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L'appel de l'esprit. Eglise et société
Khodr Georges
CERF
28,01 €
Épuisé
EAN :9782204067607
Les gens en ont assez des belles paroles. Ils attendent que l'Eglise devienne acte ", dit Mgr Georges Khodr, évêque du mont Liban et grand inspirateur du renouveau de l'Eglise orthodoxe au Moyen-Orient. Fruit de trente-cinq ans de méditation sur l'Eglise et la société, fondée sur l'écoute de la Parole et du cri des opprimés, ce livre propose un chemin d'incarnation de la foi dans l'histoire. Entre le témoignage comme réponse à l'appel de l'Esprit et la responsabilité comme " attitude éthique qui traduit la vérité théologique de la solidarité humaine ", il nous convie aux sources mystiques de l'engagement : le Verbe fait chair et le mouvement de l'Amour trinitaire. Il explore les lieux du témoignage, balisant les voies de la sainteté et soulignant l'importance des petites communautés. Il jette une lumière sans complaisance sur le fonctionnement de l'Eglise, souvent gagnée par l'inertie institutionnelle, l'égoïsme nationaliste et les compromissions avec le pouvoir. Il éclaire différents modes de présence au monde : l'art, la lutte pour la justice, la transfiguration de la technique, la non-violence. L'ouvrage se conclut par un vaste florilège, intitulé " Méditations de l'aube ", qui aborde de nombreux thèmes comme la libération de l'être humain, le dépassement de l'opposition entre le sacré et le profane, les différences entre mission et développement, la tension entre Dieu et César, l'insuffisance de la liturgie sans la manducation de l'Ecriture, l'inculturation et le respect de l'altérité. Par son ampleur et sa liberté de ton, son articulation profonde et subtile entre spiritualité et politique, L'Appel de l'Esprit est une contribution sans précédent de la spiritualité orthodoxe à la question sociale. Une source d'inspiration essentielle à l'heure de la mondialisation.
Heloui Khodr ; Ziadeh Mahmoud ; Chammas Fiani Emil
...A la veille de la guerre libanaise, ai noué amitié à l'université avec un étudiant de la province de la Békaa : Melhem, inscrit comme moi au département de philosophie. C'était un catholique fervent et entre nous s'était développée une estime mutuelle. Notre amitié était basée sur le dialogue et le respect de nos croyances respectives. Grâce à Melhem, j'ai fait la connaissance d'un prêtre catholique belge qui habitait al-Mathaf, et chez qui nous nous rendions pour discuter de religion, de philosophie (des problèmes soulevés par des sujets relatifs à Jésus-Christ, à la Trinité), Marx, Kierkegaard et Heidegger, ainsi que des rapports entre l'Orient et l'Occident. En dépit de la guerre civile, j'ai continué à voir ce prêtre sérieux ; il est même venu chez moi à plusieurs reprises : Père Alfred, muni de sa petite croix accrochée au col de sa chemise, venait à Tripoli, au quartier Abou-Samra, un quartier entièrement sunnite. Il arrivait avec sa voiture Citroën et il était chaleureusement accueilli par les voisins. Ma mère et mes soeurs, pourtant très attachées à leurs croyances musulmanes, étaient très heureuses de le recevoir. Nous discutions longuement, et le soir, il retournait en paix à Beyrouth... "
Résumé : Vivre non comme des possesseurs de la vérité mais comme des chercheurs de Dieu. Voilà l'appel du métropolite Georges Khodr du Mont-Liban qui, fort de son expérience, plaide pour le pluralisme religieux au sein d'une société ouverte. Partager une même terre, dans le respect des convictions de chacun, est-ce devenu une utopie'? Le Moyen-Orient, avec ses fractures, inciterait à le croire. Georges Khodr, qui vit son christianisme orthodoxe au coeur d'un Liban déchiré, continue néanmoins d'oeuvrer à l'avènement d'une diversité pacifiée. M'approche identi taire de la religion et à la tentation d'une Eglise puissante, il oppose la vision de communautés humbles et ouvertes aux souffrances du voisin. Cette ouverture, le métropolite la vit en particulier dans sa compréhension des musulmans, invitant à découvrir sans préjugés les lignes de convergence entre le christianisme et l'islam. Les textes ici rassemblés, écrits au fil des années et au gré des circonstances, appellent au renouveau intérieur par une rencontre toujours plus authentique avec le Dieu Amour. Car seul un tel amour divin peut devenir le ferment de l'Eglise véritable, donnant à ses membres les moyens d'agir dans une société plurielle pour l'ensemencer de la paix qui vient d'en haut.
Une lumière s'abat sur une surface lisse laissant la marque de son passage, alors, jaillit en moi l'idée de la mettre en cage. Cette lumière se déplace, je décide de suivre ses traces, débute ainsi une chasse au soleil ou tout simplement la quête de certaines merveilles. Le temps, dernièrement maussade, se montre sous son meilleur jour, affichant un soutien sans détour ; souhaitant s'exprimer, il illumine certains objets, ce sont eux que j'ai voulu immortaliser. Ces éclaircies sont synonymes de vie et d'espoir, se mêlent ainsi rêverie et échappatoire. Je mets à l'honneur le temps, faisant régner un climat plus apaisant où les journées passent plus vite. Je mets à l'honneur ce soleil qui embellit nos quotidiens, atténue nos peines et nous maintient un peu plus en vie. Moi, en pleine recherche de lueurs d'espoir, de vie et de gaieté, de banalités illusoires, subtiles et repérées.
Résumé : Né en 1923, évêque de Byblos, Botris et du Mont-Liban, Mgr Georges Khodr est l'un des grands inspirateurs du renouveau de l'Eglise orthodoxe au Proche-Orient. Théologien renommé, éditorialiste influent, homme d'ouverture très engagé dans le mouvement oecuménique et le dialogue avec l'islam, il est l'auteur d'une oeuvre abondante. Premier de ses livres traduit en français, " Et si je disais les chemins de l'enfance " est son texte le plus personnel : la trajectoire et le portrait d'un " ami " qui n'est autre que lui-même. Plus qu'une autobiographie, c'est l'histoire d'une âme qui, au coeur de son temps, témoigne de son cheminement vers la lumière du Christ ressuscité. Entre inspiration mystique et engagement politique, l'auteur médite sur ses thèmes les plus chers : le mystère de la personne, le sacrement de l'autel et le sacrement du frère, la mémoire et l'identité, la transfiguration du corps, la profondeur spirituelle de l'amitié, le Royaume de Dieu et le royaume de César, la rencontre de l'Orient et de l'Occident, l'épreuve de la maladie, la traversée de la mort...
Résumé : Peu de textes de la spiritualité orthodoxe sont aussi populaires en Occident que les Récits d'un pèlerin russe (" Points Sagesses " n°14). Les trois récits du présent volume ont un caractère plus ouvertement didactique. Il est probable qu'ils ont été retouchés et complétés à Optima, ce foyer spirituel de la Russie du XIXe siècle où affluaient écrivains, philosophes, " chercheurs de Dieu ", où la tradition spirituelle de l'Orient chrétien prenait à nouveau conscience d'elle-même pour répondre aux recherches et inquiétudes que la pensée occidentale introduisait alors en Russie. Une partie des trois récits est faite de réponses aux objections d'un intellectuel, et des instructions systématiques, véritables petits traités, s'intercalent entre narrations et dialogues.
La religion chrétienne orthodoxe est aujourd?hui probablement la plus méconnue et la plus sujette aux confusions. D?entrée, dans une ignorance largement partagée, on songe aux liens de soumission de l?Église de Moscou au pouvoir russe - mais on oublie que la deuxième Église orthodoxe orientale est celle d?Éthiopie ; à l?association historique de l?orthodoxie au panslavisme - mais c?est ne pas mesurer l?importance que prend désormais l?Église orthodoxe nord-américaine ; à une mystique impressionnante, telle celle du Mont Athos, mais c?est alors prêter à cette religion une unité liturgique plus qu?institutionnelle. Antoine Arjakovsky, dans cet ouvrage d?une singulière originalité, nous fait découvrir l?orthodoxie dans la dynamique de l?histoire, c?est-à-dire dans la crise profonde que traversent aujourd?hui une religion, des Églises et leur identité trop souvent figée. Car les orthodoxes ne s?entendent pas sur la définition de leur Église (est-elle celle des sept premiers conciles ?cuméniques ? ou, plutôt que la fidélité à la mémoire, est-ce la capacité à incarner, avec l?aide de l?État, le règne de Dieu sur la terre grâce à la «droite vérité» qui la définit ? ou bien encore se ramène-t-elle à la «juste glorification» - c?est-à-dire sa spiritualité, son culte, sa prière, qui remontent aux apôtres notamment ?) ; moins encore sur la place des femmes ni sur les rapports aux puissances politiques. Face à des tensions internes qui peuvent conduire à l?éclatement d?une identité commune devenue impossible, Antoine Arjakovsky montre l?émergence d?une conception nouvelle de l?orthodoxie comme «la connaissance juste», celle qui unifie ce qui est cru avec ce qui est vécu, en quelque lieu que ce soit. Il n?y va plus seulement de questions de doctrine mais, pour le monde contemporain, aussi de rééquilibrages géopolitiques.
L'icône te rappelle constamment l'Ami des hommes et son message pour la vie du monde. Tous ces visages de saints t'invitent à développer en toi l'image de Dieu: Je suis venu pour qu'on ait la vie et qu'on l'ait en surabondance (Jn 10, 10). Avec un parcours de magnifiques icônes, souvent rares, l'auteur t'entraîne sur des terres nouvelles: "Ouvre l'?il de ton c?ur! L'invisible surgit dansta vie - Un mystère qui dépasse l'imagination...Contemple cette image, elle sauvegarde ta liberté,Ne laisse pas entrer le voleur, Deviens ce que tu es!, Tu es unique, reste-le!" Au fil des pages, l'icônedévoile son sens profond, ses ramifications jusqu'auc?ur de ta vie quotidienne. Ce beau recueil répond à une demande maintes fois adressée à l'auteur: présenter l'icône, sa vision du monde et le cheminement intérieur qu'elle propose, dans un langage accessible à tous. L'icône, "écrite" comme un texte sacré, invite à la rencontre de l'autre et du Tout Autre.
Résumé : A l'aube du VIIe Siècle la chrétienté a déjà une longue histoire dans l'Orient romain, puis byzantin. Pourtant, elle n'a pas encore pleinement atteint son équilibre et ne le trouvera qu'après la rude secousse de la crise iconoclaste, événement complexe qui mérite une analyse détaillée. Réussissant à se faire passer pour les vainqueurs de cette crise, les moines, qui détiennent un quasi-monopole de la sainteté, occupent une place croissante dans la société chrétienne byzantine. Rome, d'abord poste avancé de l'Empire byzantin en Occident, mais rendue sans cesse plus indépendante par les circonstances politiques, se saisit de cette crise pour se détacher de l'Orient; c'est le début d'un lent éloignement dont la crise de 1054 n'est sans doute pas l'événement majeur, et qui touche autant les mentalités que les institutions. Tels sont les principaux aspects de la question que le présent volume entend éclairer.