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Chronique des sentiments Tome 1 : Histoires de base
Kluge Alexander ; Pauval Vincent
POL
30,00 €
Épuisé
EAN :9782818019962
Ce dont les hommes ont besoin au cours de leurs vies, c?est d?orientation. Comme il en faut aux bateaux. Telle est la fonction d?un si gros livre : que l?on compare, se sente repoussé ou attiré. Un livre est comme un miroir. L?orientation subjective - savoir à quoi me fier, ce que je dois craindre, ce qui sous-tend les actes volontaires - donne ce courant de fond, que le temps qui court n?altère en rien et qui constitue la vraie chronique. Ces histoires nous parlent d?aujourd?hui et d?événements qui remontent à douze mille ans, autrement dit de la flotte russe qui, en 2015, barbote dans les eaux de la mer Noire au large de Sébastopol, et d?Ovide qui vint jadis sur ces rives continuer l?écriture de ses Métamorphoses. Et cependant l?être humain évolue si peu. Pour moi, la bibliothèque d?Alexandrie brûle encore de nos jours. C?est cela qui, à mon sens, vaut la peine d?être raconté". Alexander Kluge. Alexander Kluge, né en 1932 à Halberstadt en Saxe-Anhalt, est un réalisateur et écrivain allemand. Si l?on connaît bien en France son oeuvre cinématographique, notamment Anita G et Les Artistes sous le chapiteau : perplexes, tous deux primés à Venise, on sait moins qu?il est l?auteur d?une abondante production littéraire réunie pour l?essentiel dans Chronique des sentiments. Nous entreprenons ici la publication systématique de cette ouvre déterminante. Elle s?étendra sur plusieurs volumes.
Alexander Kluge a reçu, en 2003, le prix littéraire allemand le plus prestigieux, le prix Büchner, événement salué par la presse. Pourtant, les écrits d'Alexander Kluge, sont inclassables, à l'image de l'homme lui-même : aussi bien écrivain, philosophe, théoricien de l'art, que réalisateur de films, producteur de programmes culturels pour la télévision et professeur d'université ; ou encore à l'image de son parcours. Né en 1932, il fut l'élève d'Adorno, le collègue d'Habermas, l'émule de Fritz Lang, membre du groupe 47, interlocuteur et collaborateur d'Heiner Müller, et initiateur du Nouveau film allemand. Sa biographie à elle seule est un miroir à mille facettes de l'histoire allemande que ses écrits reflètent. En même temps, ils s'inscrivent bien dans une tradition, comme ils en rendent compte eux-mêmes. D'abord, la tradition des fables de Lessing ou de Kleist, fables métaphoriques et éthiques, qu'ils perpétuent. Ensuite, celle des récits historiques de Fontane et avec eux, une certaine manière de dire l'histoire. Certes, la légèreté grave de Fontane n'est plus de mise, mais la volonté d'éclairer par une " stratégie d'en bas ", les rapports de domination et de production est la même. Il s'agit de décliner la " grammaire du temps " et de montrer qu'elle est arraisonnée à l'arithmétique des passions. La traduction d'Anne-Elise Delatte, qui nous donne à lire pour la première fois ces textes en français, est au plus près de cette mécanique structurée et passionnelle. Elle a su en préserver l'aspect rude et imaginatif en même temps. A travers ses mots, l'on suit les allées et venues d'Alexander Kluge sur la trame de l'histoire de la société allemande ; avec l'auteur et la traductrice, on découvre ou redécouvre cette histoire, ces entrelacs. Placés sous cet éclairage savant, caustique et passionnel, ils gagnent à la fois en densité et intelligibilité.
Résumé : Les derniers jours de Gorbatchev, le naufrage du Titanic, la retraite de Russie, la passion d'un banquier pour une prostituée, des rencontres avec Heiner Müller... Vrais ou inventés, proches ou lointains, historiques ou anecdotiques, les récits d'Alexander Kluge radioscopient les situations pour faire apparaître la part essentielle et souvent cachée de toute action humaine : les sentiments. " On peut dire d'eux ce que l'on dit des Celtes (la majorité de nos ancêtres) : ils sont partout, sauf qu'on ne les voit pas. " Sauvages et indociles, ils révèlent souvent leur force dans leur décalage par rapport à l'impératif de l'événement. Pourtant, fatals ou salvateurs, ils permettent de croire au bonheur. " Les hommes possèdent deux choses en propre : le temps de leur vie et leur obstination. C'est le sujet de mes histoires. " Ordonnée selon une logique et dans une tonalité inhabituelles, cette chronique des sentiments n'est pas au service de quelque réalisme historique, c'est un miroir qui nous est tendu drôle, indiscret, impitoyable, étrange.
Kluger Nicolas ; Raillan Alexandra ; Poissy Mikael
Résumé : Comment sont faits les tatouages ? Quelles sont les différentes techniques et quels sont leurs effets sur la peau ? Comment bien choisir son tatoueur, son tatouage, ainsi que l'endroit où l'apposer ? Quels sont les risques, les complications possibles et les contre-indications médicales (grossesse, diabète, maladies dermatologiques...) ? Comment vieillit un tatouage ? Et en cas de regret, que peut-on faire : l'effacer, le recouvrir ? Pour la première fois, un dermatologue expert du sujet (lui-même tatoué ! ) lève le voile sur les idées reçues et vous explique concrètement tout ce qu'il faut savoir et ce que l'on tait sur les tatouages, pour vous permettre de prendre votre décision en connaissance de cause, de lever les doutes et d'éviter les erreurs courantes. Que ce soit votre premier ou votre dixième tatouage, ce guide indispensable répond à toutes les questions que vous vous posez !
Résumé : Bertrand Schefer, qui est aussi cinéaste, a longtemps travaillé sur le scénario d'un film dans lequel il voulait raconter l'histoire d'un cher ami d'enfance qui s'était peu à peu coupé du monde et vivait en marge de la société, errant sans domicile fixe et sans travail. Son destin hantait Bertrand Schefer et sa figure grandissait en lui avec les années, absorbant ses forces. Il vivait avec ce qui était devenu comme un double obscur, une part d'ombre qui le dévorait de remord et de culpabilité. Grâce au cinéma il espérait en finir avec ce fantôme et se libérer du passé. Le film n'a pas pu se faire, mais de cet échec est sorti un texte, ce récit d'un homme hanté par un double dont la figure et les choix de vie radicaux ont fixé à jamais l'époque de la jeunesse. Entre le temps de l'éloignement et celui du retour, le narrateur retrace sous la forme d'un rapport factuel, comme pour donner de la réalité à sa mémoire trouée, l'histoire réelle et fantasmée d'une amitié fondatrice.
4e de couverture : "- Les enfants ? Quels enfants... ? C'est pas nos enfants, Bobby. C'est pas les nôtres... J'ai des enfants. Je n'en ai plus. Je veux des enfants. Je n'en veux pas. La vie de famille c'est un truc de dingue, je te jure."
Résumé : "J'essaie peut-être de dire une chose impossible : être où je ne suis pas, parler avec les morts, aimer une inconnue. J'essaie, penché sur l'image, de fixer le point où la fiction prend corps. Des histoires liées à la photographie, au cinéma, à des images qui hantent la mémoire ; des récits en train de s'écrire, des enquêtes en train d'être menées, des scènes en train de se filmer ; des études de cas : Antonioni, Gus Van Sant, Chris Marker, Giacometti, Stendhal, Duras¿ Au fond de toute image, de tout récit, il s'agit avant tout de saisir l'absence, d'écrire la disparition". Bertrand Schefer.
Résumé : Automne 1952 : dans un château délabré de l'Eure, Eric Rohmer tourne Les Petites Filles modèles. C'est son premier long métrage. Presque achevé, jamais sorti au cinéma, il a disparu. Printemps 2016 : Sophie, une prof d'université à la retraite spécialiste de la comtesse de Ségur, et Paul, un jeune homme qui consacre sa thèse à des films introuvables, traversent ensemble la Normandie à la recherche de traces, de témoins, d'explications : Joseph Kéké, l'étudiant béninois qui a produit le film, a-t-il vraiment cassé une dent à une strip-teaseuse poétesse ? A quoi servent les châteaux en ruine ? Quel rapport entre la comtesse de Ségur, Eric Rohmer et le cinéma érotique des années 1970 ? Chemin faisant, c'est avant tout sur eux-mêmes que Paul et Sophie enquêtent.