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La Mothe Le Vayer et Naudé
MOREAU (DIR.) P-F.
PU SAINT ETIENN
18,29 €
Épuisé
EAN :9782862721125
Dans ses Dialogues faits à l'imitation des anciens La Mothe Le Vayer se consacre avec une ironie subtile à développer les thèses, entre elles contradictoires, auxquelles aboutissent les philosophies " dogmatiques " en physique, en éthique et en logique (c'est le sujet du dialogue " De l'ignorance louable "). En amplifiant les possibilités offertes par le dixième trope d'Enésidème, il confronte ensuite les usages, les coutumes, les croyances, les systèmes moraux et politiques de différentes époques, pour soutenir la conclusion sceptique et pessimiste sur l'incapacité de la raison à mettre de l'ordre et à découvrir des vérités incontestables dans un domaine si chaotique (c'est l'argument du dialogue " De la philosophie sceptique "). Il étend ensuite aux croyances religieuses la méthode de cette phénoménologie sceptique, écrivant le dialogue " De la divinité ". Le libertin dénonce, en effet, dans la philautia, dans la vaine gloire et dans l'amour-propre, les ressorts psychologiques les plus puissants de l'attitude dogmatiste (" De l'opiniâtreté "), en élargissant la diatribe sceptique jusqu'à frapper certaines institutions centrales de la vie sociale (voir les dialogues " De la vie privée ", " De la politique ", " Du mariage "), pour se rallier finalement à la tradition classique et renaissante du paradoxe dans le " Dialogue sur les rares et eminentes qualités des anges de ce temps ".
Lire Spinoza, c'est décrire les lignes de force de son architecture théorique; analyser les textes essentiels où viennent se nouer les principales difficultés; insérer sa pensée dans le contexte hors duquel on ne peut déchiffrer son sens et ses enjeux. C'est aussi demeurer attentif à sa dimension controversiale et aux registres de son style, de son lexique et de son argumentation, ainsi qu'aux différents genres d'écriture philosophique qu'il a choisis le dialogue et le traité, la lettre ou l'exégèse, la démonstration mathématique ou le scolie polémique. C'est enfin repérer les écarts significatifs qui marquent la production de son originalité et transforment une culture en interrogation systématisante. Il s'agit alors moins d'exposer une doctrine que de repérer et d'analyser les problèmes d'une philosophie. Ainsi peuvent prendre sens le rapport de Spinoza à Epicure ou à Descartes; sa reprise complexe de ce que Tacite dit des Juifs; sa relation à l'athéisme ou au matérialisme; l'usage qu'il fait du vocabulaire psychologique ou des textes bibliques traitant des prêtres ou des prophètes; la signification que prennent sous sa plume des notions comme la lumière naturelle, l'amour, le jugement, le doute ou le martyre.
Cet ouvrage prend son point de départ dans l'idée platonicienne d'un "devoir vis-à-vis de l'être" constitutif de toute éthique en même temps que de l'acte d'apprendre et du processus de l'éducation. Il s'interroge sur ce qui subsiste de la possibilité historique d'une éducation morale en son sens le plus radical, à savoir d'"une éducation libre qui conduise à la liberté". S'adressant d'abord au dernier Husserl, mais aussi à Paul Valery, à Heidegger et à Wittgenstein, l'auteur interroge ensuite la figure de la communauté éducative chez Herder, Jean-Paul Richter et les penseurs de la Communauté d'aujourd'hui, puis sur les formes de "la genèse et la transmission de la Loi" (avec notamment Cicéron, Hume, Kant, Schleiermacher, Kelsen, Gadamer et les critiques contemporains), enfin sur le rapport de l'éducation à la liberté (avec Montaigne, Humboldt, Nietzsche, Hannah Arendt, B Williams mais aussi Derrida et Thomas Bernhard). Ce parcours complexe aboutit à une pensée originale de la "spectralité": Qu'est-ce que l'éthique de l'éducation? Elle est l'écoute de voix peu audibles, qu'elles proviennent du passé, du présent ou du futur, en lesquelles nous avons décidé d'être confiants parce qu'elles ne nous promettent rien d'autre que de "s'entretenir avec nous sans nous couper la parole".
De la baie de Ha Long aux mangroves de Ca Mau, quatre-vingts millions de Vietnamiens vivent sur un territoire tout en longueur entre la mer omniprésente et la montagne, toujours proche quoique traditionnellement laissée aux " minorités ". Le pays, longtemps divisé, est resté rural, en dépit de l'activité urbaine trépidante de Hanoi ou de Ho Chi Minh-Ville. Mais ce pays a aussi été chahuté par l'histoire : des siècles de dynasties nationales ne l'ont pas empêché de passer il y a cent cinquante sous tutelle française, au sortir de laquelle il s'est trouvé confronté à une guerre violente et interminable. Unifié et en paix depuis plus d'un quart de siècle, le Vietnam d'aujourd'hui renoue les fils de ses héritages pour faire face aux défis du développement et de la modernisation.