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Psychanalyse d'enfants
Klein Melanie
PAYOT
7,65 €
Épuisé
EAN :9782228899994
La plupart des psychanalystes, dans les années 1920, pensaient que les petits enfants ne se prêtaient pas à la méthode analytique. Pour Melanie Klein, plutôt que de rejeter ces patients, il fallait modifier la méthode. Elle eut alors trois coups de génie. Le premier fut l'invention de la technique du jeu: elle voyait dans cette activité spontanée de tous les enfants un équivalent du rêve, et donc une voie royale d'accès à l'inconscient de ses petits patients. Deuxième coup de génie: elle montra que le complexe d'?dipe et le surmoi apparaissaient dès le début de la vie psychique, c'est-à-dire bien plus tôt que ne le pensait Freud. Troisième coup de génie: elle révéla qu'un enfant de trois ou quatre ans était capable d'un transfert qui pouvait être interprété, ce qui le rendait apte au traitement psychanalytique. Les textes révolutionnaires qui composent ce livre posent les bases de la psychanalyse de l'enfant.
Freud n?ayant jamais traité d?enfants, sauf de manière indirecte, il encourageait ses proches à lui rapporter des observations directes susceptibles de confirmer ses hypothèses théoriques. Melanie Klein fut l?une des premières à le faire? sur l?un de ses propres enfants, dans un texte de 1921, « Le développement d?un enfant », où elle jette les bases de la psychanalyse d?enfants et exalte le « parler vrai ». Faut-il toujours dire la vérité aux enfants? Comment répondre aux questions qu?ils posent sur la mort, Dieu ou le sexe? La psychanalyse a-t-elle des vertus pédagogiques? Un texte aussi important pour Melanie Klein que le fut Le Rêve de l?injection faite à Irma pour Freud.
Résumé : " Les débuts de l'analyse des enfants remontent à plus de vingt ans, avec celle du " petit Hans " par le fondateur de la psychanalyse. Cette première analyse d'un enfant par Freud avait une haute portée scientifique. Sa réussite chez un enfant de moins de cinq ans prouvait la possibilité d'appliquer même aux jeunes enfants les méthodes de la psychanalyse. Surtout, elle confirmait en tous points la réalité, jusque-là fort discutée, de ces pulsions infantiles que Freud avait découvertes chez l'adulte. Enfin, on pouvait dès lors s'attendre, grâce au succès obtenu dans ce cas, à des contributions importantes qui enrichiraient la théorie psychanalytique d'une connaissance plus exacte et plus profonde de la psychologie infantile que l'apport indirect des analyses d'adultes. Cet espoir mit longtemps à se réaliser, et l'analyse des enfants, sous son double aspect scientifique et thérapeutique, demeura pendant des années un domaine peu exploré de la psychanalyse. Quelques analystes (...) analysèrent des enfants, mais sans qu'il se dégageât aucune règle constante pour l'indication ou la technique du traitement. C'est pourquoi, sans doute, on n'a pas encore reconnu ses ressources théoriques et pratiques pourtant considérables et que l'on remet en question, lorsqu'il s'agit de leur application aux enfants, les principes mêmes de la psychanalyse, communément acceptés pour les adultes. " MELANIE KLEIN.
Il y a des circonstances qui font que l'on se tait. La parole est alors empêchée: par la prudence, les usages, par la maladie ou la mort& Mais il arrive aussi que les mots se tarissent d'eux-mêmes, se cherchent sans se trouver ou qu'un événement nous laisse sans voix. Le silence qui passe ou qui s'installe alors n'est pas un simple défaut de parole. C'est un blanc qui pèse, qui effraie, contre lequel on peut se défendre en bavardant. Mais parler, ce n'est pas remplir le vide de ses silences. C'est au contraire nouer le fil de ses paroles à une nécessité intérieure qui ne se révèle qu'entre les mots. Les pauses silencieuses de notre vie intérieure nous confrontent à nous-mêmes, et préparent une parole à venir. "La vérité, que seul le silence ne trahit pas", écrivait Bataille. C'est à cette éloquence silencieuse que reconduit le travail de la cure analytique. L'écoute du psychanalyste, faite de son propre silence, donne corps aux moments de vérité où le discours du patient s'évanouit devant l'excès de sens qu'il vient d'énoncer. Pourtant (mais est-ce un paradoxe?), les textes sur la question du silence sont relativement rares dans la littérature analytique. Les principaux sont rassemblés ici, sous la direction de J.-D. Nasio, à côté de contributions cliniques et théoriques de psychanalystes contemporains. Des éléments de réflexion précieux sur cette question essentielle du Silence en psychanalyse. -Emilio Balturi
Pékin, 1935. Ella Maillart et le journaliste espion Peter Fleming - qui inspirera à son frère le personnage de James Bond - quittent la cité impériale. Leur but : traverser la Chine d'est en ouest, atteindre les oasis interdites du Xinjiang, berceau d'une culture millénaire, et, de là, gagner le Cachemire, sur l'autre versant du monde, par les cols muletiers du Pamir et du Karakoram. En toute clandestinité, car le Turkestan chinois, dont la population ouigours est à majorité musulmane, est alors en plein soulèvement..."De la côte chinoise à l'Inde mogole, sans doute le plus beau trajet de pleine terre qu'on puisse faire sur cette planète. Ce récit magnifique est aussi un livre heureux." (Nicolas Bouvier)Notes Biographiques : Ella Maillart (1903 - 1997) est une des voyageuses les plus étonnantes du XXe siècle. Exploratrice par quête de vérité, écrivain et journaliste par nécessité, photographe par goût, Ella Maillart, célèbre pour ses multiples exploits sportifs, ses voyages et ses livres, va parcourir les régions les plus réculées de la planète, dans des conditions qui relevaient de la plus pure aventure. En 1930 et en 1932, elle découvre le Caucase et l'Asie centrale. En 1935, en Chine, elle accomplit un raid extraordinaire dans les contrées désertiques au nord du Tibet et au Sinkiang. Plus tard, guidée par quelques sages hindous, les sentiers du monde furent remplacés par le sentier vers le soi. Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-qformat:yes; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin:0cm; mso-para-margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:11.0pt; font-family:"Calibri","sans-serif"; mso-ascii-font-family:Calibri; mso-ascii-theme-font:minor-latin; mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; mso-fareast-theme-font:minor-fareast; mso-hansi-font-family:Calibri; mso-hansi-theme-font:minor-latin; mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; mso-bidi-theme-font:minor-bidi;} Nicolas Bouvier (1929-1998), l'un des plus grands écrivains voyageurs de langue française, est notamment l'auteur de L'Usage du monde.
Eugène Minkowski (1885-1972) est l'un des plus grands spécialistes de psychopathologie que la France ait connus. Son oeuvre est structurée par une remarquable trilogie - La Schizophrénie (1927), Le Temps vécu (1933) et Traité de psychopathologie (1966) - dont voici réédité le premier volet. Il nous y donne une leçon de clarté et de précision, l'une des rares définitions sérieuses de la schizophrénie. À partir de la philosophie bergsonienne de l'élan vital, il souligne que la base même du processus schizophrénique est une perte du contact vital avec la réalité. Ce que le schizophrène perd, ce n'est pas la possibilité d'un simple contact sensoriel avec l'ambiance, mais bien la dynamique de ces contacts, c'est-à-dire tout ce qui fait le caractère vivant de la relation du sujet à autrui.
Avec un humour ravageur et tout britannique, l'anthropologue Nigel Barley s'enfonce dans l'île indonésienne de Sulawesi (Célèbes) à la recherche de ce qui reste de la culture toraja. Au terme d'un parcours semé d'embûches (administrations capricieuses, pluies tropicales, sangsues voraces, transports aléatoires), il découvre un peuple chaleureux et accueillant, niché dans des montagnes à la beauté sauvage. D'un optimisme sans faille, l'auteur parviendra à faire venir à Londres les meilleurs artisans torajas. Ce sera alors son tour de devoir répondre à leurs questions, dans une version exotique de l'arroseur arrosé. Nigel Barley, qui s'était signalé par ses expéditions rocambolesques en Afrique de l'Ouest (Un anthropologue en déroute et Le Retour de l'anthropologue), nous offre ici un récit savoureux et montre, s'il en était besoin, que le respect et l'amitié se jouent des différences culturelles. --Guillaume Segerer