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Israël transit. Entretiens avec Yves Derai
Klarsfeld Arno ; Derai Yves
ARCHIPEL
23,49 €
Épuisé
EAN :9782841874651
Le vendredi soir, lorsque retentit le schofar annonçant l'entrée du shabbat, Jérusalem est déjà somnolente. Ses rues appartiennent alors aux chats, peuple quadrupède, autochtone, semi-sauvage et de confession indéterminée. Les matous patrouillent leur territoire et marquent de leur odeur d'imperceptibles postes-frontière qui sacralisent leur bout de terre. Chaque tribu de chats défend le sien contre les autres tribus. Pourtant, dans l'absolu, nul n'est intrus: chaque chat a faim, chaque chatte a ses chatons, tous ont raison et tous ont tort. Si au cours de leurs tristes combats aucune tribu ne prend l'ascendant, des règles de conduite sont tacitement entendues et respectées. Si même les chats parviennent à des compromis, peut-être existe-t-il un espoir?"A. K. A trente-sept ans, ayant passé de près de dix ans la limite d'âge, Arno Klarsfeld s'engage dans les Magav, les garde-frontières de l'armée israélienne, et est affecté aux portes de Bethléem. Dans ce livre d'entretiens avec Yves Derai, journaliste au Nouvel Economiste et au mensuel L'Optimum, il évoque cette expérience et livre son carnet de route. Il raconte ce qu'il a vu et vécu: ses camarades d'unité, les attentats, les implantations, les "colons"... Il y redit aussi la nécessité de parvenir à une entente avec le peuple palestinien. Un témoignage singulier et courageux qui est aussi la confession d'un enfant du siècle, à la recherche de son histoire et de son identité.
Résumé : Le Calendrier de la persécution des Juifs de France est un irremplaçable instrument de mémoire et aussi d'histoire. Il établit avec une extrême précision la chronologie des événements qui ont marqué pendant quatre ans le sort des Juifs de France. Il présente tous les documents qui, à Berlin, à Paris ou à Vichy, ont décidé du destin des Juifs à l'échelle nationale ainsi que ceux qui, dans chaque région et chaque département, ont organisé la chasse aux familles juives. Chacun de ces textes a joué son rôle dans la " solution finale " de la question juive en France, qu'il ait été rédigé par Eichmann, par un diplomate ou un officier allemand, par un dirigeant des SS en France ou par un membre du service des affaires juives de la Gestapo, par un haut fonctionnaire de la police nationale à Vichy, par la police municipale à Paris, par un commissaire d'une ville de province ou par un préfet, un sous-préfet ou un membre de l'administration préfectorale, un capitaine de gendarmerie ou un simple gendarme. En contrepoint, Serge Klarsfeld donne également la parole aux Juifs persécutés et à tous ceux qui se sont interposés pour les défendre - ecclésiastiques, laïques et citoyens exemplaires - ainsi qu'aux autorités militaires italiennes, protectrices des Juifs contre la volonté de Mussolini dans leur zone d'occupation en France. Grâce à ses index - alphabétique, thématique, géographique -, ce calendrier est également un atlas de la condition juive en France et un indispensable outil de travail pour tous les chercheurs régionaux et locaux.
Résumé : Arno Klarsfeld a eu raison de plaider la vérité. Pour l'Histoire, pour la Mémoire et contre un Droit dont la géométrie est aussi variable qu'étriquée. (Henry Rousso, Libération, avril 1994). Le jeune Klarsfeld, malgré ses longs cheveux noirs et son assurance provocatrice, est placé sur orbite pour une brillante carrière d'avocat d'affaires international. Une valise plantée au milieu de son cabinet parisien, toujours entre deux vols transatlantiques. Mais, cette année son père lui repasse le flambeau, lui confiant la charge de plaider, à sa place, au procès Touvier. (Annette Lévy-Willard, Libération, 15 avril 1994). Que cherche Arno Klarsfeld qui prend le risque d'un acquittement de Touvier en soutenant que ce dernier a agi de sa propre initiative ? Il veut faire un autre procès que celui qu'on lui impose : mettre en évidence les responsabilités propres de la Milice (Eric Conan, l'Express, 7 avril 1994). " Vous avez la parole, Me Klarsfeld ", " Merci, M. Le Président ", répond l'avocat. Le sourire échangé à cet instant entre le magistrat et le jeune homme apparaît comme la conclusion d'une longue et tumultueuse aventure. Faite de déclarations intempestives, de rappels à l'ordre, d'excuses publiques, de parole coupée, refusée ou reprise de force. Mais, aujourd'hui, le premier président et sa cour se doivent d'écouter. (Sorj Chalandon, Libération, 15 avril 1994). " Ceux qui aujourd'hui vous affirment à cette barre que Touvier a agi sur ordre allemand soutenaient exactement la thèse inverse il y a quelque mois. " En une seule phrase, le jeune avocat entend ainsi se faire le héraut de la vérité. Contrairement à beaucoup de ses confrères, Arno Klarsfeld s'est plongé dans l'énorme dossier d'instruction établi par le juge Getti (...) Le jeune avocat veut rendre hommage à l'attitude des Français : " Les trois quarts des juifs doivent essentiellement leur survie à la sympathie des Français et à leur solidarité agissante. " (Laurent Greilsamer, Le Monde, 16 avril 1994).
Président fondateur (avec Beate Klarsfeld) de l?Association des fils et filles de déportés juifs de France, Serge Klarsfeld a joué un rôle considérable dans la recherche historique et également dans la traque des criminels de guerre et contre l?humanité (Barbie, Bruner, Papon, etc.). Les quatre volumes présentés ici sont le résultat de trente ans de recherches.
Tsahal, Intifada, terrorisme palestinien, alyah, antisémitisme, devoir de mémoire... Autant de mots utilisés des milliers de fois par jour par les médias du monde entier, souvent à tort et à travers... Olivier Rafowicz, lui, connaît chacun de ces mots : ils correspondent tous à un moment de la vie de ce juif français devenu lieutenant-colonel et porte-parole de l'armée israélienne. Enfant, il écoute les récits de son grand-père, survivant d'Auschwitz, et intègre au plus profond de lui cette douleur, la souffrance millénaire du peuple juif. En grandissant, le " plus jamais ça " devient pour lui " cela n'arrivera plus car Israël existe ". A dix-neuf ans, par idéal sioniste, Olivier Rafowicz décide de réaliser son alyah, c'est-à-dire de partir vivre en Israël. La défense du peuple juif et son retour sur sa terre comme seule chance de survie, voilà ce qui va être désormais le combat de sa vie. Pendant près de dix ans, Olivier Rafowicz a été le lien entre l'armée israélienne et la presse internationale. L'homme qui apparaît sur les écrans de télévision du monde entier pendant la Seconde Intifada pour expliquer les positions israéliennes, c'est lui. Aujourd'hui, dans ce livre écrit en collaboration avec la journaliste Sandrine Sebbane, il parle, raconte son expérience d'homme de terrain, explique son engagement, exprime sa déception devant l'incompréhension du monde et des médias face à Israël... Olivier Rafowicz dévoile aussi des anecdotes inédites sur le traitement médiatique du conflit israélo-palestinien et des aspects méconnus de la société israélienne. A travers son histoire, c'est un voyage dans un autre Israël, celui dont les médias ne parlent pas. Le temps du retour est également une réflexion originale mais sans concession sur le conflit israélo-arabe, une analyse originale et parfois virulente de la position française et européenne dans ce conflit durant ces dernières années. C'est enfin une vision de l'avenir des peuples de cette région et un espoir : celui d'aboutir enfin à une paix réelle et concrète.
Tout le monde croît connaître Jacques et Bernadette Chirac. Mais qui sont-ils vraiment ? Deux conquérants que tout opposait au départ, embarqués pour une épopée qui les mènera de Sciences-Po au sommet du pouvoir, en passant par la Corrèze, Matignon, l'Hôtel de ville de Paris, le quai Branly. Cinquante ans plus tard, en mai 2007, ils jettent l'ancre. L'homme, qui a dit non à la guerre en Irak, se consacre au dialogue des cultures et à la sauvegarde de la planète. L'ex-première dame se bat pour les adolescents anorexiques, comme leur fille, Laurence. Jacques, "l'ex-président préféré des Français", révèle un coin de son jardin secret : les arts premiers. Mais aussi sa solitude. Jocelyne Sauvard nous invite à suivre la trajectoire de ce couple fascinant, soudé par six décennies d'épreuves, de chagrins et de victoires.
Gavroche en " costume de ténèbres ", à jamais orphelin de l'amour maternel, aimant les femmes à s'y brûler, Mouloudji (1922-1994) aura traversé la vie sur la pointe des pieds, entre insouciance et gravité. Et réussi à rester jusqu'au bout l'adolescent qui, pour carte de visite, n'avait que son sourire et L'Internationale à offrir à Jacques Prévert ou Jean-Louis Barrault... Eternel apprenti de la chanson, du roman, de l'écran, du pinceau et de la poésie, Mouloudji a prêté son sourire à la légende de Saint-Germain-des-Prés. Il incarne la chanson rive gauche de l'après-guerre. Nul n'a oublié " Le Déserteur ", " Comme un p'tit coquelicot ", " La Complainte des infidèles " ou " Un jour, tu verras ", auxquels son nom reste associé. La recette de son succès ? Peut-être une tendance à laisser fructifier ses dons... Dix romans, six cents chansons, quarante films : Gilles Schlesser a voulu faire la part de la légende et du secret en interrogeant nombre de proches de l'artiste. Cette première biographie consacrée au poulbot de Belleville qui fit chavirer les coeurs dévoile un personnage emblématique d'une époque disparue.
- Chère Mylène, vous avez 80 ans... - Oui, plus même, bientôt, 82... Et alors ? Que puis-je faire pour vous ? - Quel est votre secret ? Vous ne faites pas votre âge ! C'est étonnant ! - Ah bon ! Et pourtant !.
Le conte de fées est connu : en 1980, lorsque René rencontre Céline, alors âgée de 12 ans, il tombe sous le charme de sa voix. C'est le début de leur collaboration artistique, qui se poursuivra en une idylle fusionnelle. Grâce à lui, Céline, à 18 ans, remporte l'Eurovision. Majeure, elle déclare sa flamme à celui qui n'était encore que son impresario. Ils se marient en 1994. Dès lors, le couple "à la vie comme à la scène" enchaîne les succès : Céline enregistre la musique originale du film Titanic, qui devient un succès international ; elle remplit les salles de concert grâce aux tournées qu'elle fait à travers le monde, collectionne les récompenses... Dans les périodes de doute et de déprime, tous deux continuent à se serrer les coudes. D'autant que le diagnostic tombe dès 1998 : René a une tumeur. Quand la santé de René décline, Céline, suspendant concerts et enregistrements, reste à ses côtés. Après la disparition du producteur début 2016, Céline Dion, pour leurs trois fils, René-Charles, Nelson et Eddy, reprend la route : The show must go on. Elle en avait fait le serment à René.