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La flexion dans les langues : une introduction
Kihm Alain
PU VINCENNES
28,01 €
PRÉCOMMANDE
Sortie prévue le 19 février 2026
EAN :9782379245978
On nomme morphologie flexionnelle ou flexion l'ensemble des procédés servant à moduler la référence des mots sans la changer fondamentalement : chantera et chantait désignent la même activité, respectivement future et révolue. Les significations exprimées par ces procédés sont nombreuses (temps, mode, fonction grammaticale, etc.) et leur mode d'expression varié : à chantait formé par suffixation à un radical constant répond l'anglais sang, formé par modification du radical. La limite entre flexion et syntaxe est également mouvante, telle langue confiant à la première ce que telle autre réserve à la seconde : par exemple en wolof raxasloo 'faire laver' (raxas 'laver'). Cet ouvrage vise à exposer cette diversité à travers les langues. Les théories et modèles concurrents qui tentent d'en rendre compte y sont présentés. La flexion constituant une source de complexité du langage, l'ouvrage explore également ses fondements cognitifs, sa possible origine (pré)historique et les processus par lesquels les enfants l'acquièrent.
Comment décrire l'action ?? Quels outils, quels moyens et quelles techniques mobiliser pour comprendre, par l'exercice de l'observation et de la description, les logiques et les formes de l'agir ordinaire ?? Ces deux questions sont inscrites au coeur d'Une bonne description, et irriguent la pratique artistique du théâtre. Cet ouvrage rassemble des écrits historiques produits par d'éminents spécialistes de la communication anglosaxons (Margaret Mead, Gregory Bateson, Ray Birdwhistell, Albert Scheflen ou encore Henry Brosin) et des textes inédits produits par des chercheur·ses contemporains (Christophe Kihm, Yvane Chapuis, Laura Spozio et Rémy Campos), afin de comprendre ce que l'observation et la description font à l'action. Un manuscrit non publié est ici au coeur de toutes les attentions ? : intitulé The Natural History of an Interview et écrit dans le courant des années 1960, cette somme réunit des textes théoriques et des études reposant sur l'analyse d'un entretien filmé, connu sous le nom de "? scène de la cigarette ? ". Cette étude est exemplaire des problèmes soulevés par une observation et une description à des échelles très réduites, et fait date quant au recours aux moyens techniques audiovisuels pour les recherches en sciences humaines. Les textes contemporains écrits pour cet ouvrage rendent compte d'une expérience unique ? : soumettre les descriptions et partitions de gestes et de mouvements issues de ces travaux historiques à l'épreuve de la reconstitution, en engageant un travail avec des actrices, qui les rejouent. Le livre constitue ainsi un ouvrage de référence, présentant un ensemble documentaire inédit dans le monde francophone. Les ressources théoriques et les exemples présentés sont destinés à constituer une boîte à outils méthodologique exploitable dans plusieurs domaines de la performance, qu'elle soit théâtrale, plastique ou sonore, mais aussi à poser à nouveaux frais les questions de l'observation et de la description des comportements ordinaires.
Johann Georg Ernstinger, originaire d'Innsbruck en Tyrol, a effectué au début du XVII e siècle une série de voyages en Europe dont il a laissé un journal incomplet conservé à la Bibliothèque universitaire de Darmstadt. Le texte original en a été publié en allemand en 1877. La présente traduction en français concerne deux voyages en France et dans les Pays-Bas méridionaux (l'actuelle Belgique). Lors du plus long, de 1603 à 1606, l'auteur accompagnait deux jeunes nobles autrichiens et leur précepteur, venus effectuer des études et une peregrinatio academica classique. Le texte, accompagné ici de commentaires aussi complets que possible, fourmille d'observations sur les villes et les campagnes traversées, les personnages croisés, et éclaire particulièrement l'histoire intellectuelle et artistique de cette époque.
A quelles conditions peut-on, dans un discours réel, utiliser un énoncé comme argument en faveur d'un autre? La réponse semble aller de soi, au moins si l'on assimile l'argumentation à une espèce de raisonnement - peut-être lâche et flou, mais analogue en son l'enchaînement des énoncés se fonde sur les informations qu'ils véhiculent, sur ce qu'ils disent de la réalité. C'est justement l'inverse que veut montrer la théorie des échelles argumentatives. Selon elle, la structure des énoncés, au sens le plus étroitement grammatical du terme, contient, indépendamment des informations qu'ils donnent, des indications sur le type de conclusions qu'ils peuvent servir. Le sens même de nos paroles doit alors être vu comme étant, de façon intrinsèque, un moyen pour orienter le discours de l'autre, l'intention de dire ne se distinguant pas de l'intention de faire dire. Ce qui fait triompher le structuralisme là où on l'attend le moins, en sémantique: la valeur sémantique d'un énoncé est constituée par allusion à la possibilité d'un autre énoncé - l'énoncé de l'Autre.
Présentation de l'éditeur L'Afrique passe aujourd'hui pour le berceau de nos premiers ancêtres humains; est-elle également le lieu originel de notre espèce Homo sapiens et de ce qui lui est propre : le langage, l'art, la technologie complexe ? L'hypothèse de cette double sortie d'Afrique, d'abord étayée par les restes fossiles, se nourrit des données archéologiques et génétiques, y compris, depuis peu, l'ADN des fossiles néandertaliens. L'événement essentiel - le passage du crâne à une forme moderne est assurément advenu en Afrique il y a quelque 150 000 ans, mais les facteurs qui le sous-tendent demeurent pour la plupart inconnus. La "modernité" est un composite dont les éléments sont apparus à divers moments et en divers lieux, et qui se sont ensuite progressivement assemblés pour prendre la forme que nous lui reconnaissons aujourd'hui. La prééminence de l'Afrique tient donc à son étendue géographique et à la taille de ses populations humaines - qui ont offert davantage d'occasions aux variations morphologiques et comportementales, ainsi qu'au développement et à la préservation des innovations - plus qu'à une voie évolutive spécifique à ce continent. Quelles sont les causes et les modalités de la dispersion des hommes modernes hors d'Afrique ? Sont-ils une espèce distincte des populations archaïques tels les Néandertaliens au point que les contacts avec ces derniers seraient cause de leur extinction ? Les caractères archaïques rencontrés dans les fossiles et les gènes des hommes modernes hors d'Afrique sont-ils le signe d'une hybridation ? La question de nos origines et de l'évolution récente dévoile la force qu'ont exercée la démographie, la dérive génétique et la sélection culturelle. L'évolution aurait pu emprunter quantité d'autres chemins. qui auraient conduit à l'absence d'humanité. En la matière, la différence est parfois étroite entre échec et succès.