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Julia Gruner : Azo Fizz universel, une déconstruction. Livres d'artistes Kienbaum, Edition 2025
Kienbaum Jochen ; Kienbaum Laura
SNOECK
48,00 €
Épuisé
EAN :9783864424533
Pour peindre, il faut de la peinture, on pourrait en rester là. Mais Julia Gruner (1984, Lüdenscheid), diplômée en 2015 de la Kunstakademie de Düsseldorf dans la classe de Katharina Grosse, mise sur une autre palette dans ses "Peintures domestiques" , à savoir le gel-douche Sweet Galaxy de Bilou, le bain de bouche pour enfants Dontodent Junior Lerneffekt, le concentré de bain "Calme absolu" de Dresdner Essenz, le gel coiffant collant waterproof got2b, la crème Rewe Beste Wahl au vinaigre balsamique de Modène IGP, l'huile de graines de courge bio de Styrie de Rewe et le bain-crème one ginger de treaclemoon. Le tout produit une structure, est étalé, aggloméré et donne lieu à des réactions chimiques entre les différents produits. L'artiste en badigeonne un film alimentaire sous un scanner pour ajouter quelques plis. Les effets obtenus se situent quelque part entre les visions emphatiques, les espaces interstellaires et les gribouillages enfantins. On pourrait aussi dire que les tableaux éphémères immortalisés par le scanner aiguisent notre curiosité sur les produits industriels que nous utilisons tous les jours, qui sont parfaitement adaptés aux différentes étapes de la vie et dont nous connaissons en fin de compte bien peu la composition et le mode de production. Les livres d'artistes Kienbaum sont l'endroit idéal pour ce type d'expérimentations et la publication comprend quatre éléments : un poster plié en couverture qui représente une oeuvre complète scannée et trois cahiers : dans le premier, Julia Gruner présente des détails de plusieurs travaux ; dans le deuxième, elle donne la liste complète des produits et dans le troisième, elle détaille les couleurs ajoutées aux produits et leurs qualités.
L'art de KATHARINA HINSBERG (1967) est centré sur une prise en compte à plusieurs niveaux du genre dessin, ses contextes historiques, techniques et spatiaux. Plusieurs procédés en sont caractéristiques, parmi lesquels la coupe dans les supports d'images ou le découpage de lignes dessinées. Avec son livre d'artiste elle présente pour la première fois une série de dessins en couleur permutables composés de 117 crayons de couleurs sur une trame. A chaque nouvelle feuille, une couleur s'ajoute, grandit, rétrécit ou disparaît de nouveau, les hachures de couleur serrées sont alors étroitement liées au mouvement de la main. La trame fixe se compose de 23 cases horizontales et 30 lignes verticales, chaque case de 5 x 5 mm. Katharina Hinsberg commence sa séquence avec le noir et la termine en blanc.
Eva Berendes travaille avec la peinture dont elle fait un moyen d'élargir le champ de sa production. Elle l'étend notamment aux sculptures et dans l'espace public. Avec cette méthode artistique, elle interroge les moyens de la production d'images, mais elle sait aussi mener habilement leurs bases dans un dialogue entre architecture, infrastructure urbaine ou objets du quotidien. Pour cela, elle se sert, comme ici dans ce livre d'artiste, d'étoffes diverses, peintes et non-travaillées, qu'elle coupe, relie les unes aux autres en les recousant grossièrement ou en les drapant et les superposant pour les fixer avec des épingles à têtes. Ces rapprochements opérés par Eva Berendes ont déjà pu être vus à Bonn sous forme d'objets devant le Kunstmuseum lorsqu'elle a reçu le prix d'art de la ville de Bonn en 2021 et a mis en scène ses travaux dans l'espace intérieur et extérieur, notamment un fragment d'architecture ou des parties de façades. Ils ont quelque chose de fluide, alors même qu'ils sont faits de matériaux solides - mais ces derniers peuvent subir des transformations multiples et variées, jusqu'à la disparition de leur raison d'être et de ce qui leur donne forme, et alors les objets s'envolent !
A l'occasion de la 31e édition du Festival International du Photojournalisme Visa pour l'Image - Perpignan, les éditions Snoeck ont le plaisir de publier, pour la douzième fois, le catalogue officiel du festival. Depuis sa première édition en 1989, le festival nous rappelle que, pour une information visuelle de qualité, le regard du photojournaliste est indispensable. Rendez-vous immanquable des amoureux de la photographie et du reportage, le festival réunit plus de 220 000 visiteurs chaque année à Perpignan. Depuis 30 ans, Visa pour l'Image - Perpignan accompagne les mutations économiques et politiques des métiers du photojournalisme et de la presse, et soutient les professionnels en leur donnant l'opportunité de montrer leur travail et de le faire découvrir au plus grand nombre. Plus que jamais, le festival s'avère nécessaire pour défendre ceux qui exercent un métier qui permet d'informer, de comprendre et d'alerter, dans des conditions toujours plus dangereuses et précaires. Cette année, nous présentons toutes les expositions de l'édition 2019 avec, pour chacun des photographes, huit pages consacrées à leur reportage.
L'exposition La Fête et la kermesse dans la peinture flamande du XVIe et XVIIe siècles se déroulera du 16 mars au 14 juillet 2019. Cette exposition s'inscrit dans le cadre des festivités liées à l'anniversaire de la mort de Pieter Brueghel l'Ancien (mort en 1569), dont le nom est indiscutablement lié à la fête villageoise. Un comité scientifique composé d'historiens de l'art, de spécialistes de la littérature et de musicologues des XVIe et XVIIe siècles rédigeront les articles du catalogue et permettront de mieux souligner les interactions entre ces domaines artistiques et de replacer les oeuvres dans leur contexte de création afin d'apporter un nouvel éclairage. Dans l'imaginaire collectif, les réunions villageoises sont principalement associées au nom de Brueghel mais ce genre ne se limite pas à cet artiste. Il prend en outre une autre coloration avec la représentation des scènes galantes, souvent légitimées par l'histoire du Fils prodigue. L'exposition rassemblera plus d'une centaine d'oeuvres provenant de musées nationaux et internationaux, parmi lesquels une majorité de tableaux mais aussi des gravures, des dessins et des enluminures. En outre, les instruments de musique, qui figurent souvent dans les compositions peintes, seront mis en relation avec ces dernières.
Le nom Borinage a travaillé l'imaginaire de Georges Buschini et l'a amené sur nos terres. Il entame un lent processus de découverte de la région, il prend le temps de capter la vie des habitants ; il en rencontre énormément, discute plus longuement avec certains, immortalise des scènes naturelles, cerne des paysages. Il opte pour la patience, suit le cycle des jours et de la lumière.