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Les enjeux mimétiques de la vérité. Badiou "ou/et" Derrida ?
Khemiri Naceur ; Benkrid Djamel
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782343024783
Il n'y a nulle part de lieu propre de la Vérité, même pas de ses concepts. La vérité on ne la dévoile pas, on ne la fait pas revenir. Soit on la promet sans la dire, soit on ne la dit que du bout des lèvres, en la déconstruisant. En sens différent d'une telle rhétorique, l'exigence s'impose de confronter ici cette méthode de scrutation à la théorie d'Alain Badiou, qui confirme et affirme le diagnostic platonicien sur l'Idée avec son ontologie mathématique du multiple, et les quatre procédures génériques de vérité. La frontière entre la mimésis et la vérité n'est pas désincarnée, c'est une cicatrice de chair et du sang. Pour Derrida, c'est sa propre circoncision ! La césure entre la vérité mathématique et le monde réel, pour Badiou, c'est la dé-suturation des points de suture. Tout le problème consistera alors à identifier le propre ou le non-propre de l'esthétique ou de l'inesthétique par im-purification successive des productions artistiques. Il n'est pas interdit de penser que la dé-suturation, c'est une désobstruction de la vérité, renouant avec la philosophie dé-constructive !
Andrej, fraîchement diplômé, se bat pour obtenir son premier emploi ; Martina, issue d'un milieu social aisé, rêve d'une ferme bio mais est abonnée aux boulots minables ; Mani, jeune universitaire brillant, est sans travail ; Freya, tout juste licenciée, aspire à une revanche ; Peter, SDF, est devenu expert en marketing de rue... Jonas Hassen Khemiri entrelace avec une ironie dramatique exemplaire les destins de ces figures si proches de nous. Tous contribuent à leur corps défendant à nourrir le capitalisme par leur consommation et leur quête d'un quotidien meilleur. Et tous subissent la crise d'un modèle financier à bout de souffle qui les fait s'affronter dans une compétition anonyme où chaque aspect de leurs vies est désormais régi par l'argent. Empruntant des formes variées, de la conférence à la voix intérieure, de la harangue aux dialogues mêlés, ce texte jubilatoire offre un matériau idéal pour une troupe de 4 à 20 acteurs. Renouant avec les pièces épiques et didactiques brechtiennes, il utilise l'humour pour décrypter le système économique. L'auteur nous interpelle via ses personnages : "Maintenant, levez-vous et parcourez le monde pour le changer."
L'histoire que raconte Montecore est parfaitement ordinaire. Presque banale. Dans les années 70, un jeune Tunisien vit de petits boulots et rêve de devenir photographe. Après le travail, il traîne sur la plage, drague les touristes occidentales qui succombent facilement à ses charmes méridionaux. Jusqu'au jour où... il fait la connaissance d'une Suédoise, hôtesse de l'air, militante de gauche, et cette fois, c'est le grand amour, le vrai. Il emprunte de l'argent à son meilleur ami, s'installe à Stockholm, épouse la Suédoise. Commence l'histoire de son intégration... Plus que l'intrigue, c'est l'humour décapant, une composition virtuose et l'originalité de la langue qui font tenir le livre. Une langue totalement réinventée, pleine d'émotion et de chaleur.
Abulkasem": en projetant ce simple mot, empreint de mystère et d'humour, sur le plateau et dans la bouche de ses acteurs, Jonas Hassen Khemiri jette le trouble. Mot-valise, matière sonore, langue très actuelle, l'auteur propose une variation ludique sur une habitude très contemporaine: le zapping idéologique, qui enchaîne les clichés et les images d'actualité pour créer un maelström de raccourcis, faisant du premier quidam venu un terroriste en puissance.
Résumé : Deux fois par an, un père qui est aussi grand-père rentre en Suède. Officiellement pour retrouver son fils qui est aussi un père et sa fille qui n'est plus une mère. En réalité pour ne pas perdre son titre de séjour et pour que son fils s'occupe de toute sa paperasse. Mais cette fois, la coupe est pleine et ce dernier estime qu'il est grand temps de remettre en cause la clause paternelle qui stipule qu'un fils doit s'occuper de son père. Mais cette clause est-elle négociable ? Ce roman a reçu le prix Médicis étranger 2021.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.