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Shehid
Kljucanin Zilhad ; Dzumhur Spomenka ; Adam Gérard
MEO
23,00 €
Épuisé
EAN :9782930333397
Capturé par les tchetniks, enfermé dans un camp de concentration, égorgé au cours d'une tentative d'évasion, le narrateur prend sa tête sous son bras et se met en route vers sa terre natale, où il pourra la déposer. Il est devenu shéhid, mort pour la foi. Chemin faisant, les souvenirs affluent : de son enfance à Trnova, petit village musulman qui fait de la résistance passive à la marche triomphale vers le socialisme, où religion, merveilleux, légendes et superstitions s'intègrent au quotidien le plus trivial, nous offrant une galerie d'anecdotes cocasses et de personnages truculents de la saga familiale séculaire ; de l'invasion des ultranationalistes, ex-voisins, amis, compagnons de travail fanatisés, qui, en 1992, massacreront tous les villageois, inventant pour chacun d'eux un supplice inspiré de ses qualités, ses défauts, ses manies... Roman de témoignage et cri de révolte, tantôt picaresque et tantôt déchirant, passant de la chronique ethnologique à l'Histoire, du sourire à l'horreur, de la nostalgie à la rancoeur, de la tendresse à une violence effroyable, de l'érotisme à la foi revivifiée par la souffrance.
En 1966, un Boeing de la Sabena en provenance de Bujumbura débarque à l'aéroport de Bruxelles une fillette de six ans, tenant à la main une petite valise brune, que réceptionne un "Monseigneur". Celui-ci emmène l'enfant, "candidate" à l'adoption. Soulever le rideau, ouvrir le cadenas de la petite valise brune, c'est parcourir un trajet singulier imbriquée dans une histoire collective longtemps remisée au placard, un secret d'Etat et d'Eglise : l'arrachement forcé des métis, ces enfants de la honte nés sous la colonisation belge à l'heure des indépendances. Tout au long du récit, la part cachée de la narratrice interpelle sa part "licite" dans l'espoir qu'un jour les deux se rejoignent. Le lecteur suit la lente métamorphose de l'enfant et l'amputation de sa mémoire jusqu'à ce que son combat farouche contre l'oubli, ses efforts pour "recoller" ses moitiés éclatées débouchent sur la découverte de son étonnante identité. Une autofiction émouvante et lucide, qui nous montre à quel point une institution religieuse peut se placer au-dessus des lois et faire souffrir au nom d'une pseudo-morale dévoyée.
En août 1914, les étudiants, le personnel universitaire et les anciens étudiants furent mobilisés. L'université catholique fut détruite lors du sac de Louvain. Les autres universités (Liège, Gand et Bruxelles) décidèrent de fermer leurs portes et refusèrent de rouvrir jusqu'à la fin du conflit. Les médecins et étudiants en médecine, par leur compétence professionnelle, eurent un rôle particulier à jouer au service des soins, tout autant des militaires blessés par les obus et la mitraille, intoxiqués par les gaz de combat ou rongés par la boue des tranchées et les épidémies, que des populations civiles victimes des bombardements, des exactions de l'occupant, du rationnement et de la malnutrition. A l'occasion du 100e anniversaire de ce qui fut le grand massacre à l'échelon mondial de l'histoire de l'humanité, sous les auspices du Musée de la Médecine de l'U. L. B. , quelques volontaires, emmenés par Raymond Mayer, ont voulu évoquer divers aspects de ce que fut la contribution de la Faculté de Médecine de l'U. L. B. à la médecine de la Grande Guerre. On y verra, à côté des actes de bravoure, que quelques fortes personnalités ont su préserver l'esprit universitaire en associant à leur pratique clinique l'enseignement et la recherche et en réfléchissant à ce que devrait être l'enseignement de la médecine à l'issue de la guerre.
Que faire lorsqu'on subit un licenciement aussi brutal qu'arbitraire et que le mot "chômage" devient imprononçable ? La question, douloureuse, enfonce dans la sidération Sandrine, ex-cadre commercial d'une firme pharmaceutique. Avec, en filigrane dans la solitude et l'opacité des jours vides, la soif d'un père absent depuis l'enfance, qui vient de mourir et dont elle occupe la baraque déglinguée. Jean-Marc, lui, se demande si le stress post-traumatique lui permettra de reprendre son travail de professeur après avoir été agressé par un élève. Sa brève rencontre avec Sandrine, ivre morte le soir de son licenciement, ravive son vieux désir d'écrire. La jeune femme lui serait-elle tombée de nulle part, comme la Bird du Baiser cannibale, son roman fétiche, pour devenir le personnage qu'il attendait ? Encore faudrait-il la retrouver…