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Les kamikazés japonais (1944-1945). Leur histoire, leurs ultimes écrits
Kessler Christian
PERRIN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782262102548
Carnets et lettres de kamikazés à la veille de leur dernier envol, 1944-1945 "Chère Seiko, Ton grand frère, en tant que pilote des forces spéciales d'assaut Pour devenir une digue dans le Pacifique doit partir combattre. Jusqu'à présent je n'ai rien fait de ce que doit faire un frère aîné, pardonne-moi. Avec force, gentillesse et joyeusement aussi, suis bien l'enseignement de Maman et de ta grande soeur. Et sois dévouée envers elles pour nous deux Moi, je te protègerai toujours depuis le ciel". "Père, la chance est avec moi. Car j'ai trouvé le lieu où mourir. Oui, c'est dans cet endroit que je mourrai. Au fond de mon coeur je n'ai qu'un seul désir, donner ma vie, et j'irai jusqu'au bout. J'accomplirai mon devoir. Je tomberai avec panache en remplissant ma tâche de soldat de l'Empire". Depuis la dernière décennie, on assiste au Japon à un regain d'intérêt pour les kamikazés, ces pilotes japonais qui, dans la dernière phase de la Seconde Guerre mondiale, à partir d'octobre 1944, se précipitèrent avec leur avion chargé d'une bombe sur les navires de guerre américains. Si après la guerre du Pacifique, par censure et autocensure, le sujet a été tabou, voilà qu'aujourd'hui les universités organisent des expositions de leurs derniers écrits, et que les musées sortent de leurs réserves de nouvelles missives jamais montrées jusque-là, attirant un afflux de visiteurs. Après un rappel historique sur la création et l'entrée en action officielle des tokubetsu-kgeki-tai , ou " corps spéciaux d'assaut ", Christian Kessler présente ici près de 80 lettres, poèmes et testaments inédits de kamikazés, traduits avec l'aide d'Emilie Champmont : autant de documents exceptionnels et touchants rédigés juste avant leur départ pour leur ultime mission. Accompagnés parfois de phanères (cheveux, ongles) comme autant de reliques, ces écrits sont destinés essentiellement à leur famille ; ce lien épistolaire est encouragé par les autorités, qui, au préalable, effectuent un tri et une forte censure. Les Japonais, qui avaient suivi de près la guerre totale de 1914-1918 en Europe, avaient en effet noté à quel point ces derniers échanges avaient joué un rôle dans la résistance des combattants. Il s'agit en réalité " d'enrôler aussi l'arrière " dans un soutien psychologique. Mais pour les kamikazés, les lettres sont aussi et avant tout la matérialisation du difficile renoncement à la vie qu'ils doivent effectuer. Il leur faut partir en paix avec eux-mêmes et avec leur famille. Des regrets, des hésitations, des pleurs, il y en a, bien sûr, mais finalement tout est fait pour atteindre l'idéal d'une acceptation froide et lucide de son destin, en route vers le sanctuaire shintoïste Yasukuni, temple du militarisme, " où l'attendent ceux qui l'ont précédé pour l'accueillir avec des cris de joie ". Un recueil unique et exceptionnel.
Confrontées à la guerre de 1914, deux générations d'écrivain et mettent l'accent sur de nouvelles façons de ressentir et de penser l'événement par le filtre de l'écriture. Cet ouvrage propose une étude de la poétique du roman de guerre, étayée par l'analyse de l'évolution des structures narratives à partir d'un imaginaire commun du feu et de l'apocalypse. La lecture de quelques-unes des œuvres majeures de la littérature mondiale - celles de Barbusse, Remarque, Jünger, Céline, Drieu La Rochelle, Hemingway et Giono, entre autres - souligne les implications morales et historiques de cette guerre. En posant la question du sens et de l'Histoire, le roman de guerre esquisse les premiers traits de la modernité. Un tableau synchronique des événements politiques et littéraires, une bibliographie et une filmographie viennent compléter cette étude.
Résumé : Dans cette nouvelle aventure, notre mi-sirène mi-humaine préférée et ses amis voyagent jusqu'à une cascade ensorcelée qui capture tous ceux qui la franchissent. Seuls Emily et Aaron en réchappent grâce à leur nouveau pouvoir qui annule les enchantements. Mais la cascade est loin d'avoir livré tous ses secrets... Emily sera-t-elle prête à se sacrifier pour libérer toutes les sirènes prisonnières ? Réussira-t-elle à convaincre les habitants des deux mondes de l'importance de la paix entre les humains et les sirènes ? Neptune autorisera-t-il Emily et Aaron à garder le pouvoir qui met en danger son autorité ?
Imaginez une île paradisiaque. le soleil brille, l'eau est turquoise. Emily peut nager en toute liberté et se faire plein de nouveaux amis parmi le peuple de la mer. Ah ça, oui, la nouvelle vie d'Emily, mi-humaine mi-sirène, est tout à fait fabuleuse ! Si seulement, elle n'était pas aller nager du côté du gouffre des Bermudes ! Si seulement, elle n'avait pas réveillé le Kraken ! Car, ce monstre des profondeurs n'est pas qu'une légende...
Diagne Anna M. ; Kesseler Sascha ; Meyer Christian
Au cours de la dernière décennie, la "wolofisation" de la société sénégalaise a connu une accélération telle que, de nos jours, le wolof n'est plus uniquement la langue des Wolof. Il joue en effet le rôle de lingua franca aussi bien dans la politique, les médias et la culture que dans la vie quotidienne. La communication contribue à cette "désethnicisation" de la langue et ainsi à l'émergence d'une "société wolof" de niveau national au Sénégal. Cet ouvrage collectif étudie les différentes dimensions de la communication dans la société wolof, de ses fondements originaux à ses dynamiques contemporaines. Les contributions couvrent des sphères sociales diverses, allant de la politique à la religion, en passant par l'économie, le droit, les relations de parenté, la vie urbaine, la mode, la médecine et la musique.
Résumé : Début 1916, Joffre planifie une offensive générale des Alliés, simultanément sur la Somme, le front russe, les Balkans et l'Italie. Mais les Allemands attaquent les premiers, à Verdun, le 21 février : 1,5 million d'obus s'abattent en une seule journée sur 12 kilomètres de front français ! Une puissance de feu jamais vue jusque-là. Le début de l'enfer... Sur la scène internationale, 1916 est marquée par la révolte arabe contre les Turcs, menée par Lawrence d'Arabie ; la Russie qui jette ses dernières forces dans la bataille avec l'offensive Broussilov et qui se désagrège de l'intérieur : la question n'est plus de savoir s'il va y avoir une révolution, mais quand elle aura lieu et sous quelle forme ; ou encore l'épuisement de l'Allemagne qui, asphyxiée par le blocus britannique, lance la guerre sous-marine à outrance. 1916, enfin, c'est aussi et surtout une vie politique française particulièrement tendue : le mouvement pacifiste s'organise, les socialistes se divisent, l'Union sacrée se meurt, la Chambre et le Sénat se réunissent en comité secret pour se débarrasser de Joffre et d'Aristide Briand, etc. Avec le talent narratif qu'on lui connaît, Jean-Yves Le Naour nous fait entrer dans les coulisses du conflit, alternant les points de vue du pouvoir et du peuple, et même ceux des Anglais et des Allemands grâce au dépouillement des archives diplomatiques. Il fait ainsi tomber nombre de préjugés et d'idées reçues, dont le mythe de Pétain-vainqueur de Verdun : sa mise en avant a en fait répondu à un plan politique cherchant à diminuer Joffre ! Un récit vivant, poignant, qui mêle avec brio faits, sentiments et réalités de la guerre.
Résumé : Année trouble pour le président Raymond Poincaré qui ne retient que le doute qui saisit les Français, 1917 est aussi l'année décisive du conflit qui marque la véritable naissance du XXe siècle avec ces deux tremblements de terre que sont la révélation de la puissance américaine et la révolution bolchévique. La guerre, qui n'est plus nationale mais devient idéologique, est en train d'échapper aux Européens et un monde nouveau d'apparaître, coincé entre deux messianismes : l'idéalisme wilsonien et le communisme. 1917 est surtout l'année de l'épuisement où chacun cherche une porte de sortie honorable. Le gouvernement Français, autour de Joseph Caillaux, entame des pourparlers avec Berlin ; l'Autriche-Hongrie, en la personne de Charles Ier, approche les Alliés pour chercher une voie transactionnelle ; même le pape Benoît XV y va de son projet de paix. Jean-Yves Le Naour met son talent narratif au service de l'Histoire et raconte cette année de paix impossible. Se fondant sur des archives inédites et mêlant les expériences du peuple à celles des hauts fonctionnaires, il dresse un tableau complet qui n'épargne pas les grandes figures que la mémoire a statufié. De l'échec de Ribot, alors président du Conseil, lors des négociations avec l'Autriche aux basses manoeuvres de Clemenceau pour parvenir au pouvoir, tout est révélé. Quand l'histoire se raconte, elle est plus romanesque que la fiction.
Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia ? Alexandre, César et Lucrèce ? ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.
La guerre de sécession (1861-1865) fut la plus coûteuse en vies humaines et en pertes matériellesde toute l'Histoire des Etats-Unis. Ce furent quatre années de batailles sauvages, avec 2 800 000combattants, qui firent quelque 628 000 morts et des centaines de milliers de blessés, sur une population de 35 millions d'habitants. Elle fut aussi l'une des guerres les plus intenses et les plus compliquées de tous les temps, atteignant un degré de brutalité mécanique préfigurant les horreurs de la Première guerre mondiale, cinquante ans plus tard, avec des batailles très brèves et meurtrières, les camps de prisonniers, les premières tranchées... De nouveaux moyens de combat (cuirassé, sous-marin, fusil à répétition, télégraphe, voies ferrées) furent utilisés. Pourtant, nous dit l'auteur « Si la Première guerre mondiale était inutile et cruelle, la guerre de sécession fut tout aussi meurtrière, mais elle ne fut pas inutile »: de là naquit l'Amérique moderne. Avec cette nouvelle histoire à la fois très documentée et très claire, Keegan nous livre aussi une vision passionnante de l'Amérique au milieu du XIXe siècle. Il remet à juste titre en question beaucoup d'idées reçues telles que: Etats du Sud peuplés de propriétaires d'esclaves, vision hollywoodienne de la vie des Sudistes (riches planteurs et non masse de blancs pauvres et sans esclaves), guerre longuement préparée,soldats bien entraînés... Il nous explique aussi l'impact de cette longue guerre sur la situation économique, la psychologie et l'évolution des comportements, en particulier pour les femmes dont le rôle très important modifia le statut et la perception qu'elles avaient d'elles-mêmes, dans le Sud comme dans le Nord.
Résumé : L'événement que l'historien Pierre Laborie (1936-2017) nous aide à penser est celui, majeur, de Vichy, de l'Occupation et de la Résistance, tel que les Français l'ont vécu au jour le jour, sans savoir ce que seraient les lendemains. Pour ce faire, il convient de se débarrasser au préalable d'innombrables idées fausses induites par les usages politiques et mémoriels de cette période et qui, à force d'être répétées, ont pris valeur d'évidences. Les mots de Pierre Laborie, forgés pour étudier l'opinion publique et les comportements des années 1930 et 1940, appartiennent désormais au langage commun des historiens : ambivalence, mental-émotionnel collectif, penser-double, non-consentement. Ils aident à retrouver les clés, les gestes, les paroles, les masques, les silences, les non-dits, l'implicite des expériences du temps perdu et dispersé des années "troubles". "Il y a des mots qui font vivre", écrivait Paul Eluard. Tel est bien le cas de ceux de Pierre Laborie, convaincu que "l'Histoire s'efforce, au-delà de la fragilité des émotions, de tisser quelques-uns des fils qui transmettent l'expérience pour que l'héritage serve à un dialogue de raison, qui font des fidélités maintenues une volonté de dépassement du néant".
Résumé : Dans la lignée d?Albert Londres ou Henri Béraud, Xavier de Hauteclocque est dans l?entre-deux-guerres un grand-reporter audacieux, auteur d?enquêtes dans le Grand Nord, sur la route de La Mecque ou aux confins de l?URSS. Ami de Kessel, parfaitement germanophone, il entame dans les années 1930 une série de reportages chocs dans une Allemagne en pleine crise. Cet ouvrage présente les trois enquêtes menées par Hauteclocque au coeur d?un pays gangrené par le nazisme. Ses textes sont tous d?une clairvoyance désespérée et d?un rare courage. Il multiplie les révélations sur les SA et les SS, les disparitions, les assassinats, les tortures, et sur la propagande du régime. Ses trois livres, A l?ombre de la croix gammée, La tragédie brune et Police politique hitlérienne, témoignages hors du commun, alertent l?opinion publique française et inquiètent le régime nazi, au point que les services spéciaux jurent sa perte.
Histoire des mentalités, le premier volume, La guerre, oui ou non, brosse le tableau d'une opinion publique divisée devant l'Allemagne nazie et évoque les incertitudes d'une nation anémiée physiquement et moralement. Mal remise de la saignée de la Grande Guerre, affaiblie par des années de médiocre politique, écartelée entre la crainte du communisme et la tentation fasciste, rongée par la xénophobie et l'antisémitisme, la France se réfugie dans l'attentisme pour se lancer finalement au combat, à l'avant-garde des démocraties, à travers l'épreuve douteuse de la "drôle de guerre". A travers une étude novatrice de l'histoire industrielle et militaire, le second volume rappelle que le sort du pays dépendait largement des Ouvriers et soldats. Qui incriminer si, en 1940, l'armement était incomplet, l'aviation insuffisante, la mécanisation manquée, la stratégie et la tactique inadaptées et le moral incertain ? L'auteur met en lumière le formidable effort de guerre entrepris à partir de septembre 1939 par le ministre de l'Armement Raoul Dautry, comme il montre, des Ardennes à la mer, le sursaut final des combattants de mai-juin 1940. Mais dans les deux cas, trop tard. L'histoire n'attend pas...
Histoire des mentalités, le premier volume, La guerre, oui ou non, brosse le tableau d'une opinion publique divisée devant l'Allemagne nazie et évoque les incertitudes d'une nation anémiée physiquement et moralement. Mal remise de la saignée de la Grande Guerre, affaiblie par des années de médiocre politique, écartelée entre la crainte du communisme et la tentation fasciste, rongée par la xénophobie et l'antisémitisme, la France se réfugie dans l'attentisme pour se lancer finalement au combat, à l'avant-garde des démocraties, à travers l'épreuve douteuse de la "drôle de guerre". A travers une étude novatrice de l'histoire industrielle et militaire, le second volume rappelle que le sort du pays dépendait largement des Ouvriers et soldats. Qui incriminer si, en 1940, l'armement était incomplet, l'aviation insuffisante, la mécanisation manquée, la stratégie et la tactique inadaptées et le moral incertain ? L'auteur met en lumière le formidable effort de guerre entrepris à partir de septembre 1939 par le ministre de l'Armement Raoul Dautry, comme il montre, des Ardennes à la mer, le sursaut final des combattants de mai-juin 1940. Mais dans les deux cas, trop tard. L'histoire n'attend pas...