Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Vertiges
Kermann Patrick ; Dormoy Christine
ESPACES 34
17,00 €
Épuisé
EAN :9782847051582
Vertiges ne propose aucune fable, aucune narration autre que celle de l'apparition-disparition. Voici ce qu'en écrit Patrick Kermann en décembre 1999 : "Ce qui m'intéresse dans ce projet ? Trouver des formes minimales et fortes et des langues différentes qui reflètent avec humour ou dérision notre monde en pleine déréliction, varier le jeu des langues cassées, brisées, réduites, jouer sur la peur de l'autre ou la jubilation du dire. Soit des formes légères et graves pour dire la catastrophe de notre monde". Vertiges pose une question, toujours particulièrement vive, et qui irrigue l'écriture de Patrick Kermann : où se tenir quand le monde, la langue sont devenus inhabitables ? Outre le texte d'origine, inédit, de Patrick Kermann, ce livre comprend l'adaptation scénique écrite par Christine Dormoy, en étroite collaboration avec lui, en vue de la création sous forme d'opéra. Dans cette création, le quatuor lyrique incarne la voix de la cité moderne, c'est-à-dire le monolinguisme consensuel qui en même temps ne parvient pas à parler d'une seule voix. Les autres personnages, clowns-acteurs-chanteurs-instrumentistes, ressassent la détresse et la peur d'être au monde : ce sont des monomaniaques surgis au bord de l'abîme.
Il s'agit ici d'une sorte de déambulation dans un no man's land entre terre et enfer. Des voix (âmes errantes, fantômes, des non encore nés ?) se font entendre qui ont été saisies d'effroi par ce qu'elles ont vu. Elles cherchent à dire alors qu'elles sont devenues incapables de parole. D'où une langue qui ressasse, crie, murmure, s'égare, une langue qui porte solitude et fragments de mémoire. Parmi ces voix, cependant, au milieu des ruines, Guide semble indiquer un cheminement.
Les tristes champs d'asphodèles est, comme très souvent chez Patrick Kermann, une pièce sur la parole. Ici un personnage, Lun, cherche à faire dire à un autre, Lautre. C'est une tentative répétée dont le sens est elle-même - tentative inefficace, comique, désespérée. Ces séquences sont ponctuées de scènes habitées par des figures tragiques, par la présence des " autres " (corps démultiplié du groupe), par la parole spectrale du père et le flot incontrôlé de la femme-point-trop-vieille. Mora, figure de l'amour entièrement tourné vers lui-même, traverse la pièce comme un papillon aveugle. Dans ce territoire de l'entre vie et mort cher à Patrick Kermann, Lautre va, seul, muet, à part, rejeté, littéralement incompréhensible, étranger.
En s'évadant avec Hypnos dans les abysses du sommeil, le poète croit pouvoir inventer mille autres vies. Il peut voyager dans l'espace et le temps avec Morphée, le dieu des rêves et des songes, mais il peut aussi croiser Thanatos, le frère jumeau d'Hypnos qui le poursuit toutes les nuits pour l'attirer vers les ténèbres. Ecrits dans le silence de la nuit, les poèmes de Patric Kerlann nous invitent à le suivre pour un mystérieux voyage en terre onirique.
Résumé : S'intéressant aux relations entre imaginaire et réalité, Je reviens de loin est une pièce qui, tout en s'appuyant sur des faits ou des détails concrets, nous fait vivre à l'intérieur de l'esprit d'une femme, Camille. Elle est partie, elle a laissé mari et enfants. Ils évoluent sous nos yeux, vaquent et s'interrogent sur son absence. Cependant, ont-ils une existence réelle ou sont-ils rêvés, réimaginés par Camille ?
Les joyeuses commères de Windsor sont une des comédies les plus farcesques de Shakespeare. Les personnages à la fois typés et vivants s expriment dans un langage coloré. Il y a les meneurs les deux commères, bourgeoises sans état d âme à la vengeance peu charitable, leurs époux, l entremetteuse, les pédants, les simples, les jeunes premiers... Ils évoluent autour de la personne de Falstaff, gentilhomme désargenté, hâbleur et gourmand. Il croit, avec l aide d acolytes peu recommandables, mener son monde alors qu il est le jouet de sa naïveté jusqu à en devenir touchant. Des Joyeuses commères de Windsor on connaît deux états: le Folio, posthume, et le Quarto dont il s agit ici. Ce texte, plus court et publié du vivant de Shakespeare moins soucieux il est vrai de l édition que du travail de plateau, privilégie le jeu et le plaisir de dire. C est ce que cette version s efforce de mettre en avant.