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(Dés)obéissance et droits humains. De la psychopathologie à l'anthropologie
Kiss Adam
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782747520942
Témoins de génocides et de violences collectives, nous sommes aussi spectateurs de la fracture entre les économiquement et socialement exclus et les économiquement nantis et socialement dominants. Or, sans soumission, obéissance, conformisme, rien de tel ne pourrait se réaliser. Depuis Milgram, les recherches montrent que, dans les conduites sociales en général et celles d'obéissance et de désobéissance en particulier, le pouvoir des déterminants situationnels l'emporte trop souvent sur les dispositions personnelles. La question à laquelle nos contributions, fondées sur les sciences humaines, pourraient esquisser des réponses, est de savoir comment l'acte d'obéissance et de désobéissance se situe par rapport à l'acteur, à l'objet de l'acte, à l'ordre donné ou à la norme ambiante, au contexte socioculturel et historique, référé aux Droits Humains entendus au sens large et minimal comme portant sur les prestations que tout humain revendiquerait pour lui, et partant serait en mesure d'admettre comme exigibles par autrui.
L'empathie ou intropathie (Einfühlung) se définit dans la psychologie philosophique de l'idéalisme romantique en tant que connaissance esthétique d'objets auxquels on attribue des sentiments, puis comme autoprojection sentimentale, " sympathie symbolique " (V. Basch). L'empathie apparaît, dans le dictionnaire de Laplanche et Pontalis à l'entrée " identification ". C. Rogers tient que la compréhension empathique crée l'atmosphère qui permet l'épanouissement et le développement. Selon B.J. Broome, l'empathie construit une troisième culture entre ceux qui, d'origines différentes, se mettent à communiquer. Mais la souffrance, le désespoir chez l'autre et certains affects réveillés chez le sujet peuvent limiter voire empêcher l'empathie (J. Cosnier). Et l'empathie n'est qu'une condition préalable, nécessaire mais insuffisante de la rencontre (G. Marandon). Les études de cet ouvrage invitent à l'approche critique, problématisante des situations où l'empathie, éprouvée, s'exprime ou, au contraire, fait défaut. Elles appellent, et commencent à instrumentaliser l'observation du rapport entre l'empathie ressentie (en situation thérapeutique et en dehors, lors d'autres rencontres, notamment interculturelles) par un sujet et la conduite que celui-ci adopte.
Au-delà de la prise en, compte de l'universalité des émotions et d'une certaine spécificité de leur occurrence dans chaque culture, cet ouvrage scrute la régulation des rapports qui résultent de nos affects. Des chercheurs - anthropologues, ethnologues, psychologues et psychiatres - donnent ici un éclairage convergent sur les émotions. Ils partent d'une double différence : les uns, cliniciens, se fondent sur l'unicité de chaque expérience subjective, les autres au contraire prennent la société, la culture, le collectif pour assise de leurs élaborations ; les uns, inscrits dans un seul contexte, pensent sans relativiser leur objet à sa spécificité culturelle, les autres, coutumiers du va-et-vient entre Asie et Europe, ne peuvent le concevoir sans cette donnée. Les émotions, toujours sociales, ne peuvent s'observer en dehors de l'intersubjectivité. pourraient-elles être perçues sans l'empathie de celui qui percevrait chez l'autre ? Intersubjectivité et empathie sont deux voies d'accès, parmi d'autres, à une lecture active de ces textes qui tantôt se répondent, tantôt se complètent librement, sans se limiter.
Kiss Jocelyne ; Edwards Geoffreyjen ; Belleguic Th
Le collectif Penser la vulnérabilité, Penser la situation de handicap est le fruit d'une collaboration franco-québécoise réunissant le CIRRIS (U. Laval), l'ERIAC (U. Rouen) et le CRIV (U. Laval). A rebours d'un discours rabattant volontiers la question du handicap sur celle de la vulnérabilité, cet ouvrage propose de questionner cette assimilation à partir de la notion de " situation de handicap ", qui a contribué à profondément modifier la perception du handicap désormais compris comme résultat d'une construction culturelle et sociale, ouvrant des pistes de réflexion nouvelles sur le bien-être social et la capacité de vivre-ensemble. Ce volume croise approches théoriques et pratiques dans une perspective plurielle convoquant des domaines aussi divers que les sciences de la santé, les technologies, les sciences humaines et sociales, les arts et les lettres.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.