. Elles ont peur qu'on les oblige à choisir:"Si vous n'y arrivez pas, rentrez chez vous!"Leur silence arrange bien les pouvoirs en place. Je suis de celles qui ont refusé de"choisir". Mon refus inspire tout ce livre. Il relie mon expérience personnelle à l'histoire collective de plusieurs générations." Spécialiste de l'histoire des femmes, Yvonne Knibiehler s'est toujours engagée de manière subtile et particulière dans toutes les grandes causes du XXe siècle: le travail des femmes, les différences entre les sexes, la maternité, le féminisme, l'éducation, la citoyenneté, la décolonisation... Souvent à contre-courant de la pensée dominante, elle a montré en plein combat féministe que la maternité demeurait un enjeu central de l'identité féminine. Aujourd'hui, alors que de plus en plus de femmes sont incitées à rentrer dans leur foyer, elle dénonce la fatigue des mères.
En période de sexualité triomphante, la virginité féminine a-t-elle vraiment perdu toute signification et toute valeur? Ou bien, malgré la libéralisation des moeurs, malgré les combats pour la libération des femmes, malgré la féminisation de notre société, continue-t-elle à occuper une place symbolique à part? Certes, les féministes ont raison d'y voir une invention et un fantasme masculins, mais pourquoi les hommes ont-ils éprouvé ce besoin? Et pourquoi y renonceraient-ils aujourd'hui? Suffit-il de dévoiler un fantasme pour qu'il disparaisse? Et, du côté des femmes, comment oublier que bon nombre de jeunes filles ont, pendant les siècles chrétiens, préservé leur virginité comme une forme de liberté et comme une source de pouvoir, exprimant grâce à elle leur part d'autonomie et d'initiative, leur "virilité"? On peut citer Geneviève de Paris, Catherine de Sienne, Jeanne d'Arc, Thérèse d'Avila, Élisabeth 1ere d'Angleterre. D'où leur venait cette assurance et comment expliquer leur rayonnement? Et aujourd'hui, qu'avons-nous mis à la place? Qu'est devenue la virginité pour les filles, les femmes et les hommes d'aujourd'hui?
Résumé : Affrontements de talents, combats entre générations, découverte des ressorts de l'imagination, Remix est plus qu'un recueil collectif de nouvelles. C'est l'adaptation à la littérature du procédé qui triomphe dans le hip hop ou les musiques électroniques le " remis ", la réappropriation d'une création passée. Le principe : 5 nouvelles originales remisées 2 fois, par 2 écrivains différents. Le résultat : 15 textes inédits où les romanciers contemporains se volent leurs histoires, leurs ambiances, leurs styles ou leurs mots. Et au final, nous parlent d'eux-mêmes comme jamais. Publié deux fois par an, Remix est à la fois un rendez-vous régulier de " combats d'écrivains " et une réflexion ludique sur la création.
Si l'on se souvient que le ministère de la Santé a été créé en 1930 seulement et qu'à l'origine les hôpitaux servaient davantage à exécuter des mesures de police qu'à assister les indigents, on voit se dessiner une vie quotidienne des hôpitaux au XIXe siècle qui n'a guère de rapport avec celle que nous leur connaissons aujourd'hui. Etrange siècle qui débute par l'entassement des malades dans les salles communes, au mépris de l'hygiène la plus élémentaire, et se termine par les découvertes de Pasteur. Car c'est dans les hôpitaux du siècle dernier que s'opère la grande révolution médicale, non sans soubresauts, et il reviendra aux nouveaux médecins, et plus encore aux nouveaux chirurgiens, de transformer ces lieux de charité en laboratoires modernes de la science. Parallèlement, l'hôpital va assurer de plus en plus la fonction d'enseignement de la médecine et, grâce à la création des concours d'internat et d'externat, garantir aux malades la compétence de leurs médecins. Juristes, anciens élèves de l'Ecole nationale de la Santé publique, Serge Borsa et Claude-René Michel appartiennent l'un et l'autre à l'administration hospitalière de la région marseillaise, ce qui leur a permis d'accéder à de nombreuses archives jusque-là inexploitées.
Le temps du Front populaire, en France, c'est une période de 1000 jours... 1000 jours d'un combat incessant opposant dans la rue, à l'usine, au bureau, les militants luttant pour "le pain, la paix, la liberté", aux nostalgiques du 6 février, dont certains déjà regardent avec envie du côté de l'Allemagne et de l'Italie. 1000 jours exaltants, dominés par l'explosion sociale de juin 1936, le vote d'un ensemble de réformes sans précédent dans l'histoire de la France, la conquête du droit aux loisirs et les étapes d'une véritable révolution culturelle. Mais 1000 jours décevants aussi — et parfois angoissants — marqués par le drame espagnol, le suicide de Roger Salengro, la fusillade de Clichy, les crimes et les provocations de "La Cagoule", l'action conjuguée de toutes les forces hostiles et la victoire, finalement, de la plus puissante d'entre elles : l'argent. Soucieux de respecter la règle du jeu de cette Collection, Henri Noguères a résisté à la tentation d'écrire une histoire du Front populaire pour s'efforcer de faire revivre, dans ses multiples aspects, la vie et les préoccupations quotidiennes des Français au cours de cette période si actuelle sur tant de points.
Georges Charachidzé poursuit ici un dialogue entrepris il y a plus de trente ans avec Georges Dumézil et son oeuvre. Spécialiste du Caucase et comparatiste, l'auteur s'attaque à des problèmes que Dumézil qualifiait d'"étranges" et de "redoutables''. Le système trifonctionnel - la religion, la guerre, l'économie -, propre à l'univers indo-européen, peut-il être utilisé par des groupes étrangers aux langues indo-européennes ? Etendant son enquête au-delà des oeuvres littéraires étudiées par Dumézil, l'auteur analyse les religions du Caucase et fait cette découverte surprenante : pour comprendre et manier le dispositif mental des trois fonctions, il n'est nul besoin de l'avoir hérité de ses ancêtres. En effet, les indigènes caucasiens ont su préserver le système mieux que les Indo-européens auxquels ils l'avaient emprunté. Chemin faisant, on rencontre des figures singulières : Sainte-Marie, qui veille à la régulation des naissances ; Kviria, un dieu féministe au royaume de la misogynie ; l'étrange génie de la Petite-Vérole qui est, selon les cultes, mâle ou femelle, chrétien ou musulman. Enfin, dans ce livre qui renouvelle les études sur le Caucase, Georges Charachidzé ressuscite les Alains, ces bandes barbares qui terrorisèrent l'Empire romain et dont on croyait la religion perdue.