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Comment payer la guerre. Un programme radical pour le chancelier de l'Echiquier
Keynes John Maynard ; Quilès Jean-José ; Fils Clau
L'HARMATTAN
14,50 €
Épuisé
EAN :9782738449191
Comment payer la guerre (1940) est considéré comme la quatrième oeuvre maîtresse de John Maynard Keynes (1883-1946), à côté des Conséquences économiques de la paix (1919), après Le traité de la monnaie (1930) et la Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie (1936). Jusque-là inédit en français, ce petit livre est une large anticipation de la théorie et de la politique économique de cette deuxième moitié du XXe siècle. Y apparaissent comme des perspectives nouvelles, l'analyse de l'inflation dans une économie qui se rapproche du plein-emploi, celle du rôle particulier qu'y joue l'épargne, la recherche des fondements précis et quantitatifs de la politique économique, une réflexion omniprésente sur les rapports qu'entretiennent les décisions macroéconomiques de l'Etat et la contrainte d'une justice sociale toujours placée au premier rang des préoccupations, les prémices d'un raisonnement en termes de Comptabilité nationale. Le lecteur familier des écrits de Keynes y retrouve les qualités habituelles : son souci littéraire, sa volonté de tenir compte de tous les aspects et tous les points de vue, son goût particulièrement marqué pour le débat d'idées si ce n'est le pamphlet.
Son nom est sur toutes les lèvres dès qu'un choc survient : John Maynard Keynes (1883-1946), probablement l'économiste le plus influent à ce jour. Résumons grossièrement : tête-pensante de Bretton Woods (Banque Mondiale et Fonds Monétaire International), créateur de la politique du New Deal, théoricien de l'Etat-providence, muse du Plan Marshall et redoutable spéculateur financier. La valeur de John Maynard Keynes ne se résume cependant pas à cette histoire économique. De sa jeunesse à sa maturité, l'économiste Keynes s'est nourri du philosophe Keynes. En faisant combattre les disciplines en duel, il parvient à en faire bouger les lignes. Il les ouvre à une interpénétration qui leur fait spontanément défaut. Les deux essais rassemblés dans ce volume, l'un écrit alors que Keynes est encore étudiant, l'autre alors qu'il est devenu un penseur accompli, permettent de saisir sur le vif cette pensée dont le trait évident est le goût pour la transgression. Une pensée capable de surprendre la crise quand la crise nous surprend. Une pensée décidée à prendre appui sur les extrémités du temps : revenir à la philosophie antique pour évaluer les difficultés morales contemporaines, ou prédire l'état du monde à un siècle de distance pour penser les défis les plus urgents du présent. Dialogue entre la philosophie et l'économie, efficace de la transgression pour résoudre une crise inédite, projection dans le long terme pour mieux saisir le présent : trois leçons dont la validité semble plus forte que jamais.
Keynes John Maynard ; Chemla Françoise ; Chemla Pa
En janvier 2017, l'?uvre de J.M. Keynes entre dans le domaine public. C'est pourquoi nous avons décidé d'éditer ce petit texte devenu avec le temps un texte culte du célèbre économiste. C'est en 1930 que J. M. Keynes publie cet essai dans lequel il propose une réflexion prospective et philosophique sur le devenir du capitalisme. Il y défend vertement l'idée de la fin d'une société gouvernée par l'économie (et de la " science " économique), qui aura alors fini de jouer son rôle, ainsi que l'avènement d'une société de l'abondance. Il exhorte ses descendants à ne pas oublier les priorités humaines essentielles. Et les économistes, tout comme les sociologues ou les philosophes, à toujours s'interroger sur l'avenir des générations futures sans sombrer dans le pessimisme ambiant. Un texte toujours très actuel qui démontre la stupéfiante clairvoyance de Keynes?
Le point de départ d'Un traité sur la monnaie, comme son nom l'indique, est la monnaie. A partir de la monnaie, John Maynard Keynes développe, de fait, des analyses beaucoup plus larges : une véritable théorie économique générale qui se défait peu à peu des dogmes cambridgiens.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.