Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Sir Rebecca Clarke ou La double hélice
Khan Sophie
RUMEURS
20,00 €
Épuisé
EAN :9782493182128
INSPIRE DES VIES de Rosalind Franklin (1920 - 1958), à laquelle nous devons le premier cliché de la structure du vivant, et de Rebecca Clarke (1886 - 1979), altiste et compositrice de premier plan, longtemps restée dans l'ombre, ce roman aspire à réunir ce qui est encore trop souvent perçu comme séparé : l'art et la science, la critique et la création, la poésie et l'action. L'une, exaltée et d'un orgueil ombrageux, décéda à Londres, à moins de quarante ans, d'un cancer des ovaires pour avoir négligé de revêtir un tablier de plomb contre les radiations ; l'autre, timorée et doutant en permanence de ses talents, mourut à New York, à quatre-vingt-dix ans, après que sa musique eut été redécouverte dans l'enthousiasme. Leurs destinées qu'en apparence tout oppose se rencontrent pourtant en un point : elles ont payé toutes deux un lourd tribut aux hommes. Il s'agissait de nouer leurs vies sur le modèle de la double hélice de l'ADN et de rappeler, une fois encore, les pouvoirs, toujours sous-estimés, de l'amour face aux pesanteurs du monde.
Résumé : L'empire des Indes, le Raj, a été au XIXe siècle un terrain d'action pour les plus grands photographes. John Burke et William Baker furent de ceux-là, témoins, comme l'a été dans le registre de l'écriture Rudyard Kipling, des guerres de conquête britanniques, de la vie coloniale, des découvertes des grands monuments hindous ou moghols, de la diversité humaine enfin de cet immense espace. Ils ont principalement travaillé entre Cachemire et Afghanistan, englobant ainsi tout le nord de l'Inde - le Pakistan d'aujourd'hui. Une région sans cesse dans la tourmente, fief de féodaux indomptables, la seule que les Anglais n'aient jamais pu véritablement intégrer, malgré leur puissance. Ces années voient la révolte des Cipayes, les guerres Sikhs et les dramatiques guerres afghanes, déjà un échec des forces européennes devant des guerriers invincibles. Elles sont le théâtre de négociations de frontières, d'arrangements avec les émirs et maharadjahs, dont les conséquences éclatent au grand jour aujourd'hui, avec les revendications de l'Inde et du Pakistan sur le Cachemire. Personne jusqu'ici n'avait rassemblé suffisamment d'éléments pour retracer la carrière de ces deux photographes irlandais et replacer leurs photographies dans l'espace agité des ces marches du Raj. Omar Khan vient d'y consacrer dix ans de recherches, à travers les sources pakistanaises et les archives occidentales. La puissance évocatrice de leur ?uvre devient ainsi sujet d'histoire.
Résumé : On ne trouvera pas ici d'"histoires de cas" avec ce qu'elles supposent d'objectivation, de distance savante, de vocabulaire codé, mais quelque chose de beaucoup plus rare : le récit de rencontres cliniques, parfois pathétiques, toujours déroutantes. C'est que, pour Masud Khan, la méthode inventée par Freud exige autant de l'analyste que du patient. Il ne cesse de nous rendre présent le paradoxe inhérent à la situation analytique : la nécessité pour l'un et l'autre des protagonistes d'instaurer une relation avec la part inconnue d'eux-mêmes. Masud Khan ne prétend pas prescrire une technique nouvelle pour cas difficiles ou imposer une métapsychologie révisée. Il s'expose dans le vif de son expérience, l'inattendu de la rencontre, l'originalité décapante de sa culture. Le lecteur a le sentiment de l'accompagner dans le cabinet de consultation, d'être directement confronté à la folie secrète de la plupart, à la passion destructrice de quelques uns, à la solitude de chacun, ici incarnées dans des personnes et des destinées plutôt que représentées par des patients. Ce volume - qui fait suite aux deux ouvrages de l'auteur publiés dans la même collection : Le soi caché et Figures de la perversion -comprend des essais, notamment sur L'Idiot de Dostolevski et sur La Chute d'Albert Camus, qui ne figurent pas dans Pédition anglaise.
Résumé : Ressentez-vous le besoin d'accomplir une mission qui vous dépasse ? Voulez-vous renouer avec le désir de vous laisser guider par la passion, l'inspiration et la joie ? Avez-vous atteint un tournant dans votre vie ? Dans cet ouvrage puissant, Matt Kahn, guide spirituel intuitif, explore 10 règles d'or conçues pour répondre aux exigences de votre vie quotidienne et vous libérer émotionnellement. En parvenant à faire face aux épreuves et à dépasser l'autosabotage et la colère, vous atteindrez la véritable libération et découvrirez un courant d'amour inconditionnel qui nourrira votre coeur. Les mantras et les exercices de Matt Kahn, empreints d'énergie, vous aideront à amorcer votre évolution spirituelle et à accéder à des degrés supérieurs de bien-être, de liberté et de bonheur. Libérez le plan que l'Univers a pour vous, suivez étape par étape votre chemin de vie et écrivez le témoignage de votre passage sur Terre. Matt Kahn est un guide spirituel et un guérisseur d'un nouveau genre. Touché par une expérience de mort imminente à l'âge de huit ans, et travaillant à son propre éveil depuis lors, il utilise son empathie pour guider les autres vers l'ouverture du coeur, dans une démarche spirituelle simple et démystifiée.
Résumé : Pour avoir été très tôt confronté dans sa pratique aux troubles présentés par les personnalités dites schizoïdes et à leurs processus de pensée, pour avoir d'emblée perçu là le problème majeur de la clinique et de la théorie psychanalytiques contemporaines, Masud Khan s'est trouvé comme contraint d'inventer des concepts, un mode d'écoute et d'interprétation - fort éloigné du décodage - et, plus radicalement, une manière de vivre l'analyse. Des notions classiques, comme celles de traumatisme et de régression, ou plus récentes, comme celles de dépendance et de "faux soi", peuvent alors être saisies au moment de leur émergence : elles prennent corps et vie. Ici le mouvement de la pensée, l'acuité de la sensibilité clinique, l'imprévu de la séance, à quoi correspond souvent le suspense du récit, sont présents à chaque ligne. A travers les thèmes, apparemment divers, abordés dans ce livre - entre autres : le rêve, l'illusion, le corps, le silence, l'amitié, le secret - s'affirme et se renouvelle cette exigence, simple mais inépuisable, qui est au principe de la situation analytique : la nécessité de l'autre pour avoir accès au "soi caché".
Résumé : Avec Nil et autres poèmes, le lectorat francophone retrouve la voix singulière du grand représentant d'un postmodernisme lyrique et critique des marges intérieures de l'Europe, dont l'imaginaire teinté d'ironie se plaît à recueillir et exalter la profondeur dissonante et émouvante des mythes dans notre quotidien. A côté du récent recueil Nil (2018), publié ici dans son intégralité, des poèmes de plusieurs époques ont été rassemblés dans ce volume, pour faire écho à l'originalité de cette oeuvre dans sa variété. Cette poésie de l'allégorie affecte une forme d'insistance butée, qui voudrait triompher du scepticisme à l'usure, rendre possible le miracle une minute avant qu'il ne survienne. Elle s'applique à déjouer les séparations pour esquisser des rapports inouïs, non seulement avec l'histoire et le mythe, mais entre des événements considérés comme trop éloignés. Il s'agit d'une autre forme de la compréhension : non plus l'analyse qui divise, mais l'imagination qui relie, jusqu'au plus lointain, et lui donne ainsi sens dans l'ampleur quasi surhumaine, visionnaire de la représentation. La poésie est le lieu de telles rêveries qui pourraient bien s'avérer justes, si elles n'étaient infalsifiables, c'est-à-dire à la fois irréfutables et improuvables. Ces poèmes, dans leur diversité libre de toute école, ne cessent de nouer des interprétations possibles, pour nous donner à comprendre, à penser, à imaginer et à sentir le monde autrement.
Les deux ensembles ici réunis, Divan du Tamarit et Sonnets de l'amour obscur, sont des testaments poétiques. Qu'aurait ensuite écrit Lorca, sans doute le plus connu des poètes espagnols, le martyr fusillé à l'âge de trente-huit ans par les franquistes ? L'écriture des poèmes de Divan du Tamarit commence au retour du grand voyage de Lorca à New York puis à Cuba, où il fait l'expérience d'une libération, personnelle et poétique. Depuis la réinvention de la tradition arabo-andalouse, les qasidas et les gazels sont des poèmes brûlants comme le sable blanc du désert, où se désintègre le corps devenu pure flamme sonore. Les onze Sonnets expriment un déchirement amoureux d'une intensité à couper le souffle, vécu au fil de l'année 1935. Ils mènent le lecteur à faire un pas de plus dans l'énergie du malheur, quand soudain tout se retourne en pure beauté, depuis la torture amoureuse la plus radicale. Le corps de la langue, traversé par une voix basse qui racle les sons comme un couteau et pourtant les fait chanter comme les cordes d'une guitare, fait entendre ce que l'on ne peut dire que par la poésie.
Nemes Nagy agnes ; Tüskés Anna ; Métayer Guillaume
J'ai porté des statues jusque sur le bateau et voilà pourquoi j'ai sombré. Ágnes Nemes Nagy (1922-1991), l'une des plus grandes voix de la poésie hongroise de l'après-guerre, source d'inspiration de générations de poètes, n'avait jamais bénéficié d'un recueil entier en français. La jeune chercheuse Anna Tüskés a réuni de nombreuses traductions introuvables, dont cinq traductions inédites de Bernard Noël, et d'autres testes disséminés en revue ou jamais publiés dus à Guillevic, Pierre Emmanuel, Bernard Vargaftig, et bien d'autres poètes encore. S'y ajoutent près d'une trentaine de poèmes nouvellement retraduits pour cette édition par Guillaume Métayer. La préface est due à la grande poétesse et romancière contemporaine Krisztina Tóth. Un hommage éclatant à Ágnes Nemes Nagy, poète de l'exploration intime et de la résistance intérieure pendant les années sombres, l'année de son centenaire. "Les origines de cette anthologie remonte à 1968, lorsque Péter Balabán, éditeur en chef chargé du domaine étranger aux éditions Corvina (Budapest), encouragé par le secrétaire du PEN club hongrois György Timár, écrivit au poète et écrivain français Paul Chaulot à propos d'un recueil français de poèmes d'Ágnes Nemes Nagy. Chaulot ayant déjà à cette époque adapté un certain nombre de poèmes de Nemes Nagy en français. [... ] Toute une partie de ces traductions est déjà parue dans diverses revues et anthologies où elles étaient disséminées. Une autre partie, conservée dans le domaine privée d'Ágnes Nemes Nagy, est ici publiée pour la première fois. Enfin, la troisième partie de ces traductions, due à Guillaume Métayer, a été préparée spécialement pour cette édition". (extrait de l'avant-propos d'Anna Tüskés)