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Itinéraire
Kling Thomas ; Galateau Aurélien
UNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782877042550
Cet essai constitué de 7 textes rassemblés par Thomas Kling en 1997 est à la fois un itinéraire du poème à travers les âges et un itinéraire personnel à travers la propre poétique de Kling. Héritier de l'avant-garde poétique du groupe de Vienne et des performances de Konrad Bayer ou Oswald Wiener, des expérimentations de Reinhard Priessnitz dans les années 70 ou des mouvements punks de Düsseldorf, dans les années 80, Kling remonte dans cet "Itinéraire" un chemin poétique qui serpente entre l'ethnologie, l'étymologie et l'histoire, allant de Hermès Trismégiste au slam contemporain. Kling thématise le lien entre ces mouvements d'avant-gardes et un retour aux traditions orales qui précèdent l'écriture. Il n'est pas qu'un enfant des écoles expérimentales, et rejette d'ailleurs le terme de "poésie expérimentale" : il est l'historien du poème, de Horace à Goethe, de Rabelais à Mallarmé, de la langue aléatoire de Khlebnikov à Fluxus en passant par le dadaïsme. Kling puise aux sources de l'oralité poétique, de l'argot, des dialectes, de l'intégration de matériaux non-littéraires et met au jour une conception cosmopolite du langage. Le poème pour Kling est polyglotte, ouvert à l'altération, la déformation, la saturation, le collage. Le slang, le rotwelsch, les langues populaires sont pour lui des réservoirs, des "matières linguistiques fécondes" , des moyens de transgression, à l'inverse d'une langue qui serait close et isolée. Remonter les sources, "prolonger les lignes de tradition poétique" , établir une archéologie du langage, telle est la matrice klingienne. Ouvrir le corps de la langue, la soumettre à l'étude, la décomposer pour la reconstruire : la poésie de Kling est un monstre de Frankenstein, une chose hybride et bouleversante qui questionne les origines pour révéler les composantes chimiques du temps présent. En opposition à la "poésie quotidienne sinistre et pensive" et au "revival beatnik" , il revendique une posture histrionique héritée de la tradition des comédiens pantomimes de l'antiquité, que l'on retrouve aussi dans le théâtre chinois ou les lectures masquées du poète Hugo Ball dans les années 1920. La poésie ne doit pas pour autant devenir une industrie du divertissement, ni tomber dans l'hermétisme, elle est au contraire "un acte mémoriel" qui traverse l'histoire, et dont Kling nous lance la grenade dégoupillée au visage. Itinéraire est un livre éclairant sur les questions sans cesse renouvelées du fond et de la forme, de l'intégrité du texte, des tensions entre oralité et écriture, et une porte d'entrée remarquable dans l'oeuvre d'une des plus importantes figures de la poésie allemande du dernier demi-siècle.
Reclus dans une réserve autochtone, Jeremiah Camp, alias l'oracle, est rattrapé par son passé quand les milliardaires dont il prédisait l'avenir commencent à mourir. Romancier, nouvelliste et scénariste, Thomas King est né en 1943. Il est l'un des plus grands écrivains autochtones.
La Messe sur le Monde de Teilhard, née dans le dénuement des tranchées de la Grande Guerre et des steppes d'Asie, reste l'essai le plus connu du grand jésuite, dont elle contient les thèmes de prédilection: sa fascination pour la Terre, sa vision de la communion des hommes et d'un monde en devenir, en train d'acquérir une âme... Il y expose sa conception du "caractère cosmique" de l'Eucharistie, que Jean-Paul II reprendra dans Ecclesia de Eucharéstia. L'écriture inspirée de Teilhard porte en germe bien des idées actuelles, parfois mal comprises à son époque, du souci de la Création au sacerdoce des laïcs... Pour comprendre ce texte visionnaire, nous sommes invités ici à suivre comment il s'inscrit dans le parcours de son auteur. Nous découvrons la noble figure de Teilhard, l'inlassable chercheur, l'homme entouré d'amitiés, le prêtre et le mystique qui prie: Puisque, Seigneur, je n'ai ni pain, ni vin, ni autel... je m'élèverai par-dessus les symboles, jusqu "la pure majesté du Réel et je vous offrirai, moi votre prêtre, sur l'autel de la terre entière, le travail et la peine du monde... Biographie de l'auteur Thomas M. King, jésuite, enseigne la théologie à l'Université de Georgetown, aux États-Unis. Il a publié de nombreux ouvrages et fait partie de l'Association américaine des Amis de Pierre Teilhard de Chardin. Il est co-fondateur de" Cosmos et Création ", groupe de scientifiques s'intéressant à la religion."
Bienvenue à Blossom, petite ville de l'Ouest canadien ! Alberta aimerait bien y troquer ses deux amants contre un enfant, mais sans le piège du mariage. D'ailleurs, entre Charlie le flambeur, avocat ambitieux, et Lionel, un vendeur de télévisions timide, son coeur balance... Et puis, il y a Latisha, la soeur de Lionel, qui a fait du Dead Dog Café un must pour les touristes, et leur oncle Eli, qui combat avec acharnement la mise en service d'un gigantesque barrage. Des personnages dont la vie va être bouleversée le jour où Lionel prend en stop quatre drôles de vieux Indiens qui lui manifestent un intérêt particulier... Qui sont-ils ? Des évadés d'un hôpital psychiatrique ? Des rescapés d'une longue détention ? Ou des personnages échappés de romans célèbres ? Toujours est-il qu'ils ont envie de remettre le monde en ordre... Irrévérencieux et tragi-comique, L'herbe verte, l'eau vive se joue du choc des cultures et s'impose comme un roman réjouissant et inclassable qui confirme l'originalité et le talent de Thomas King. "Thomas King est un conteur hors pair extrêmement talentueux". , Margaret Atwood "Un roman drôle et plein d'entrain, une formidable galerie de personnages et un humour dévastateur". , Kirkus Reviews
Patiente figure entre l'orgue et l'oranger. Quand ils s'étranglent, chaîne et trame, le fil de la lumière et le fil de la mort tissent l'espace éblouissant.
Je veux appartenir à la voûte obscure comme un aimant désarmé, devenir souffle du silence sur les épaules des nuages. Je veux adhérer à l'ombre des paroles du feuillage et comprendre la terre dans la soie farouche du désir.
Un homme se met en route pour un lieu qu'il ne connaît pas. Un autre revient. Un homme arrive dans un lieu sans nom, sans indication pour lui dire où il est. Un autre décide de revenir. Un homme écrit des lettres de nulle part, depuis l'espace blanc qui s'est ouvert dans son esprit. Les lettres n'arrivent pas à destination. Les lettres ne sont jamais envoyées.
Jamais auparavant Alvaro de Campos n'avait poussé si loin cet acharnement contre soi-même, cette rage destructrice à laquelle rien ne résiste, pas même sa dignité d'homme souffrant. Cette histoire est la revanche du poète réel sur le vivant imaginaire, la suprême comédie si l'on veut du comédien, mais comédie jouée jusqu'au bout avec la plus grande virtuosité. Alvaro de Campos a sans doute raté sa vie, mais Pessoa, qui écrit sous son nom, n'a pas raté son oeuvre.