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Marx-Heidegger. Les philosophies gnostiques de l'histoire
Kittsteiner Heinz Dieter ; Prokob Emmanuel
CERF
35,00 €
Épuisé
EAN :9782204076623
L'ouvrage de Heinz Dieter Kittsteiner dégage la trame commune, d'inspiration gnostique, sur laquelle reposent les conceptions étrangement comparables, quoique politiquement antagonistes, des deux penseurs de l'histoire les plus influents de notre époque. En effet, le terme " gnose " ou " gnosticisme " désigne l'approche spéculative du mouvement historique dans son ensemble, dont Hans Jonas s'était efforcé de circonscrire, au-delà des métaphores et des mythologies éclectiques, les principaux moments structurants : théologique, cosmologique, anthropologique, eschatologique. Selon cette séquence constitutive, la divinité originaire, assimilée à la puissance infinie du négatif, voit surgir en son sein le pouvoir démiurgique d'un créateur du monde, qui assujettit l'homme à la positivité aliénante des choses, jusqu'à ce qu'un dieu rédempteur le délivre de ce mirage néfaste et rétablisse la plénitude inassignable des origines. Il est alors aisé d'identifier les homologies structurelles des deux visions de l'histoire exploitées, de manière plus ou moins explicite, par nombre de penseurs contemporains. Alors que, chez Heidegger, la dynamique négative de l'Être (Seyn = Nichts, das nichtet) se fige dans la représentation métaphysique des Étants (le Gestell), qui condamne l'homme à " l'oubli de l'Être ", synonyme d'un déclin inexorable, mais qui débouche, " quand le péril est à son comble " (Hölderlin), sur l'avènement salvateur (Ereignis) du " tournant " (Wende, Kehre), chez Marx, la dialectique du travail et du capital, inhérente à la propriété privée, engendre l'aliénation symétrique du capitaliste et de l'ouvrier, jusqu'à ce que la déchéance radicale incarnée par le dénuement matériel et moral du prolétariat déclenche la révolution rédemptrice. Dans l'un et l'autre cas, c'est la catastrophe, au sens littéral de " renversement ", qui marque la fin des illusions démiurgiques et libère l'Être des entraves qu'il s'est lui-même infligées. Offrant une lecture croisée, à la fois subtile et limpide, des textes canoniques de Marx et de Heidegger, ce livre met en évidence la pertinence concrète de l'analyse marxienne du mécanisme de l'aliénation et retient, après l'échec de l'utopie révolutionnaire, la dimension intrinsèquement théologique de l'annonce heideggérienne du salut. D'où le titre allemand, sans doute trop lourd pour être repris en français, " Avec Marx pour Heidegger - Avec Heidegger pour Marx ". HEINZ WISMANN.
La conscience morale a-t-elle une histoire ? Ne suppose-t-on pas plutôt qu'elle est une donnée anthropologique universelle et invariable ? En fait, la conscience morale fait l'objet d'une éducation dans toute société et elle se transforme donc avec les discours qui prétendent la former. A l'époque moderne, cette histoire commence avec la Réforme aux XVè et XVIè siècles, et le thème de la colère de Dieu qui secoue les consciences. Mais le XVIIIè siècle révolutionne cette atmosphère orageuse en présentant une cosmologie où Dieu lui-même est soumis aux lois du monde. Le bon citoyen n'est-il pas celui qui ne doit craindre ni la colère de Dieu ni les flammes de l'enfer ? En fait, l'homme ne se conduit pas comme un être naturel soumis à des lois immuables. Il faut trouver de nouvelles règles. Théologiens et philosophes des XVIIè et XVIIIè siècles relativisent alors la conscience religieuse au profit de nouveaux modèles. Avec Kant, l'impératif catégorique de la conscience morale ne situe plus l'homme face à Dieu, mais dans l'horizon de sa propre conscience. Ailleurs, dans la société civile, c'est un contrôle des émotions et des pulsions qui fait l'objet d'une attention nouvelle. Mais la psychanalyse bouscule cet édifice et relance le débat sur la conscience morale moderne. Passer de la justification devant Dieu à la responsabilité par rapport à soi, à la société et à l'histoire, suscite de nouveaux défis qui obligent de penser la conscience morale comme une structure ouverte.
En résumé, nous n'avons pas moins mais plus de raisons que Marx de penser que le mode de production capitaliste est historiquement condamné. A quoi cédera-t-il la place ? Le pire reste possible. Mais précisément, avec Marx, nous devons nous rappeler que les hommes font eux-mêmes leur propre histoire. " D. C. Sommaire Avant-propos 1. Marx en son temps 2. De la démocratie radicale à la critique de l'économie politique : la philosophie de la praxis 3. La valeur et le fétichisme de la marchandise : genèse et figures de l'idéologie 4. L'échange et l'exploitation capitaliste : le procès de travail et la production de la survaleur 5. La dynamique du mode de production capitaliste 6. L'émancipation, le communisme 7. Une théorie générale de l'histoire ? 8. Politique et dépérissement du politique 9. L'héritage marxiste 10. L'actualité de la pensée de Marx Bibliographie Deux siècles après la naissance de Marx, le capitalisme semble partout avoir eu raison du marxisme. Et pourtant la critique du capitalisme est partout ravivée par la crise écologique, l'explosion des inégalités et la maltraitance des travailleurs. Cette contradiction n'est qu'une apparence, car la pensée de Marx n'a rien à voir avec la vulgate étatiste et productiviste des partis communistes défaits par l'histoire. Ce livre tord le cou à bien des idées reçues et nous restitue l'oeuvre authentique de Marx, le philosophe humaniste, penseur de l'émancipation des individus et de la démocratie réelle. Conçu comme une initiation didactique à la pensée d'un grand auteur, il en couvre toutes les dimensions philosophiques, économiques, politiques et il nous montre comment cette oeuvre reste un outil précieux pour penser le présent. Denis Collin , né en 1952, docteur et agrégé de philosophie, enseigne la philosophie en classes préparatoires. Il a consacré à Marx plusieurs ouvrages, dont sa thèse de doctorat qui porte sur la théorie de la connaissance chez Marx. Sa lecture de Marx intègre aussi bien l'approche de Michel Henry que l'héritage de l'école de Francfort. Il a consacré également plusieurs ouvrages à la philosophie morale et politique et à la philosophie des sciences.
Biographie de l'auteur Cette traduction en français a été réalisée à partir de la quatrième édition allemande, qui prenait en compte les ultimes corrections de l'auteur. Les traducteurs se sont également efforcés de rendre la dimension littéraire et poétique d'une oeuvre qui, au-delà de la dénonciation du capital comme système économique, est aussi un grand livre de la littérature universelle.
Résumé : La Religion du Capital, farce savoureuse de l'auteur du Droit à la paresse publiée pour la première fois en 1887, est le compte-rendu fictif d'un congrès international tenu à Londres, au cours duquel les représentants les plus éminents de la bourgeoisie rédigent les Actes d'une nouvelle religion pour ce Chaos qu'ils ont créé et ont décidé d'appeler "Monde civilisé".
Malgré son apparence frivole, cet ouvrage constitue une excellente première approche de Marx. L’auteur parvient à rester accessible et synthétique tout en évitant la plupart des raccourcis grossiers et lieux communs douteux qui pullulent habituellement chez les « vulgarisateurs » autoproclamés de l’œuvre du grand penseur barbu.