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Magda Goebbels. Approche d'une vie
Klabunde Anja - Bénistan Suzanne
TALLANDIER
10,50 €
Épuisé
EAN :9782847348248
Un geste qui réglait son cas. La vérité, bien plus complexe, révèle une femme au parcours en forme de grand écart. Car l?ironie de l?histoire veut que l?épouse de l?antisémite enragé ait été élevée en Belgique par un beau-père juif, lequel lui avait donné son nom Friedländer. Et qu?amoureuse à 18 ans d?un certain Victor Arlosoroff, futur bras droit de Ben Gourion, elle manqua d?émigrer dans la Palestine des pionniers. Un passé qui rendait fou Goebbels, il fit du reste liquider Arlosoroff à Tel-Aviv dès 1933 et qui explique ce titre de la presse allemande lors de leur mariage en 1931: « Le petit chef nazi épouse une juive ». Mais comment expliquer pareille dérive? Anja Klabunde avance la thèse d?une arriviste prête à tout. Une bourgeoise désoeuvrée en quête de l?homme providentiel. Qui eut d?abord les traits d?un riche industriel protestant dont elle saura divorcer au mieux avant de séduire Goebbels en se faisant engager incognito comme archiviste à son QG. Leur rencontre dans un escalier de la Gauleitung a de faux airs de « In the Mood for love ». Mais l?intrigante déchantera vite. Car Joseph est un don Juan invétéré. On imaginait un couple uni pour le pire. Il ne cessa de se déchirer. Un vrai vaudeville hystérique, avec Hitler dans le rôle du juge de paix, soucieux de préserver l?image de la famille idyllique conforme à l?idéologie du parti. Mais, dès 1938, Magda envisage le suicide. Avec cette lucidité des femmes trompées: « Joseph est la plus grande crapule qui ait jamais vécu en Allemagne ».
Présentation de l'éditeur Victor Moreau est un soldat dans l'âme. Il s'engage dès son plus jeune âge, mais la stupidité d'un peuple meurtrier finit par déclencher chez lui une véritable aversion pour le patriotisme napoléonien. Profondément désabusé, il passera insensiblement du statut de déserteur à celui de traître. un récit qui dénonce les horreurs de la guerre via le parcours introspectif, d'un esprit lucide, sublimé par le lyrisme foudroyant de Klabund. --Ce texte fait référence à l'édition Poche .
Un homme tassé de la société des humains s'envole du bateau qui le mène au sanatorium et, par la grâce d'un berger inspiré, se change en chien. C'est ainsi qu'il retrouve son humanité. Il aime, il trahit, il est abandonné et dans un ultime effort pour rejoindre sa maîtresse, il arrive au Ciel de la Bonté. C'est Saint François, l'un des romans les plus saisissants et les plus émouvants du grand écrivain allemand Klabund, dont les éditions Max Mito ont entrepris ta traduction. Au sanatorium de Davos, la blonde Sybil, soleil de Sylvester, actrice de son métier, s'apprête à jouer le rôle principal dans la pièce Femme. Poète, Sylvester monte cependant sur tes planches pour lui donner la réplique. Ils se sont parlés sur scène, mais se sont-ils vraiment entendus ? Vont-ils enfin se parler vraiment ? Arrive Mardi-gras, et l'une des scènes les plus pathétiques dans l'œuvre de Klabund. Mais quels mots Sylvester entendra alors... C'est La Maladie, " récit " halluciné ou chronique d'une hallucination plus vraie que le vrai. Deux nouveaux chefs-d'œuvre offerts pour la première fois au public français.
Après une enfance d'orphelin, Josua aborde une adolescence orageuse : l'amour, les idées, la société, Puis la mort des autres et bientôt, le spectre de la sienne : il est phtisique. Une sensibilité exaltée a tordu en lui toutes les clefs qui lui étaient données pour ouvrir les portes du monde. Il cherchait des visages et ne trouve que des masques. Ni la débauche ni l'alcool n'apaiseront sa soif de tendresse et d'absolu. Ecrite en pleine Grande Guerre, cette fausse autobiographie de l'un des plus grands écrivains modernes allemands ne sera publiée qu'après sa mort. Par la force de l'écriture, la violence éclatante des images et sa vision prophétique, c'est t'un des chefs-d'œuvre de Klabund et un livre inoubliable. C'est également une image des convulsions de l'éphémère République de Weimar, qui précéda le Nazisme. Le ton en est prophétique. Le visionnaire Klabund y annonce en clair te Temps du Mépris et l'antisémitisme imminents.
Une vie allemande, trois versants d'une tragédie du vingtième siècle, à l'image du basculement d'une civilisation vers la folie et le meurtre. Une éducation juive : Abandonnée à sa naissance par son père (1901), Maria Magdalena Behrend est élevée par son beau-père, juif pratiquant. Il l'adopte et lui donne son nom : Friedländer. Enfance choyée dans le Berlin des années de guerre, adolescence heureuse. Et un grand amour de jeunesse : Victor Arlosoroff, figure centrale du sionisme militant, futur ministre des Affaires étrangères de ce qui deviendra Israël. Lorsqu'Arlosoroff émigre en Palestine, sa petite fiancée manque l'y suivre. La fascination de l'argent et du pouvoir : 1921. Magda Friedländer épouse Günther Quandt, industriel protestant, de vingt ans son aîné. Ils ont un fils, Harald, mais ce mariage n'est pas à la hauteur des ambitions de la jeune femme. La mariée était en noir : Magda divorce en 1929, rencontre Joseph Goebbels, le responsable de la propagande du parti nazi qu'elle épouse en 1931. Un pacte avec le Diable deux ans plus tard, Arlosoroff disparaîtra dans de mystérieuses conditions, peut-être assassiné sur ordre de Goebbels. Jalousie rétrospective ? La suite est mieux connue, la montée du nazisme, la prise du pouvoir par Hitler en 1933, Goebbels ministre de la Propagande du Reich, la guerre, l'horreur, la mort : dans le bunker de Hitler, Magda empoisonne ses six enfants avant de se donner la mort avec son mari le 1e mai 1945. Son cheminement ambigu, jusqu'à côtoyer une incarnation du mal absolu, fait de Magda Goebbels une figure emblématique du XXe siècle allemand, de l'Empire wilhelminien au IIIe Reich. Book DescriptionThe extraordinary story of the unofficial First Lady of the Third Reich. --Ce texte fait référence à l'édition Broché. Voir tous les Descriptions du produit
Le 29 mai 1453, Constantinople, capitale de l'Empire romain d'Orient depuis sa fondation en 330, tombe aux mains des Turcs. Le choc est terrible pour l'Occident chrétien, qui a pourtant négligé de secourir la ville. L'année 1453 a longtemps symbolisé, peut-être de manière excessive, la fin du Moyen Âge et le début des Temps modernes aux yeux des historiens. Elle fut, de fait, décisive pour deux peuples : les Turcs, qui y gagnèrent une capitale et s'établirent durablement sur le sol européen: les Grecs, qui virent se clore le long chapitre byzantin et dont les humanistes vinrent nourrir l'élan de la Renaissance occidentale. 1453 : année heureuse pour les uns, funeste pour les autres, que raconte Steven Runciman à travers les fiévreux préparatifs du siège, la violence de l'assaut, la résistance dramatique d'une poignée de héros et l'effondrement sans surprise d'une cité depuis longtemps moribonde.Sir Steven Runciman (1903-2000), professeur à Cambridge, a été l'un des plus grands médiévistes du XXe siècle. Il est l'auteur de nombreux ouvrages de référence sur le monde méditerranéen, dont Le Grand Schisme d'Orient (Les Belles Lettres, 2005) et l'Histoire des croisades (Tallandier, 2006).
Lorsque Philippe le Bel fit arrêter les Templiers en 1307, l?Histoire tournait une page: les tempsmodernes, illustrant le triomphe du temporel sur le spirituel, commençaient. L?ordre militaire leplus prestigieux de la chrétienté, qui avait défendu le royaume de Jérusalem pendant près de deuxsiècles au prix de très lourds sacrifices, était sur le point d?être définitivement abattu par le roi deFrance. Leur arrestation massive, minutieusement préparée, fut une gigantesque opération policière: elle stupéfia l?opinion, pris de court le pape Clément V, accabla l?honnête grand Maître de l?Ordre, Jacques de Molay. S?ensuivit une parodie de justice orchestrée par l?inquisition: accusations mensongères, lavages de cerveaux, séances de tortures savamment graduées. Lâchetés et actes d?héroïsme, trahisons et coups de théâtre se succédèrent jusqu?à la suppression du Temple et la mort sur le bûcher de Jacques de Molay en 1314. C?est ce mécanisme diabolique que GeorgesBordonove a mis à plat avec son talent de narrateur. Démontrant l?indigne falsification des chargespesant sur les inculpés, il laisse la vérité s?imposer d?elle-même qui plaide en faveur des victimesde la tragédie.
Futur Nobel de littérature, le Premier Ministre britannique prenait un soin de styliste à l'écriture de ses discours de guerre. Au plus noir de la bataille d'Angleterre, dans un Londres harcelé par les bombardements allemands, chaque mot devait porter, frapper. Du sang, du labeur, de la sueur, des larmes. Mais le génie de Churchill, c'est beaucoup plus qu'un sens permanent de la formule. C'est une métrique incomparable, une musique et aussi cette voix, qu'on croit entendre, rocailleuse, emmêlée, essoufflée; six ans durant, elle a incarné la résistance des Alliés contre l'Axe. Le lecteur trouvera rassemblé ici le meilleur des discours de guerre de Churchill. Indisponibles en français depuis la fin des années cinquante, ils ont été entièrement retraduits, commentés et sont présentés en regard de leur version originale. Biographie de l'auteur Winston Churchill fut à la fois l'un des hommes d'Etat les plus importants du XXe siècle et un immense écrivain. Prix Nobel de littérature en 1953 pour l'ensemble de son oeuvre, il a notamment écrit deux récits autobiographiques, Mes jeunes années, et Réflexions et Aventures, disponibles en TEXTO.
D'un essai enlevé sur les caricatures à un autre, magnifique, sur le plaisir de peindre, en passant par une analyse du gouvernement parlementaire et des problèmes économiques, Winston Churchill partage avec son lecteur les sujets divers et parfois inattendus qui l'occupaient dans l'entre-deux-guerres. On avait découvert un écolier turbulent, un soldat courageux et un écrivain prometteur dans Mes jeunes années. On retrouve ici un homme tout aussi aventureux, dont l'expérience s'est considérablement enrichie, la vision du monde et de la société sensiblement affinée et dont la vivacité de style reste un grand plaisir littéraire. A travers cette collection de pensées, de souvenirs, de réflexions et même de prédictions se dégage une philosophie profonde et originale.