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Economie du droit
Kirat Thierry
LA DECOUVERTE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782707174437
L'économie du droit permet d'éclairer la logique de la règle (le droit) par la logique du calcul (l'économie). L'économie du droit, développée sous l'appellation Law and Economics par les Anglo-Saxon, applique les méthodes et les cadres conceptuels de la science économique à l'étude du droit et des effets des règles juridiques. Elle s'intéresse, par exemple, à des domaines tels que la responsabilité civile, les contrats, les décisions judiciaires, les modes de règlement des différends. Approche originale de la régulation juridique, elle s'interroge sur l'efficience économique du droit. Il ne s'agit pas seulement de problèmes théoriques, puisque sont en cause des questions pratiques aux enjeux considérables : la responsabilité civile et délictuelle, pour faute ou sans faute, l'articulation du droit de la responsabilité et des mécanismes assurantiels, l'indemnisation des victimes de dommages, mais aussi la capacité du droit à soutenir la croissance.
Les mutations de l'occupation de l'espace et les conflits qu'elles provoquent deviennent aujourd'hui une question importante pour les sciences sociales. Les résistances liées aux processus de périurbanisation et d'étalement résidentiel, les débats sur la conservation des espaces naturels, des paysages ou de la biodiversité, les nuisances des installations industrielles, des infrastructures de production ou de transport d'énergie, les pollutions d'origine agricole, constituent autant de manifestations de tensions et de conflits portant sur ce qu'il est convenu d'appeler les usages des espaces. Cet ouvrage se propose de faire le point sur les problématiques de territorialisation des conflits d'usage, qui se posent dans différentes sciences sociales : en géographie et aménagement, en urbanisme, mais aussi en sociologie, en anthropologie et en économie.
À la demande de Marcel Dassault en 1959, Kiraz crée «Les Parisiennes» pour le magazine Jours de France. Depuis lors, «Les Parisiennes» ont évolué avec leur époque. Dotées de mensurations invraisemblables, espiègles et charmeuses, elles ont inspiré plus d'un créateur dans le domaine de la mode. Inversement, pour vêtir ses créatures, Kiraz s'est souvent inspiré de modèles créés par Daniel Hechter, Courrèges, Paco Rabanne ou Carven. En vingt-cinq ans de collaboration à Jours de France, il a livré plus de 25 000 planches sans que jamais un dessin ne soit refusé.Kiraz a toujours considéré son oeuvre comme une forme de journalisme. De fait, «Les Parisiennes» sont un miroir des comportements féminins depuis les années 50. À partir des années 70, leur notoriété gagne de nombreux pays et s'impose dans le monde de la publicité.
Présentation de l'éditeur Des premières caricatures de presse réalisées au Caire pendant la Seconde Guerre mondiale aux silouettes « fashion » et modernes des années 2000, en passant par Line, l’ « ancêtre » des Parisiennes ou les publicités des années 80, suivez l’évolution du trait de Kiraz, ses choix de couleurs qui s’affirment, sa passion grandissante pour les Parisiennes et l’évolution qu’il leur fait suivre. La très grande variété de dessins (planches de dessins humoristiques, caricatures de presse, grand dessin pleine page à la gouache, esquisses au crayon, tableau à l’huile ou à l’acrylique…) et de techniques utilisées (noir et blanc, couleurs, gouaches, aquarelles, crayons, encres) permet de découvrir en profondeur l’œuvre de Kiraz. Au fil des pages, on découvre son originalité, son grand talent de coloriste, mais aussi son audace et sa malice !
Un rapprochement du droit et de l'économie à partir d'une théorie des règles et de l'action est aujourd'hui nécessaire. Cet ouvrage, en allant au-delà des visions courantes du droit comme " prescription de comportement ", " incitation " ou " contrainte ", propose une perspective pluridisciplinaire centrée sur l'usage social du droit et ses enjeux économiques. Le livre dépasse les cloisonnements en situant ainsi l'analyse économique dans le contexte des règles et des institutions juridiques. Il dégage les éléments dynamiques du fonctionnement du droit, à l'encontre de la tradition académique française qui se limite habituellement à la description et à l'analyse interne des règles de droit. Les auteurs cherchent donc à combler un vide dans la littérature de langue française, sur le thème général de l'étude du droit comme science sociale - cette démarche étant vivace dans les pays anglo-saxons. Ce livre novateur s'adresse à un public diversifié, tant sur le plan des disciplines des sciences sociales concernées (droit, économie, sociologie, sciences politiques et philosophie) que sur celui des positions professionnelles (universitaires, chercheurs, étudiants de IIe et IIIe cycles, professionnels du droit - magistrats et avocats).
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.