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La Coquille. Prisonnier politique en Syrie
Khalifé Moustafa ; Dujols Stéphanie
ACTES SUD
22,20 €
Épuisé
EAN :9782742770205
Après six ans de séjour en France, où il a obtenu un diplôme d'études cinématographiques, le narrateur décide de rentrer au pays. Dès son arrivée à l'aéroport de Damas, il est arrêté par la police politique et conduit dans un bâtiment sinistre du centre-ville, appartenant aux Services de renseignements. Là, il est violemment frappé avant d'être accusé contre toute vraisemblance, lui, le chrétien grec-catholique, d'être membre du mouvement des Frères musulmans. Quelques jours plus tard, il se retrouve dans la gigantesque et terrible prison du désert, en compagnie de milliers de détenus. Commence alors son calvaire qui va durer treize ans... Ce récit, qui se présente comme un journal, restitue sous une forme légèrement romancée les choses vues et entendues par Moustafa Khalifé durant son long enfermement dans les prisons syriennes. Les scènes se succèdent, d'autant plus insoutenables qu'elles sont décrites sobrement sans vaine rhétorique ni pathos. Elles donnent à voir, non seulement la barbarie des geôliers, mais aussi le processus de déshumanisation des détenus et, au-delà, de toute la société.Moustafa Khalifé est né en 1948 à Jarablus, au Nord de la Syrie. Diplômé en droit, il milite dans un mouvement d'opposition d'extrême gauche jusqu'à son arrestation en 1979. Libéré l'année suivante, il est de nouveau arrêté en 1982 pour ne sortir de prison que douze ans plus tard, en 1994.
Le Liban a depuis toujours occupé, au sein du Moyen-Orient, une place prépondérante, en raison de sa richesse humaine et de ses liens privilégiés avec l'Occident. Micro-État de 10 452 km2, montagne refuge, " pays message " (Jean-Paul II), il fut longtemps la seule démocratie parlementaire de l'Orient arabe. Il connaît une incontestable prospérité grâce au dynamisme et au génie de son peuple, un dicton local ne rappelle-t-il pas que " lorsqu'un Libanais tombe dans la mer, il en ressort avec un poisson dans la bouche " ? Sa capitale, symbole d'un paradis d'Orient jusqu'en 1975, est désormais évoquée pour décrire l'enfer de la guerre : " C'est Beyrouth !!! " et pourtant, " cette cité mille fois morte et mille fois revécue " (Nadia Tuéni) perdure tel un Phoenix renaissant de ses cendres. Cet ouvrage souhaite offrir une grille de lecture pour une thématique des plus complexes (guerre froide, guerres israélo-arabes, projet de Grand Moyen-Orient, Democratization studies, nation et state-building, culture de l'Etat- tampon, résolutions 194, 242, 1559, 1701...) afin de mieux appréhender l'échiquier au bois de cèdre. En effet, la devise " ni Orient ni Occident " du pacte national de 1943 fait aujourd'hui place au " ni Etats-Unis ni Iran ". Mais l'équation est-elle aussi tranchée ? Quels sont les acteurs ? Kazem Khalifé examine le contexte géopolitique national, régional et international, offre une étude de l'évolution politique du Liban à l'épreuve du lien interne- externe, et propose une analyse inédite sur la diplomatie et la politique étrangères. A l'heure où les tensions et les passions sont plus que jamais exacerbées, l'auteur nous invite à une approche pondérée et approfondie de la question libanaise.
Orso King est chirurgien de la colonne vertébrale dans un grand hôpital parisien. Il dirige le service d'orthopédie d'une main de fer, rendant une vie tyrannique atout le service. Ses pratiques et fréquentations douteuses n'ont jamais fait de vagues jusqu'au jour où un patient succombe sur la table d'opération. L'inspecteur Châteauneuf est à la tête de l'enquête pour démêler le vrai du faux. Entre deux cigarettes fumées à l'hôpital ou au club de son ami, Orso King doit jongler entre ses soucis professionnels et sa vie sentimentale tout aussi tumultueuse. Ces décès sont-ils les conséquences d'accidents d'anesthésie ou des opérations consciemment vouées à supprimer les patients ? Marc Khalifé nous entraîne dans le milieu des urgences de l'hôpital et l'univers dangereux des spécialistes du bistouri électrique, des pinces et du scalpel.
Résumé : C'est, dans la partie arabe d'Israël, la vie de tous les jours qui nous est décrite ici, faite de déchirements et de drames, de craintes renouvelées et d'espoirs déçus, de résignation patiente mais aussi de violences infligées ou subies. Si les hommes, tels Bassel al-Karmi, révolutionnaire sorti de prison, et son frère Adel, journaliste, cherchent à atteindre par des voies différentes le même but, l'indépendance et la paix, la condition des femmes nous est montrée dans sa plus grande complexité, incarnée par la jeune Rafif, amoureuse d'Adel, collaboratrice à la même revue, et qui ne peut supporter d'être traitée en quantité négligeable par les hommes dont elle partage les risques. A cette figure typique de notre époque fait pendant celle de Saadieh, la paysanne, qui a tout perdu en perdant son mari et qui, travaillant pour élever ses nombreux enfants, est en butte aux sarcasmes et aux calomnies de ses voisines. Saadieh n'a qu'une idée en tête : gagner assez d'argent pour acheter un terrain dans la montagne et y construire une petite maison. Et c'est là que nous nous trouvons soudain confrontés aux brutalités des occupants qui, à coups de bulldozer, dépouillent et chassent les paysans, méprisent la loi et font régner le droit du plus fort. "Les choses n'ont pas qu'un seul aspect", dit l'un des personnages. Aussi le mérite de ce livre est-il de nous montrer les malheurs des paysans, le désarroi des intellectuels, la cruauté du fait accompli qui n'apporte aucune solution durable, le conflit entre les moeurs traditionnelles et la pensée moderne avec une profonde sensibilité et une lucidité toujours en éveil.
Le volume des items à apprendre pour les ECN étant énorme, l'important est d'avoir les idées claires pour comprendre, et surtout retenir, les choses. C'est le but de ce livre. Une centaine d'items a été sélectionnée et mise sous forme d'arbres ou de tableaux. Une lecture rapide, une présentation claire pour permettre de cibler la démarche à avoir devant une certaine situation et retenir les points clés. Les fiches ont été faites à partir de documents de référence et intègrent les principaux mot-clés. Ce livre vous sera utile non seulement pour votre premier tour, pour dégrossir les items, comprendre ce que l'on attend de vous et retenir les grandes idées. Mais il le sera également pour votre dernier tour, en vous permettant de revoir rapidement l'essentiel du programme.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !