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Un café sur la colline
Képès Sophie
NOIR BLANC
15,20 €
Épuisé
EAN :9782882501844
Sarajevo assiégée : la ville martyre au c?ur de l'Europe est le premier personnage de ce roman. Horrifiée par le " nettoyage ethnique ", Nila s'embarque pour la Bosnie coupée du monde. Elle va participer au tournage d'un film documentaire dans des conditions extrêmes. Sur place, la visiteuse partage le quotidien des civils. Tout ce qu'elle voit, entend et ressent auprès d'eux la bouleverse : l'intensité de leurs échanges, leur solidarité, leur humour noir aux portes de la mort. Elle constate aussi que, paradoxalement, l'abjection de la guerre, les snipers, les camps de viol et les fosses communes libèrent en eux les forces de la vie et de l'amour. Pour traduire le morcellement de la ville, l'auteur a inséré dans le récit des fragments de textes (fables, articles d'encyclopédie, petits dialogues, inventaires, extraits de presse). Cette intéressante technique de narration ajoute à l'originalité du livre. Selon les propres mots de l'auteur, " le retour du génocide en Europe cinquante ans après celui des juifs devra sans doute être mis à nu par des dizaines de fictions, avant de trouver enfin sa juste place dans notre conscience rétive ".
C'est cent ans après la parution des Souvenirs de la cour d'assises de Gide que Sophie Képès, écrivain, a décidé d'écrire les siens.En 2007, Sophie Képès est convoquée au Palais de justice de Paris. Elle est désignée en tant que juré de cour d'assises. Passant de la fierté au doute "il va certainement s'agir d'envoyer quelqu'un en prison" elle ne cherche pourtant pas à se désister. Comme Gide en 1912, elle est curieuse de participer à ce moment de la vie démocratique. Il faut dire qu'à la différence de Gide, elle sait qu'elle n'aura à envoyer personne à l'échafaud.Après la désignation, l'auteure est par trois fois tirées au sort, pour juger trois affaires de viol et d'abus sexuels sur mineurs. Déjà nombreux à l'époque de Gide, les crimes sexuels constituent aujourd'hui la majorité des affaires jugées aux assises.C'est à la narration de ces trois affaires que Sophie Képès nous invite dans cet ouvrage. Mais au-delà, elle nous donne à voir ce que c'est que juger lorsqu'on est citoyen et, par des références régulières au texte de Gide, elle nous montre ce qui a changé ou non en cent ans de justice de la République.
Résumé : Nom du suicidé : André Balog, 28 ans. Né le : 11 mai 1910. Lieu du suicide : 70, rue de la Chimère. Raison de l'acte : inconnue. Pourquoi André Balog, fils d'une famille aisée de Budapest, touche-à-tout brillant quoique instable, a-t-il mis fin à ses jours ? Douze membres de son entourage reviennent sur sa vie et les circonstances du drame : les parents, le frère aîné, héritier de l'usine paternelle, la femme qu'il aimait et celle qui l'aimait depuis toujours... Leurs souvenirs dessinent le portrait en creux d'un jeune homme pas tout à fait comme les autres. Mais en prenant la parole, chacun va également se dévoiler et faire apparaître la réalité d'une famille - d'une société - gangrenée par les haines et les ranc?urs... Ecrit en 1939, ce roman aux résonances très actuelles explore les ressorts intimes de la culpabilité, du chantage affectif, de la névrose de répétition, bref, de l'âme humaine ; mais ne peut-on y lire aussi une métaphore du " suicide de l'Europe " qui se prépare ?
Ce truculent recueil de nouvelles sur l'amour porte en exergue une phrase de Ferdinando Camon: "Il est difficile d'être une femme, toutes s'en plaignent. Il est impossible d'être un homme, aucun n'y parvient." La narratrice, une femme d'aujourd'hui entre trente et quarante ans, compose un tableau sensible et intelligent de son rapport aux hommes: le mari qui devient l'ex-mari, l'alcoolique qu'elle enivre toute une nuit de poésie, l'homme infidèle descendu par sa femme (trois coups de revolver), l'amant d'un jour qui l'obsède longtemps, le dragueur tellement surdimensionné qu'elle doit y renoncer, le salaud qui fait bien l'amour, mais aussi le père réac auquel, un jour, elle fait baisser la garde... Sophie Képès a le don d'incarner ses personnages, et si elle parvient souvent à nous faire rire, ce n'est jamais par la caricature. Voici un livre où le corps parle beaucoup, et bien souvent pour contredire la raison ou pour trahir le coeur: on s'aime, mais ça ne colle pas; ça décolle, mais on ne s'entend pas; on méprise, mais l'emprise est trop forte; on se jure bien que jamais plus, et pourtant...
Dans cette brève histoire de la Pologne, pratique et moderne, le lecteur trouvera les faits essentiels qui se sont produits depuis les origines jusqu?à nos jours. Elle se présente sous la forme de dix-sept chapitres, qui correspondent moins à des périodes historiques classiques qu?à des moments forts de la vie politique, économique, sociale et culturelle du pays. La lecture de l?ouvrage y gagne ainsi en logique et en intérêt. L?histoire d la Pologne est ici envisagée dans un cadre plus large sur toile de fond européenne et internationale. Cet ouvrage de référence permet de comprendre le rythme de l?histoire polonaise avec ses périodes heureuses aussi bien que ses époques récentes plus troublées.
Résumé : Mikhaïl Chichkine, qui s'était donné pour mission d'adapter le modernisme "à la Joyce" aux lettres russes, se révèle ici au lecteur dans une simplicité et une intimité nouvelles. Qu'il évoque les relations entre la Suisse et la Russie, l'importance du mot ou le destin de l'écrivain, ses textes sont émaillés de détails biographiques qui leur confèrent la saveur toute personnelle du souvenir. Le texte sur Robert Walser, auquel il voue une grande admiration, est un chef-d'oeuvre : c'est, selon Paul Nizon, l'hommage éblouissant d'un écrivain à un autre écrivain. Une enfance soviétique, une jeunesse rebelle, la haine de la violence ordinaire, l'appel de la littérature, l'exil, qui lui fit craindre de perdre sa langue maternelle, puis le rapprocha de "sa" langue d'écrivain et de la littérature russe : on trouve, dans ce recueil, le "code" de tous les livres de Mikhaïl Chichkine, ses sources d'inspiration autant que ses obsessions.
Résumé : De 1952 à sa disparition en 1977, Charlie Chaplin vit avec sa famille au manoir de Ban, à Corsier-sur-Vevey (Suisse). Dès son installation sur les bords du lac Léman, le génie du 7e art choisit comme photographe personnel un jeune homme arrivé de Paris quatre ans plus tôt : Yves Debraine. Leur collaboration perdurera jusque dans les années 1970. Le photographe est chargé de réaliser les cartes de voeux des Chaplin, mises en scène dans des situations à chaque fois différentes par le grand cinéaste. Mais aussi de documenter les fêtes de famille, les réceptions, la vie de famille, les remises de prix, les visites en Suisse, le maître au travail sur ses derniers films et l'écriture de ses mémoires. Pour la première fois réunies dans un livre, ces photographies montrent un Chaplin apaisé, toujours créatif, à l'abri du tumulte du monde derrière les hautes frondaisons du manoir de Ban. Discret observateur de l'intimité de Charlie Chaplin, de sa femme Oona et de leurs enfants, Yves Debraine donne la pleine mesure de son talent, alors reconnu par les plus grands magazines internationaux, dont Life aux Etats-Unis. Chaplin personal propose une sélection des archives Chaplin d'Yves Debraine, dont un bon nombre d'images inédites. Il accueille également un texte inédit du photographe, où il témoigne de son expérience à la fois professionnelle et humaine au manoir de Ban. Le livre comporte une introduction et une biographie du reporter-photographe par son fils Luc Debraine, directeur du Musée suisse de l'appareil photographique à Vevey (Suisse). Un témoignage de l'un des enfants de Charlie Chaplin est aussi attendu.
Né en 1933 à Zurich, René Burri est partout où l'histoire se joue. Membre de l'agence Magnum depuis 1955, il photographie le Moyen-Orient, la Guerre des Six Jours et celle du Viêt Nam ; il parcourt le Japon, la Chine, l'Europe, l'Amérique du Nord et du Sud. De nombreuses personnalités sont passées devant son objectif : Picasso, Le Corbusier, Niemeyer, Giacometti ou Tinguely. En 1963, il réalise son célèbre portrait du "Che au cigare" qui le fera connaître auprès de tous les publics. Les liens entre René Burri et le Musée de l'Elysée sont ancrés dans l'histoire de l'institution. Son exposition "Les Ruines du futur" y est présentée en 1987, suivie d'une rétrospective en 2004. En 2013, René Burri décide de créer une fondation à son nom au Musée. A partir de ce fonds exceptionnel, le Musée de l'Elysée a programmé une nouvelle rétrospective. Celle-ci révélera pour la première fois l'ensemble de l'oeuvre multiple de Burri. Les photographies seront mises en perspective avec ses films, carnets de voyage, collages, dessins, aquarelles... On y découvrira ainsi la part plus intime d'un des plus grands photoreporters de notre temps.