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Mourir pour McDo en Irak. Colonisation américaine, résistance irakienne
Klein Naomi ; Bricmont Jean ; Ali Tariq ; Geuens G
ADEN BELGIQUE
11,20 €
Épuisé
EAN :9782960027372
Il y a quelques semaines, le personnel du Pentagone a visionné " La Bataille d'Alger ", un classique anticolonialiste. Aveu idéologique que la campagne irakienne est du même ordre que la guerre d'Algérie ou que celle du Vietnam. Au même moment, on apprenait, lors d'un congrès d'investisseurs, que McDo pourrait commencer à vendre des Big Mac et des frites en Irak dans les prochains mois. Si cette nouvelle vous enchante, ne lisez pas ce livre. Face à cette recolonisation, le mouvement pacifiste doit se poser la question de la résistance à la Pax Americana. Que voir dans cette guerre d'un type nouveau et dans les récents actes de résistance contre l'occupant ? Et surtout, que faire ? Dans cet ouvrage collectif, les auteurs retracent l'histoire de cette guerre coloniale, de la reconstruction indécente, et mettent en évidence les tentatives de résistance à l'occupation. En court-circuitant les évidences hasardeuses des grands médias.
Zéro espace, zéro choix, zéro boulot : tel est, selon Naomi Klein, la société issue de la mondialisation et du règne des marques. La ville est envahie par la publicité, les marques influencent notre personnalité. Les années quatre-vingt-dix ont marqué un tournant dans la conception même de la marque : les entreprises ne vendent plus des objets mais des concepts. Résultat : les budgets et l'énergie de l'entreprise sont centrés sur le branding. La production, elle, devient secondaire et est délocalisée dans le tiers-monde. Alors comment réagir ? Puisque les États semblent impuissants, boycotts, manifestations anti-mondialisation, information des consommateurs semblent être les seules armes des citoyens. . . Naomi Klein, née à Montréal en 1970, journaliste. Elle s'impose comme une figure du mouvement altermondialiste avec son livre No Logo. Elle collabore à des journaux tels que The Nation ou The Guardian. En 2004, elle coréalise The Take, un film sur les mouvements sociaux en Argentine.
Résumé : Oubliez tout ce que vous croyez savoir sur le réchauffement climatique. La "vérité qui dérange" ne tient pas aux gaz à effet de serre, la voici : notre modèle économique est en guerre contre la vie sur Terre. Au-delà de la crise écologique, c'est bien une crise existentielle qui est en jeu - celle d'une humanité défendant à corps perdu un mode de vie capitaliste et libéral qui la mène à sa perte. Pourtant, prise à rebours, cette crise pourrait bien ouvrir la voie à une transformation sociale radicale susceptible de faire advenir un monde non seulement habitable, mais aussi plus juste. Le changement climatique est un appel au réveil civilisationnel, un puissant message livré dans la langue des incendies, des inondations, des tempêtes et des sécheresses. Nous n'avons plus beaucoup de temps devant nous. L'alternative est simple : changer... ou disparaître.
Aujourd'hui le village est " planétaire ", l'adolescent " mondial " et la société de consommation dominée par les marques. Les espaces publicitaires traditionnels qu'elles se sont de tout temps montré promptes à coloniser - panneaux d'affichage, télévision, cinéma, presse écrite - sont désormais devenus trop restreints pour des logos frappés d'expansionnisme galopant. En plantant leurs drapeaux sur des territoires jusqu'à présent vierges de toute publicité, en substituant un simple objet de consommation une image capable de le faire accéder à la dimension du mythe, les multinationales ne se sont pas contentées de bouleverser les mentalités et le monde du travail, elles ont modifié l'économie de nombreux pays. Dans cette course aux profit, beaucoup sont en effet passés maîtres dans l'art de bafouer les droits de l'homme : l'esclavage moderne existe dans les zones franches industrielles ou dans certains Etats du Tiers-Monde, véritables paradis fiscaux pour sociétés capitalistes. Pendant ce temps, en Occident, les usines ferment les unes après les autres et migrent sous des cieux plus complaisants, les mises à pied massives se succèdent à un rythme effréné, les contrats à temps partiel ou intérimaires remplacent les emplois permanents, les acquis sociaux sont laminés, voire disparaissent. Mais le nombre augmente de ceux qui prônent l'urgence d'une mobilisation vigilante, et qui dénoncent les abus commis par les grandes sociétés. Venant de partout, ils se rencontrent, se regroupent et s'organisent sur Internet : ils veulent récupérer l'espace, la rue, la forêt dont on les a privés, ils réclament des emplois et des conditions de travail décents, un partage plus équitable des énormes bénéfices des multinationales, ils refusent d'acheter des produits pour lesquels d'autres, à des milliers de kilomètres de chez eux, paient le tribut de la sueur et parfois même du sang. Ce nouveau militantisme, reflet de la pluralité sociale et ethnique de bon nombre de pays, a déjà gagné des batailles contre les logos mastodontes. Les événements de Seattle ou de Prague l'ont prouvé : il est encore temps de dire non à la tyrannie des marques.
Résumé : Nico Hirtt, auteur de Tableau Noir et des Nouveaux maîtres de l'école nous revient avec son nouveau livre. L'école : Elle était pourtant venue à nous, porteuse de tant de promesses ! Elle allait assurer l'émancipation des individus, le développement de leur personnalité et de leur pensée critique ; elle devait permettre le fonctionnement d'une société démocratique, pacifiste, civilisée et multiculturelle ; elle ouvrirait aux enfants de toutes extractions les portes des Sciences et des Arts ; elle formerait les créateurs dont se nourrit la Culture, les décideurs qu'exigent les plus hautes fonctions publiques et privées, les travailleurs hautement qualifiés que devaient réclamer en nombres croissants l'industrie et les services modernes ; elle serait garante de l'égalité des chances sur le plan social et professionnel, de l'égalité des droits devant la Justice et l'Etat... Hélas ! Après quelque cent ans d'instruction obligatoire , force est de constater que l'Ecole - avec majuscule, pour désigner l'institution d'Etat et non l'un de ses établissements particuliers - n'a pas seulement failli à tenir ses engagements de jeunesse, mais qu'elle ne semble même plus capable de tendre, fut-ce timidement, vers la réalisation de ces généreux objectifs. La Culture, les Arts, la Science, disiez-vous ? Voilà belle lurette que ces vieilleries ont été remplacées par le seul critère de la compétence, c'est-à-dire de l'utilité pratique sur le marché du travail. Une société démocratique et une pensée critique ? Comment voulez-vous que les élèves aient appris à en être les acteurs alors que, pendant les 18 premières années de leur existence, ils ne leur aura jamais permis de participer à l'organisation de leur vie scolaire ; et vous voudriez leur faire gouverner le monde ? Préparer aux plus hautes fonctions ? Allons donc ! Aujourd'hui on devient ministre de l'environnement en ignorant ce qu'est l'énergie ; on dirige une entreprise en ne sachant pas écrire une phrase correcte. Former des travailleurs qualifiés ? Certes, mais la plupart d'entre eux occuperont des emplois précaires qui ne réclament guère de qualification. Quant à l'égalité des chances, n'en parlons pas... Ou plutôt, parlons-en !
Cohn Norman ; Clémendot Simone ; Fuchs Michel ; Ro
De la fin du XIe jusqu'à la première moitié du XVIe siècle, l'Europe fut le foyer de nombreux soulèvements dont les chefs nourrissaient leurs doctrines des grandes prophéties traditionnelles de l'Ancien Testament. Aux pauvres et aux exploités des villes et des campagnes, ils prédisaient l'avènement prochain d'un Millenium - pratiquement illimité -, sorte d'âge d'or où, libérée du mal et de la souffrance, la terre se transformerait en un nouveau Paradis terrestre. Le contenu révolutionnaire de ces mouvements ne tardait pas à mettre en péril l'ordre établi, l'exaltation mystique venant renforcer la violence des revendications sociales. Aussi furent-ils sauvagement persécutés et anéantis tant par l'Église que par le pouvoir temporel. Le messianisme révolutionnaire, qui, pendant près de quatre siècles et demi, cristallisa les aspirations et les rancoeurs sociales des couches les plus pauvres d'une partie de l'Europe, est un phénomène mal connu. Norman Cohn, disposant d'une très vaste documentation, décrit avec bonheur l'histoire de ces courants messianiques, depuis les premières croisades des pauvres jusqu'aux prophètes du Millenium égalitaire, Thomas Müntzer et Jean de Leyde (roi éphémère de la ville de Münster devenue la "Nouvelle Jérusalem" communiste), en passant par le mouvement des "flagellants", les hussites, les anabaptistes, etc. Mais l'auteur va plus loin. Il affirme que les chimères millénaristes n'ont rien perdu aujourd'hui de leur pouvoir de fascination. Les grandes idéologies du monde moderne doivent beaucoup à la tradition apocalyptique des masses du Moyen Âge... On le découvrira dans ce livre.
Rocker Rudolf ; Chomsky Noam ; Baillargeon Normand
Rudolf Rocker (1873-1958) est l'une des figures les plus marquantes de l'anarchisme du XXe siècle. Il a exercé une immense influence sur un grand nombre de militants et de théoriciens libertaires ultérieurs, notamment Noam Chomsky. Rédigé à la demande d'Emma Goldman en pleine guerre civile espagnole, avec l'ambition de faire connaître à un large public les idéaux qu'elle incarnait et les moyens qu'elle mettait en oeuvre pour les atteindre, Anarcho-Syndicalism: Theory and Practice est paru à Londres en 1938. L'ouvrage donne une présentation exemplaire de l'anarchosyndicalisme, de son histoire, de ses méthodes et de ses finalités, une présentation qui dépasse à ce point son simple objectif ponctuel de vulgarisation qu'il est désormais, avec raison, tenu pour un des classiques de la théorie anarchiste. La traduction inédite qui en est proposée ici a été réalisée par Normand Baillargeon. Elle est précédée d'une substantielle introduction du traducteur et suivie d'une riche bibliographie qui replacent l'auteur dans son époque et l'oeuvre dans son contexte.