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Le secret du monde
Kepler Jean
GALLIMARD
13,15 €
Épuisé
EAN :9782070734498
Dans le demi-siècle qui suit la publication du De revolutionibus (1543), aucun astronome n'a repris les recherches cosmologiques de Copernic : il était réservé à un jeune homme, âgé seulement de vingt-cinq ans, de prendre directement la succession de Copernic en publiant son premier ouvrage, le Mysterium cosmographicum (Tübingen, 1596). Dans cet ouvrage, Kepler (1571 - 1630) se proposait d'établir définitivement la supériorité du système copernicien sur tous les autres, en montrant que seul ce système s'accordait avec les archétypes dont Dieu avait usé pour mettre en ordre le monde. Cette traduction - la première dans notre langue - est accompagnée d'une annotation abondante et de quatre appendices formés de textes peu connus, illustrant l'histoire de la diffusion du copernicianisme au XVIIème siècle.
Résumé : La noblesse d'État existe-t-elle vraiment, comme on le prétend ? Les anciens élèves de l'ENA forment-ils la nouvelle classe dirigeante ? Détiennent-ils le monopole du pouvoir ? Ancien directeur adjoint de l'ENA, professeur émérite à la Sorbonne et spécialiste d'histoire politique et de sociologie administrative, Jean-François Kesler dénonce les idées reçues et la pensée unique autour de l'Etat et du mythe de l'ENA. Ce ne sont pas les grands commis de l'Etat produits par cette école qui dominent la société, mais les propriétaires des grands moyens de production et d'échange. Or, à force de faire régner la terreur intellectuelle sur l'enseignement français et de dénoncer le caractère inégalitaire de toute sélection, les maîtres à penser de la sociologie de l'éducation avec, au premier rang, Pierre Bourdieu, ont influencé le pouvoir politique et rendu l'éducation beaucoup moins égalitaire. Résultat ? En vingt ans, l'ascenseur social s'est bloqué. En attendant, le système actuel de recrutement de l'élite administrative est le pire des systèmes... mais à l'exception de tous les autres.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.