Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Au-delà de la montagne N° 1 : Terre de fer, ciel de cuivre
Kemal Yachar
GALLIMARD
12,75 €
Épuisé
EAN :9782070296934
Les habitants de Yalak, village de Taurus complètement isolé du reste du monde par le terrible hiver (c'est la terre de fer), vivent dans l'attente de celui qui doit venir - il en a le droit - les déposséder de tout : grains, bêtes, et jusqu'aux "culottes de leurs femmes". Celui qui doit venir est le riche marchand de la ville, Adil Efendi. La mauvaise récolte ne leur a pas permis de lui rembourser ce qu'ils lui doivent. A la menace de dépossession s'ajoute la conviction du déshonneur : dans tous les villages du Taurus, la tradition exige que les dettes soient payées après la cueillette du coton. Un seul d'entre eux, Tête de Pierre, surmonte la terreur aussi bien que le sentiment de la faute. Une lutte de prestige s'engage alors entre lui et le maire, personnage double et veule, lutte au cours de laquelle, peu à peu, dans les maisons de torchis que le gel retient de s'écrouler avant le printemps, naît le mythe : Tête de Pierre n'est-il pas un prophète, un saint peut-être ? D'abord sceptique, le héros désigné finit par s'en convaincre lui-même.
Le Pilier, c'est Méryémdjè, la vieille paysanne anatolienne. Comme tous ceux de son village, poussée par la faim, elle s'est mise en route vers la plaine d'Adana, où pousse le coton, où il y aura peut-être du travail et à manger. Ce voyage a inspiré à Yachar Kemal, l'auteur de l'inoubliable Mèmed le Mince, une admirable épopée.
Mèmed le Mince, le bandit d'honneur turc, le jeune et légendaire hors-la-loi, aide les paysans du village de Vayvay, soumis à l'implacable oppression de l'insatiable Ali Safa Bey, à changer d'attitude. Grâce à la présence de cet allié mystérieux et puissant, les actes de résistance se multiplient, la rébellion éclate. Mèmed quitte son refuge et, sûr de la complicité profonde du peuple, tue Ali Safa Bey. Un roman d'aventures, une épopée lyrique et aussi un roman réaliste.
Résumé : L'auteur de Mèmed le Mince trouve le ton de l'épopée pour relater l'aventure d'une tribu de Turcomans, nomades à qui l'on refuse les sites traditionnels où ils menaient leurs troupeaux à la pâture. Dans ce combat désespéré pour survivre où, comme toujours, les pauvres et les humbles s'affrontent aux riches et aux puissants, on rencontre quelques figures inoubliables. C'est Süleyman, le chef, et aussi Haydar le forgeron qui a fait la plus belle épée du monde, et surtout les amoureux, Halil et Jeren, au sort tragique. Les histoires de ce grand conteur qu'est Yachar Kemal atteignent ici une dimension mythique. Le romancier nous fait voir la ruée nocturne des Mille Taureaux, qui anéantissent les maisons, les villes, les voitures, les camions et les trains, puis, retournant à leur demeure, forment la Montagne Binboga.
Résumé : Si, dans Meurtre au marché des forgerons, Kemal nous contait l'histoire sanglante d'une vendetta entre les Akyollous et les Sarioglous, on y assistait déjà à la décadence de ces deux grandes familles, ainsi qu'à l'avènement au pouvoir de nouveaux riches. Tourterelle, ma tourterelle, deuxième volume de la trilogie Les seigneurs de l'Aktchasaz, voit cette décadence accomplie, du moins en ce qui concerne Moustafa Akyollou, malade et abandonné, qui passe sa vie dans son lit à rêver de vengeance. Mais Derviche Sarioglou, lui, n'a pas renoncé : pour se débarrasser d'un pauvre type utilisé par ses nouveaux ennemis pour l'insulter, il arme le bras du jeune Youssouf, fils d'un de ses serviteurs. Youssouf accepte naïvement. Mais au moment d'agir, pris de peur, il cherche en vain à prendre la fuite et se retrouve prisonnier d'un univers onirique où, sans cesse, il vient buter contre le cadavre de l'homme qu'il devait abattre. Est-ce bien lui qui l'a tué ? En tout cas, tout l'accuse. A présent, il est devenu dangereux pour Derviche Bey. Une seule solution, comme toujours : la mort. Mais c'est la fin aussi des traditions de loyauté et d'hospitalité qui constituaient le fondement de l'univers de Derviche Sarioglou.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.