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Ce grand vent ira-t-il plus loin que le matin ?
Kervern Alain ; Plusquellec Yves
PART COMMUNE
12,00 €
Épuisé
EAN :9782844181039
En référence à des interrogations fondamentales, le titre de ce livre fait écho à l un des premiers vers du chapitre 23 de « La Voie et sa vertu », bréviaire de la sagesse humaine composé par Lao Tseu au IV eme siècle avant notre ère. « Ce grand vent ira-t-il plus loin que le matin » raconte l histoire d une ville qui redécouvre qu elle est un port après de longues années d amnésie et de métamorphoses. C est aussi l histoire d un jeune homme qui retrouve le goût de la vie quand il embarque un matin sur un caseyeur et part pêcher le crabe dans le raz de Sein. Quel est le trait commun à ces deux destins? Celui de la mer d où toute chose tire son origine. Cette réalité nous oblige à réfléchir au pourquoi et au comment de cette énorme masse d eau qui impose sa loi à notre planète. De cette énigme un questionnement sourd: celui des rapports ambivalents que les hommes entretiennent avec l environnement marin. Ce livre est encore une tentative pour témoigner que nous sommes nous-même la substance de l univers. Ce livre parle aussi d un monde qui finira sans être achevé. Biographie de l'auteur Né en 1945, Alain Kervern, enseignant de japonais à l Université de Brest, a traduit et publié de nombreux ouvrages sur le haïku. Ce grand vent ira-t-il plus loin que le matin est son quatrième livre aux Editions La Part Commune, après Terre des commencements, Le saké, la lune et l amour, et L archipel des monts d Arrée. Yves Plusquellec vit à Brest, il est graveur.
Manuel Cortella, dessinateur, et Alain Kervern, enseignant de japonais et traducteur, ont arpenté Brest, Landerneau et Ouessant au rythme des pérégrinations physiques et mentales de ceux qui suivent leur seule intuition. Ils ont célébré chacun de ces lieux en combinant haïku et dessins, à la manière des techniques japonaises du haïga. Ce livre rend témoignage de ce qu'ils ont vécu au cours de ces trois expériences.
Pourquoi les non Japonais se mettent-ils à l'école d'une forme poétique aussi particulière que celle du haïku? A travers les techniques de cette poésie qui est pour eux une nouvelle forme d'expression, ils font la découverte et l'apprentissage d'une autre culture et d'une autre façon de percevoir le monde. Il leur faut beaucoup d'innocence, de talent et de travail pour donner consistance à un genre poétique qui dans leur propre culture n'a ni tradition, ni références littéraires. Tel est l'enjeu. Tels sont les paradoxes de l'interculturalité.
C'est Sous-Offs, paru en 1889, qui a fait connaître Lucien Descaves : un scandale a éclaté à la parution de ce roman franchement antimilitariste, qui a valu au jeune auteur et à son éditeur un procès retentissant pour injures contre l'armée. Descaves y dresse le portrait satirique et sans concession de la vie d'une caserne à Dieppe. Une galerie de sous-officiers s'offre à nous, médiocres, souvent ridicules, donnant de l'univers militaire une image à la fois dérisoire et étriquée. Par son naturalisme - qui n'exclut pas une écriture artiste - ce roman nous plonge, grâce à l'évidente jubilation de son auteur, dans un certain pan de la société française de cette fin de XlXème siècle. Proche de certaines idées qu'on qualifierait aujourd'hui de libertaires, Lucien Descaves, par la généreuse virulence de sa plume, devrait trouver aujourd'hui un écho chez nos contemporains.
Publiés respectivement en 1917 et 1919, ces deux articles, qui sont à l'origine des commandes, célèbrent deux auteurs américains dont on commémore les centenaires respectifs. S'ils font aujourd'hui figures de classiques, il n'en était pas de même un siècle plus tôt. Et c'est là que la sagacité de Virginia Woolf montre toute son ampleur et sa justesse. Critique subtile, pénétrante, percutante, elle sait saisir le sens d'une oeuvre, ses fondations comme ses ramifications. Sa grande finesse psychologique, son érudition et sa recherche formelle, qui font d'elle l'une des plus grands écrivains de langue anglaise, sont ici au service de deux auteurs, deux oeuvres, dont les préoccupations peuvent, au prime abord, paraître éloignées des siennes, mais qui la rejoignent dans la revendication d'une liberté, d'une libération conquise de haute main.
Il aimait faire le clown, dans la vie comme dans son oeuvre. Se mettre en scène, se raconter, de lui-même faire un personnage à la fois tragique et dérisoire. Ainsi le vit-on paraître en pornographe provocateur des années d'après-guerre, en prophète annonçant une apocalypse américaine, en gourou d'une Californie jouissive, en vieillard lubrique... Mais le personnage ne doit pas masquer l'oeuvre, abondante, puissante, généreuse: le nombril de Henry Miller était l'oeilleton magique par lequel il voyait sans oeillères le monde. Son oeuvre est une autobiographie narcissique, monumentale, puissante, généreuse, dramatique, ironique et toujours en grand chant païen. Au centre il y a les deux Tropiques et les trois volumes de la Crucifixion en rose, grands romans, lyriques autant que philosophiques, chants d'un moderne et rigolard Dostoïevski en lesquels le clown montre qu'il est une autre face de l'ange. Et Miller n'a pas manqué, en sa longue vie et en ses nombreux autres livres, faits de souvenirs, témoignages, réflexions, correspondances, qu'Auguste au centre du cirque est un ange dont les ailes ne demandent qu'à se déployer.
De leur rencontre en 1846 dans l'atelier du sculpteur James Pradier, jusqu'à leur rupture violente en 1854, Gustave Flaubert et Louise Colet échangèrent d'innombrables lettres. Quoi que l'une des plus belles correspondances amoureuses de la littérature, cet ensemble n'a inexplicablement jamais fait l'objet d'une publication isolée. Ces lettres accompagnent par ailleurs la germination de Madame Bovary. Flaubert, qui est encore un tout jeune homme de 25 ans quand il rencontre la belle et brillante Louise Colet, d'une dizaine d'années son aînée, y apparaît tour à tour tendre, malicieux, tourmenté par les " affres de la création " ou savoureusement paillard. Lire ces lettres, c'est découvrir la vraie nature humaine et littéraire de Flaubert, l'extraordinaire liberté de son génie et son tempérament passionné. C'est surtout s'initier à ce qui constitue sans doute l'un de ses chefs-d'?uvre : sa correspondance !