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Le corps libéré. Psychosomatique de la sexualité
Képès Suzanne ; Perrot-Lanaud Monique
LA DECOUVERTE
9,00 €
Épuisé
EAN :9782707141040
Malgré la " libération sexuelle " et la médiatisation de la sexualité, nombre d'hommes, de femmes et de couples souffrent d'inquiétudes, de frustrations ou de problèmes sexuels. Les hommes redoutent de ne pas être aimés vraiment quand leur femme refuse la fréquence des rapports qu'ils attendent... Les femmes craignent de ne pas être normales parce qu'elles aiment leur compagnon mais ne désirent pas toujours répondre à leurs attentes... Manque de connaissance sur l'autre et sur soi-même, manque d'éducation, personne ne vient au monde avec le mode d'emploi de la vie ! L'être humain est fait d'un corps (soma) et d'un psychisme (psyché) qui ont intégré et conservé toutes les émotions depuis la naissance. Traiter en même temps la psyché et le sonna, c'est pratiquer une médecine globale et c'est ce que propose l'approche psychosomatique de Suzanne Képès. Il ne s'agit pas d'éliminer momentanément le symptôme, mais d'en faire resurgir les causes profondes par le biais de la relaxation, afin de provoquer, à terme, une disparition complète : tandis que le corps se détend, la concentration et l'équilibre mental qui se produisent font disparaître le symptôme sexuel. S'appuyant sur sa longue et riche expérience professionnelle ainsi que sur de nombreux témoignages, Suzanne Képès explique dans ce livre tonique et concret comment se débarrasser des peurs qui peuvent perturber une relation et retrouver le fil conducteur de sa vie.
Résumé : Sarajevo, contexte de la guerre Bosnie-Herzégovine, années 1990. La ville est assiégée par les forces serbes. Nila, journaliste horrifiée par le nettoyage éthique, s'embarque pour la Bosnie pour participer au tournage d'un film documentaire dans des conditions extrêmes. Sur place, coupée du reste du monde, celle-ci va partager le quotidien des civils et devenir le témoin privilégié de leurs échanges, de leur solidarité, de leur sarcasme mais également de leur incroyable élan d'amour et de vie, malgré leur inquiétante et permanente proximité avec la mort et l'abjection. Par l'insertion au sein de son récit, de fragments de textes divers (fables, articles encyclopédiques, dialogues, coupures de presse) Sophie Kepès traduit habilement le morcellement de la ville, et ajoute profondeur, dynamisme, et originalité à ce récit, qui incite inévitablement le lecteur à la réflexion.
Ce truculent recueil de nouvelles sur l'amour porte en exergue une phrase de Ferdinando Camon: "Il est difficile d'être une femme, toutes s'en plaignent. Il est impossible d'être un homme, aucun n'y parvient." La narratrice, une femme d'aujourd'hui entre trente et quarante ans, compose un tableau sensible et intelligent de son rapport aux hommes: le mari qui devient l'ex-mari, l'alcoolique qu'elle enivre toute une nuit de poésie, l'homme infidèle descendu par sa femme (trois coups de revolver), l'amant d'un jour qui l'obsède longtemps, le dragueur tellement surdimensionné qu'elle doit y renoncer, le salaud qui fait bien l'amour, mais aussi le père réac auquel, un jour, elle fait baisser la garde... Sophie Képès a le don d'incarner ses personnages, et si elle parvient souvent à nous faire rire, ce n'est jamais par la caricature. Voici un livre où le corps parle beaucoup, et bien souvent pour contredire la raison ou pour trahir le coeur: on s'aime, mais ça ne colle pas; ça décolle, mais on ne s'entend pas; on méprise, mais l'emprise est trop forte; on se jure bien que jamais plus, et pourtant...
Résumé : Comment les données marquantes d'une enfance particulière non seulement déclenchent une vocation littéraire, mais aussi influencent la forme sous laquelle elle se manifestera ? Entre enquête littéraire et autobiographie, Sophie Képès traque les sources cachées de l'écriture de Kafka, Pierre Michon, Virginia Woolf, Joyce Carol Oates, Tolstoï, Tchekhov, Danilo Kis, en fouillant dans les secrets des prémisses de leur vie. Ce faisant, elle dévoile sa propre trajectoire marquée par une mère atteinte du syndrome de Münchhausen et révèle comment l'écriture, et plus largement la littérature, peut devenir, pour chacun d'entre nous, un bastion. Cet ouvrage part du constat que la plupart des critiques littéraires ne se sont que très peu attardés sur les événements traumatisants survenus dans l'enfance des écrivains. Et pourtant, en se penchant sur l'itinéraire de quelques auteurs phares qui semblent n'avoir rien en commun, des lignes de force apparaissent, des liens entre les souffrances de l'enfance et le processus de création littéraire émergent de façon évidente.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.