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La qualité des soins en France
Kervasdoué Jean de
ATELIER
9,30 €
Épuisé
EAN :9782708235120
Depuis plus de dix ans, le thème de la qualité des soins est au c?ur de toutes les réflexions et mesures visant à améliorer notre système de santé. Mais en dépit des intentions affichées, la France accuse encore un important retard en la matière. Un chiffre suffit à nous alerter sur l'importance du problème : chaque année, les infections contractées lors d'un séjour hospitalier, dites nosocomiales, causent 10 000 décès. Ce livre se veut d'abord un plaidoyer pour la mise en ?uvre des procédures de qualité. Il met cependant en garde contre une certaine conception des politiques de qualité de soins qui pourrait mener à une bureaucratisation et une déshumanisation des pratiques médicales. Il propose des mesures opérationnelles susceptibles d'être développées rapidement. Ecrit par l'un des meilleurs spécialistes de la question, cet ouvrage n'hésite pas à bousculer tous les conservatismes et à avancer des solutions audacieuses.
Résumé : Le monde entier envie notre modèle social, et nous sommes assez fiers de ne laisser - du moins en théorie - aucun citoyen sur le carreau. Mais le miracle de la "Sécu" est gravement menacé par l'évolution démographique, la faible croissance économique et, surtout, par l'impéritie successive des gouvernants qui ont laissé croire que le système pourrait répondre inchangé à l'explosion des savoirs et des techniques médicales. Or ce système est à bout de souffle, on ne peut plus accroître les prélèvements ni raboter les dépenses : l'asphyxie solidaire nous guette. Ni l'opinion publique ni nos dirigeants ne considèrent la protection sociale en général et l'assurance maladie en particulier comme des priorités. Morale redoutable de l'histoire : l'inégalité règne et la qualité des soins, excellente ici, est médiocre là. Jean de Kervasdoué propose de profondes réformes pour éviter que les charges sociales et les bons sentiments n'étouffent notre précieuse solidarité et contribuer à sauver la "Sécu".
Directeur des Hôpitaux au ministère de la Santé de 1981 à 1986, spécialiste internationalement reconnu de la gestion des services de santé, Jean de Kervasdoué croyait tout connaître de l'Hôpital. Il avait visité des centaines d'établissements au cours de sa carrière, en connaissait personnellement les principaux responsables, avait directement participé à leur gestion, à leur organisation, à leur réforme.Pourtant, il manquait une dimension à son regard, celle que confère la position allongée et l'absolue dépendance de celui qui souffre. Un inavouable accident de patin à roulettes sur un trottoir parisien, aux conséquences redoutables, lui fournit l'occasion de vivre cette expérience initiatique. Certes, il ne découvre rien qu'il ne sache déjà. Les dysfonctionnements, le manque de personnel, l'absence de coordination entre les services, la déresponsabilisation des agents, le gâchis financier, la disparition de la compassion à l'égard du patient, l'inhumanité des usines à soigner sont des réalités décrites dans de nombreux rapports administratifs. C'est toujours autre chose de les vivre concrètement, d'en subir les conséquences dans sa chair.Avec un humour volontiers provocateur, Jean de Kervasdoué livre le récit personnel de cette expérience, qu'il complète d'une analyse critique (et auto-critique) d'un quart de siècle de réformes hospitalières.
Collaborateur des ministères de la Santé et de l'Agriculture, directeur des hôpitaux, chercheur, ingénieur, aujourd'hui titulaire de la chaire d'économie et de gestion des services de santé au Cnam, membre de l'Académie des Technologies, Jean de Kervasdoué a consacré sa vie aux secteurs de la santé et de l'environnement. Il a publié de nombreux ouvrages et plusieurs centaines d'articles dans ces domaines.
Déjà, Les prêcheurs de l'Apocalypse soulignaient l'inanité opérationnelle du principe de précaution.Depuis, la prétention de cette prétendue « précaution » a reçu d'amples, nombreuses et, parfois,réjouissantes illustrations. La meilleure d'entre elles est sans doute l'épisode de l'épidémie de grippeH1N1. Si elle n'a pas été catastrophique, c'est moins grâce aux mesures prises par le gouvernement, achat de 10% des vaccins mondiaux et d'un tiers des capacités mondiales de production de Tamiflu, que par le caractère certes contagieux mais peu virulent du virus. Les Français se protègent, les Français ont peur. Ils croient que le cancer s'étend, que la vie moderne fait des ravages, que les nanotechnologies sont la menace de demain. La « nature » devient leur ultime recours, alors qu'ils s'en protègent et que, par ailleurs, ils n'ont jamais aussi bien et aussi longtemps vécu. De surcroît, cette déraison précautionneuse détourne le regard des véritables problèmes de l'environnement, comme la biodiversité ou la nécessité de se détacher progressivement des énergies fossiles. Non, définitivement, la peur est au-dessus de nos moyens et, comme le disait Pierre Dac: à force de prendre des vessies pour des lanternes? on se brûle. Cet ouvrage a pour seul objectif d'éviter quelques unes de ces brûlures collectives: investissements inutiles, règlements inopérants et précautions qui ne protègent de rien. Le principe de précaution ne peut pas être « raisonnable». Il demeure une insulte à la raison.
Pourquoi la station Javel a-t-elle pris le nom d'un industriel quand tant d'hommes et de femmes ont fait bouger les lignes lors des grèves de 1936 dans les usines Citroën ? Qui se souvient, aujourd'hui, des noms des neuf victimes de la police de Papon au métro Charonne, en 1962 ? Comment ne pas s'amuser de voir une station de Levallois-Perret nommée en hommage à Louise Michel, enterrée dans la commune qui était alors à mille lieux du fief des Balkany ? En nous proposant un voyage dans le Paris populaire via le métro parisien, Laurence De Cock et Mathilde Larrère se réapproprient la porte d'entrée proposée par Loran Deutsch dans son Métronome, mais en remettant l'histoire sur ses pieds. Contre les chantres du roman national et des " grands hommes ", elles proposent de montrer comment les rues et les monuments de la capitale ont été le théâtre de la lutte des habitant-e-s, anonymes et ordinaires. Une histoire que les manuels scolaires et les discours officiels négligent, mais qui prend force et vie lorsque l'on se donne la peine d'y regarder de plus près. Redécouvrir cette histoire singulière, faite de tranches de vie et de combats acharnés, c'est non seulement puiser dans les engagements d'hier pour inventer les nôtres, mais c'est aussi se réapproprier l'espace public pour ne pas laisser la rue aux falsificateurs de l'histoire...
Que sait-on aujourd'hui d'Abraham Henri Kleynhoff, soldat inconnu du sport français, tombé au Front à l'hiver 1915 ? Ou, plus lointain, de Joseph Charlemont, combattant de la Commune et introducteur de la boxe en France ? Alors que Paris s'apprête à organiser les Jeux olympiques de 2024 et que l'on célèbre les "valeurs du sport", qui se souvient qu'en 1936, des militants tentèrent d'opposer aux Jeux olympiques de Berlin, transformés en vitrine du nazisme, des olympiades populaires dans l'Espagne du Frente popular ? Dans cet ouvrage, Nicolas Kssis nous invite à cheminer à travers l'histoire des cent cinquante dernières années pour y découvrir comment des femmes et des hommes d'origines et d'horizons divers unirent leurs forces pour faire du sport le lieu de l'émancipation individuelle et collective. En mobilisant des figures méconnues autant que des noms devenus emblématiques (Léo Lagrange, Auguste Delaune), en retraçant leurs parcours faits de grands combats et de petites anecdotes, Nicolas Kssis nous offre une histoire incarnée du sport, loin des instances du CIO ou des cotations boursières.
Algérie, Soudan, Irak, Chili, Iran, Colombie, Liban, Hong Kong, France... Sous le ciel menaçant du dérèglement climatique, un vent de protestation s'est levé en divers endroits de la planète. Il a soulevé, sans parvenir à le déchirer, le voile de l'illusion du meilleur des mondes régi par le marché et habillé par une démocratie vidée de son sens. Une partie des habitants du globe s'est dressée contre la violence des pouvoirs et l'omnipotence de l'argent. L'aspiration à l'émancipation renaît. Plutôt que d'apparaître comme un ailleurs inaccessible retiré dans le jardin des rêves, l'utopie a retrouvé la vigueur qui avait conduit les insurgées du XIXe siècle à s'en emparer pour se libérer de leurs chaînes. Ce livre plaide pour que chacune d'entre nous se mette à l'écoute des pratiques émancipatrices qui, du Chiapas à Notre-Dame-des-Landes, des collectifs de Gilets jaunes aux places d'Alger et de Santiago, en passant par les associations et les lieux du travail, dessinent, dès aujourd'hui, le visage d'une démocratie réelle et toujours inachevée.
Chacun est prompt à donner son avis sur le " statut " des cheminots... mais que font-ils vraiment ? Le sait-on ? Cet ouvrage est une plongée passionnante dans le quotidien de leur travail. Raconter le travail des cheminots Dans le débat public, il est beaucoup question du statut des cheminots, des grèves, d'endettement, de la fermeture de gares... Il y a pourtant toujours un grand absent : le travail des gens du rail tel qu'ils le font et le vivent au quotidien, et ce qu'ils mettent d'eux pour que, jours et nuits, les trains circulent. En une trentaine de récits, cet ouvrage plonge au coeur du travail, aux guichets, dans les bureaux, en gare, sur les voies, dans les trains... formant une mosaïque de textes qui nous font voyager dans l'univers fascinant du train. La culture cheminote Rassemblant les récits par métiers, les chapitres seront introduits par des courts récits centrés sur le parler cheminot. Car chaque métier a son appellation ! " Pieds fins ", " Bras morts ", " Araignées de fourgon " et " Fromage blanc " ne sont qu'un échantillon d'une vaste culture dont témoignent la plupart des textes réunis dans cet ouvrage. Une culture profonde, facteur d'union, qui rime avec service public et solidarité.