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Puissance des droits. Théorie, histoire, critique
Kervégan Jean-François
PUF
27,00 €
En stock
EAN :9782130878063
Qu'est-ce qu'un droit ? Cette question faussement simple a reçu de multiples réponses. La question a aussi une histoire : le débat sur les droits est surtout un débat moderne, qui a acquis une importance majeure lors des bouleversements qui ont donné naissance au monde qui est le nôtre. Quelle que soit la nature des droits (leur être) et la définition de ceux qui les ont (les humains, mais peut-être aussi d'autres entités), la question se pose des conditions de leur jouissance : avoir des droits est-il donné à tous ou est-ce le privilège de certains ? Faut-il considérer, comme le suggèrent les représentants de l'illibéralisme contemporain, qu'il est temps d'en finir avec le grand récit des droits construit par les révolutions du XVIIIe siècle ? La puissance des droits continue pourtant de s'exercer, et d'animer les combats qui tracent les voies conduisant à un monde meilleur : un monde où les droits ne seraient plus des revendications abstraites ou des proclamations sans consistance.
Explorer l'Allemagne, c'est explorer quelque chose qui était là avant d'exister : un emplacement sur la carte de l'Europe, une tache dans son histoire, au mieux une " culture ", comme on dit quand on ne sait comment nommer les choses. C'est aussi se confronter à des constructions intellectuelles grandioses qui ont eu pour auteurs, entre autres Kant, Fichte, Hegel, Marx, mais aussi Nietzsche, Husserl, Heidegger. Pourtant, si la philosophie a pour territoire l'universel, pourquoi s'intéresser à la philosophie allemande ? Et d'abord, peut-il y avoir quelque chose de tel ? C'est à une enquête sur la spécificité de la philosophie d'expression allemande que nous invite ce livre. Enquête qui réfléchit en même temps le parcours de son auteur. Ainsi l'entretien avec Thibaut Gress qui ouvre le livre montre le long commerce passionné entretenu par Jean-François Kervégan avec les penseurs allemands, de Kant et Hegel à Habermas et Honneth ; il éclaire son mode d'approche et la façon dont il comprend aujourd'hui l'activité philosophique. Cet échange dense et précis interroge la conception ambitieuse de la rationalité portée par cette philosophie : le projet d'autodétermination de la raison, son pouvoir normatif. Les chapitres ultérieurs détaillent ces formes et pouvoirs de la rationalité au prisme de l'événement révolutionnaire et scrutent les échos contemporains des thèmes et des problèmes issus de la tradition de l'idéalisme allemand. Ils évoquent enfin la question disputée de l'existence d'une pensée post-métaphysique. Un parcours engagé et érudit.
Résumé : L'affaire est entendue, et Karl Jaspers l'a résumée : Cari Schmitt fait partie avec Heidegger de "ces professeurs [...] qui ont tenté de prendre intellectuellement la tête du mouvement national-socialiste". Depuis lors, nonobstant, des contradicteurs distingués, Strauss, Löwith, Peterson, Kojève, Blumenberg, Habermas, Derrida..., ont discuté âprement ses thèses, souvent pour les rejeter, comme il en va avec tous les classiques intéressants, de Platon à Wittgenstein. Aussi l'heure est-elle venue de "partir de Cari Schmitt", au double sens de reformuler des questions essentielles à partir de certains de ses travaux et de lui donner congé lorsqu'il ne nous aide plus à penser. Certains de ses concepts (le nomos de la terre, la constitution comme décision "existentielle"...) ou des concepts sur lesquels il a apposé son empreinte (le pouvoir constituant, l'Etat de droit "bourgeois") éclairent différemment des questions telles que le rapport entre décision et rationalité ; l'enracinement des normes juridiques dans les institutions ; le statut de l'ordre constitutionnel et ses présuppositions ; les effets pervers du retour de la morale en politique internationale (droits de l'homme et démocratie forment-ils le couple uni que l'opinion dominante nous décrit ?). Mais cette fécondité se heurte à une limite fondamentale : Schmitt est plus efficace pour penser des ruptures et des instaurations que pour décrire le fonctionnement normal de l'ordre juridique établi. A jamais, il demeure un penseur du dissentiment.
Résumé : L'oeuvre de Georg Wilhelm Friedrich Hegel (1770-1831) est incontestablement difficile d'accès, mais elle est de celles qui ont dessiné le paysage de la pensée contemporaine. En nous incitant à dépasser les préjugés, ce que nous croyons savoir de cette philosophie (le thème de la fin de l'histoire, celui de la ruse de la raison, celui de la dialectique, et en particulier celle du maître et de l'esclave...), cet ouvrage nous permet de suivre la constitution progressive du " système " hégélien, dont la Phénoménologie de l'Esprit est une étape majeure, en exposant ses grandes articulations : logique, nature, esprit. " Il est sot de rêver qu'une quelconque philosophie surpasse son monde ", écrit Hegel. Au travers de cet ouvrage ressort en quoi cette philosophie peut nous aider à penser ce qui est, donc à être philosophes.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».