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Le mythe Hitler
Kershaw Ian - Chemla Paul
FLAMMARION
11,20 €
Épuisé
EAN :9782081217812
Mon Führer que j'adore avec ferveur! C'est votre anniversaire et nous n'avons que deux voeux ardents: que tout, dans notre patrie, soit aujourd'hui et demain exactement comme vous voulez que cela soit, et que Dieu vous préserve pour nous à jamais! Votre fidèle E. E." Telle cette Berlinoise en 1935, ils furent des milliers à témoigner leur adoration au Führer - jusqu'à Stalingrad. Hitler n'était-il pas un génie politique, doublé d'un homme simple et bon, photographié ici embrassant un enfant, là au côté d'un vieillard hospitalisé? Un célibataire qui sacrifiait les bonheurs de la vie maritale à la grandeur du destin de l'Allemagne? Un chef capable d'annexer l'Autriche sans verser une goutte de sang? Un grand bâtisseur, enfin, qui avait su relever son pays de la misère... Ce culte de la personnalité fut l'élément clé de l'intégration politique au système nazi. Seule la puissance du mythe était à même de contenir les forces centrifuges du Parti: si ses dignitaires étaient parfois perçus comme des individus cupides et hypocrites, Hitler faisait figure d'incorruptible héros de la nation. Et quand le parti se livrait à des exactions, c'était sans l'assentiment de son Führer. Les enquêtes d'opinion secrètes effectuées par les autorités nazies confirment l'effrayant diagnostic posé par Hitler lui-même: "la grande masse de la population allemande a besoin d'une idole". Biographie de l'auteur Né en 1943, auteur d'ouvrages sur le IIIe Reich qui ont été traduits dans des dizaines de langues, Ian Kershaw est l'un des meilleurs spécialistes mondiaux du nazisme. Sa biographie de Hitler a été publiée en français chez Flammarion.
Résumé : "Comment Hitler a-t-il été possible ? Comment un désaxé aussi bizarre a-t-il pu prendre le pouvoir en Allemagne, pays moderne, complexe, développé et culturellement avancé ? Comment a-t-il pu, à partir de 1933, s'imposer à des cercles habitués à diriger, bien éloignés des brutes nazies ? Comment a-t-il réussi à entraîner l'Allemagne dans le pari catastrophique visant à établir la domination de son pays en Europe, avec, en son coeur, un programme génocidaire terrible et sans précédent ? La réponse à ces questions, je ne l'ai trouvée qu'en partie dans la personnalité de l'étrange individu qui présida aux destinées de l'Allemagne au cours de douze longues années. Hitler, ceux qui l'admiraient comme ceux qui le dénigraient en convenaient, était une personnalité extraordinaire. Il avait de grands talents de démagogue ainsi qu'un oeil sûr, qui lui permettaient d'exploiter impeccablement la faiblesse de ses adversaires. On peut l'affirmer avec certitude : sans Hitler, l'histoire eût été différente. Cela donne à penser que la clé de l'énigme est à chercher moins dans la personnalité de Hitler que dans les changements vécus par la société allemande elle-même, traumatisée par une guerre perdue, l'instabilité politique, la misère économique et une crise culturelle. A toute autre époque, Hitler serait certainement resté un néant". Ian Kershaw.
Evénement majeur de notre siècle, le nazisme demeure également une énigme majeure posée aux historiens. Tour à tour, ceux-ci l'ont expliqué par le phénomène général du fascisme - mais sans rendre raison de la question raciale, périphérique dans le fascisme italien, centrale dans le régime hitlérien ; par le totalitarisme antibourgeois - mais, entre le nazisme et le stalinisme, les différences de buts, d'idéologie, de structures économiques et sociales l'emportent sur les similitudes d'apparence ; par la personnalité de Hitler, décidant tout et tout seul, du génocide comme de la guerre - mais au risque de ne pouvoir dire pourquoi le régime hitlérien consista en une polycratie, multiplicité de centres de pouvoir et d'initiatives bureaucratiques, plus ou moins autonomes et rivaux. Entre l'omnipotence diabolique de Hitler et la description de son pouvoir comme celui d'un "dictateur faible", face à un appareil d'Etat tout-puissant, Ian Kershaw risque une vision nouvelle. Ce qui devient objet d'histoire, ce n'est plus Hitler, mais sa position exceptionnelle, réelle, immense et qui excédait la mesure d'un individu sans qualité, tribun de brasserie, déclassé social, artiste raté. L'autorité charismatique qu'il exerça n'était pas une autorité traditionnelle, héréditaire ou hiérarchique, ni celle, légale, de la bureaucratie ; elle se fondait sur la perception - toujours renouvelée - par la masse de qualités, d'une mission, d'un héroïsme supposés du chef. Le charisme permet enfin de penser ensemble tous les traits que les interprétations précédentes avaient jusqu'alors séparément soulignés : le pouvoir de Hitler résultait de la collaboration, de la tolérance, des faux-espoirs ou de la faiblesse de tous ceux qui, en Allemagne, occupaient une position de pouvoir ou d'influence - tous reportèrent leurs attentes ou leurs ressentiments sur la personne du dictateur. Il devint l'emblème de l'activisme, la source de l'autorité légitime, l'instance de confirmation ou de sanction des faits et gestes de quiconque agissait selon les intentions qu'il prêtait au Führer. De cela résultait une combinaison sans précédent d'instabilité institutionnelle et de dynamisme hors du commun, qui, incapable de stabilisation dans des formes légales, finit dans l'autodestruction.
Résumé : Le 20 juillet 1944, une bombe éclate à la "Tanière du loup", quartier général de Hitler. L'instigateur de l'attentat, Claus von Stauffenberg, rentre à Berlin pour mettre en oeuvre le coup d'Etat qu'il a préparé avec les autres conjurés ; mais la nouvelle que le Führer a survécu fait tout échouer. La "chance du diable" a encore frappé, et la vengeance de Hitler sera terrible... L'"opération Walkyrie" a été un coup de tonnerre dans l'histoire du IIIe Reich. Il faut se représenter le courage de ces hommes d'honneur, dont le dilemme était terrible : tuer Hitler, c'était décapiter l'Allemagne alors que le pays se trouvait dans une situation critique, menacé de perdre la guerre ; en cas d'échec, au contraire, cela signifiait l'accusation de haute trahison et l'ignominie. Adapté de la biographie que Ian Kershaw a consacrée à Hitler, ce livre propose le récit, quasiment heure par heure, de l'attentat et de ses suites. Il éclaire la personnalité des conjurés et détaille le châtiment qui s'est ensuivi, à l'aide de documents très peu connus du grand public (rapports de la SS, récit des exécutions ou dernières lettres des conjurés avant de mourir).
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)