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Le trilogue
Kerbrat-Orecchioni Catherine ; Plantin Christian
PU LYON
19,82 €
Épuisé
EAN :9782729705176
Les récents développements de la pragmatique interactionniste et de l'analyse conversationnelle ont profondément bouleversé le panorama des études linguistiques. Mais il apparaît que ces disciples se sont constituées essentiellement, pour ne pas dire exclusivement, dans la perspective des échanges " en tête à tête ". or les interactions à trois participants sont des structures communicatives originales, et tout aussi importantes que les conversations duelles. Les études présentées dans cet ouvrage ont pour ambition de dépasser le modèle dyadique et de chercher quelles sont les spécificités du " trilogue " par rapport au " dilogue ". Cette quête s'est faite à partir de l'analyse de divers corpus : conversations familières, débats médiatiques, dialogues de film, interactions en contexte institutionnel... elle a été menée dans le cadre des travaux du Groupe de recherche sur les Interactions conversationnelles (URA 1347 CNRS, Université Lyon 2), en collaboration avec des chercheurs de quatre pays différents qui dialoguent ici sur le thème du trilogue.
Résumé : Le langage verbal est par essence fait pour permettre l'échange (le dia-logue). Or, tout se passe comme si la linguistique moderne, traitant du langage comme d'un objet formel, avait pendant de longues années oublié sa vocation communicative. Les choses sont actuellement en train de changer. Dès les années 70, on voit se développer aux États-Unis l'analyse conversationnelle, et plus généralement l'étude des différents types d'interactions telles qu'elles fonctionnent effectivement dans la vie sociale. La littérature en la matière est aujourd'hui très abondante, mais il n'existe en langue française aucun ouvrage de synthèse qui en permette l'accès, alors que les linguistes sont chaque jour plus nombreux à orienter leur recherche dans cette direction. Le présent ouvrage vise à combler cette lacune, et à présenter les différentes perspectives théoriques sur le fonctionnement des interactions, les outils méthodologiques dont on dispose à ce jour pour les décrire, et les problèmes que l'on rencontre en chemin. Il s'adresse surtout aux linguistes, mais ouvre sur des considérations d'ordre psychologique, sociologique, voire anthropologique, dans la mesure où il met l'accent sur les variations culturelles des systèmes conversationnels - l'un des intérêts majeurs de cette linguistique interactionniste étant de faire dialoguer des disciplines encore trop indifférentes les unes aux autres, et des cultures encore trop prisonnières de l'illusion universaliste.
Résumé : Recherche en laboratoire, chasse, élevage industriel, maltraitance dans les parcs zoologiques... Comme une traînée de poudre, le récent courant antispéciste a dénoncé la cruauté, jusqu'alors banalisée, de nombre de nos pratiques à l'égard des animaux. Toutefois, bien que ces alertes soient de plus en plus audibles et considérées comme légitimes (création de partis animalistes, promulgation de lois contre la maltraitance animale), aucun ouvrage de référence n'était jusqu'à présent consacré à ce qu'elles combattent : le "spécisme" ? ? erme désignant toute attitude de discrimination liée à l'espèce. C'est que le spécisme est diffus, subconscient et omniprésent. Et l'existence de la chose, bien que régnant en maître depuis des siècles dans notre société, n'est devenue évidente, et du même coup " ? roblématique ? , que tout récemment, avec l'apparition du mot. Catherine Kerbrat-Orecchioni relève ici le gant et propose de cerner les contours des différentes facettes (ontologique, éthique, affective et pratique) du spécisme, qui toutes se résument à une formule : "ce ne sont que des animaux"
Résumé : Quand dire, c'est faire. La parole est une forme d'action : telle est l'hypothèse centrale de la pragmatique linguistique. Sont ici présentés les aspects classiques de cette théorie ainsi que ses enrichissements interactionnistes : dire, c'est faire, mais c'est aussi faire faire ; parler, c'est échanger, et c'est changer en échangeant. Cet ouvrage envisage le fonctionnement de la langue dans la communication et applique la notion d'acte de langage à divers types de discours : dialogue littéraire, conversations naturelles, échanges médiatiques.
Tout en relevant incontestablement du même genre interactionnel que les précédents débats de l'entre-deux-tours des présidentielles françaises, le débat Le Pen/Macron du 3 mai 2017 apparaît comme inédit par la nature des deux parties en présence, ainsi que par le contexte politique bien particulier dans lequel il se déroule. Dans quelle mesure ce débat peut-il donc être qualifié, comme l'ont fait certains commentateurs, de "disruptif" ? C'est à cette question que cherche à répondre la présente étude, qui s'inscrit dans le droit fil de l'ouvrage précédent de Catherine Kerbrat-Orecchioni sur les six premiers débats de l'entre-deux-tours (de 1974 à 2012). Ce sont les mêmes aspects que celle-ci envisage successivement à propos de ce nouveau duel présidentiel : le déroulement du débat ; les caractéristiques stylistiques et rhétoriques ; la nature de l'affrontement ; et les trois registres de la persuasion : logos, éthos, pathos. Mais l'étude est complétée par deux contributions consacrées, d'une part, aux exploitations argumentatives du discours rapporté (Domitille Caillat), et d'autre part, au matériel non verbal (Hugues Constantin de Chanay), le comportement vocal et posturo-mimo-gestuel du candidat et surtout de la candidate venant renforcer l'effet de singularité que produit ce débat particulièrement "animé". Les trois auteurs de cet ouvrage appartiennent ou ont appartenu à l'Université Lumière Lyon 2.