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Cauchemar sans visage
Kelman Judith ; Arnaud Cécile
PAYOT
18,95 €
Épuisé
EAN :9782228899321
L'histoire devait être celle du nouveau roman de Claire Barrow. Elle sera son cauchemar... Alors qu'elle se remet difficilement de la mort tragique de son mari policier, Claire peine sur l'écriture de son prochain livre, une histoire de pillage informatique. Mais au fil des pages, la réalité prend le pas sur la fiction. Quelqu'un vide bel et bien ses comptes en banque et s'approprie peu à peu son identité. Sa vie commence à basculer, d'autant que sa belle-fille, adolescente rebelle, lui cache des fréquentations inquiétantes. Surtout, elle devra faire face à l'impensable : un dangereux condamné à mort, criminel pervers que son mari avait pourchassé, vient d'être libéré pour vice de forme. "Un thriller électrique qui vous tient en haleine dès la première page". (Harlan Coben)
Trois ados, Mamadou, Mouloud et Michel, ont accompli un acte de bravoure. Pour les récompenser, Dieu leur demande de faire un v?u : " Bon Dieu, disent-ils malicieusement, fais que pendant une journée, nos politiques deviennent des jeunes de banlieue. Alors, le Bon Dieu devient triste : - Je ne peux pas faire cela à des êtres humains. Vous êtes bien barbares, mes enfants. " C'est bien connu, les jeunes n'ont ni respect, ni goût de l'effort. Le nanti des beaux quartiers dilapide la fortune de ses parents. Le barbare des banlieues rackette et trafique. Quant au jeune en Afrique, il n'a qu'un seul but : traverser la mer pour gagner l'eldorado occidental. Or tous ces vauriens feront la France et le village planétaire de demain. Doit-on rester sourd à leurs revendications et se diriger tout droit vers un jeunocide ? Ou, comme le propose Gaston Kelman, replacer les jeunes au c?ur des préoccupations de la Nation ? Car aujourd'hui, " qu'on le veuille ou non, te résultat de notre action, ce sont les "Trente Honteuses", avec leur "horreur sécuritaire", l'évolution exponentielle des inégalités, de la pauvreté, le soutien aux régimes corrompus d'Afrique, le paternalisme dominateur soutenu par un humanitarisme professionnalisé. " L'auteur de Je suis noir et je n'aime pas le manioc et Au-delà du Noir et du Blanc poursuit ici sa réflexion en revisitant les slogans libertaires de Mai 68. Il dresse le portrait d'une jeunesse spoliée et apporte des solutions concrètes, allant, comme pour les enfants de l'élite, de l'obligation de l'uniforme scolaire au rétablissement du service militaire.
Harrisson a 11 ans. Originaire du Ghana, il vient d?arriver en Angleterre avec sa mère et sa grande soeur. Il attend son père, épicier, qui viendra les rejoindre avec sa petite soeur et sa grand-mère. Le nouveau quotidien de notre jeune héros n?a rien à voir avec son Afrique natale: béton, gang, drogue et violence. Il vit dans une des banlieues les plus difficiles et sordides de Londres et tente de s?adapter à son nouvel environnement. Dès le début du roman, Harrisson tombe sur le cadavre d?un jeune adolescent poignardé dans une allée de sa cité. L?affaire fait grand bruit: à l?école, les gamins ne parlent que de ça, tout comme sa soeur et ses copines dont certaines fréquentent les membres d?un gang qui terrorise le quartier. Drôle, débordant d?énergie, mais aussi mélancolique et cérébral, Harrisson décide de mener l?enquête et de faire la lumière sur ce meurtre violent. Assisté de son meilleur ami et d?un pigeon qui devient son confident, il devient un expert du crime. Mais notre héros se révèle très doué, trop doué même, et il se rapproche, sans s?en douter, des vrais coupables qui voient d?un mauvais oeil ce petit fouineur. La curiosité peut parfois s?avérer fatale... Roman de formation, Le pigeon anglais nous projette dans un monde enfantin avec ses enjeux propres, mais qui s?inscrit dans un contexte politique, social et culturel bien particulier. Harrisson est un immigré, un enfant de l?Afrique. Il pose un regard innocent et pur sur cet espace décrépi en pleine décomposition. On sourit, on rit de ses aventures, mais le constat reste tragique: la violence et la pauvreté sont omniprésentes. Sous l?humour, la tragédie sociale affleure. Par-delà l?Angleterre, Kelman nous parle d?intégration ratée, d?abandon social, d?acculturation et de cette jeunesse fascinée par la violence qui perd tout contact avec la réalité. Ce récit enlevé, drôle et caustique, oscille entre comédie et tragédie. L?auteur nous offre un texte réussi et original mais également tristement actuel.
Lignes de front est un récit tout à fait original de la guerre de sécession. Chaque chapitre de Lignes de front débute avec un objet ; chaque objet racontant sa propre histoire : Un drapeau en lambeaux descendu suite à la défaite à Fort Sumter. Des chaînes verrouillées aux chevilles d'un esclave alors qu'il se précipite vers la liberté. Une balle lancée depuis le canon d'un nouveau fusil terrifiant. Une brique lancée par une foule d'émeutiers affamés. Avec ces objets (et d'autres) à la fois emblématiques et banals, Lignes de front offre un récit large et ambitieux des premiers grondements de la sécession aux années sombres de la reconstruction.
Prison de Rikers Island. Psychologue au quartier des femmes, P-J Lafferty sait prêter l'oreille à des êtres fragiles, cassés. Et entendre plus qu'il n'en faudrait... Lorsque l'une de ses patientes est retrouvée poignardée dans un couloir, la jeune femme sait qu'elle doit agir. Le mari de la victime n'a jamais hésité à faire preuve de violence, ni sur elle, ni sur leur enfant. Un enfant qui est là, dehors. Désarmé. Exclue par sa hiérarchie, ignorée par la police, P-J n'a d'autre choix que d'affronter, seule, ce véritable sociopathe...
Presque aveugle à l'âge de seize ans, Aldous Huxley (1894-1963) vécut jusqu'en 1939 avec une vision très déficiente. C'est alors qu'il découvrit la méthode du Dr W.H. Bates, une méthode de rééducation visuelle à base psychologique, qui lui permit en quelques mois de lire sans lunettes. Par gratitude envers ce pionnier de l'éducation visuelle, Huxley écrivit L'Art de voir. Il y explique la méthode du Dr Bates en la rapprochant des grandes découvertes de la psychologie moderne. Car apprendre à mieux voir, c'est apprendre à mieux vivre. Non seulement mieux vivre avec les autres, mais aussi mieux vivre avec soi-même.
Résumé : Pionnier de l'approche et de la cure psychanalytique des psychoses, Paul Claude Racamier montre, dans cet ouvrage devenu un classique, à quelles complexités de la vie mentale se livre le moi schizophrénique. Jusqu'où le moi peut-il aller trop loin ? Quelle différence existe-t-il entre psychose et folie ? Comment faire pour être en n'étant pas ? Telles sont quelques-unes des énigmes soulevées par Racamier, qui présente pour la première fois des notions nouvelles ou renouvelées comme la séduction narcissique, l'Antoedipe et la paradoxalité. Éclairant les ressorts universels de l'existence humaine, elles n'ont pas fini de faire leur chemin dans la connaissance des groupes et des familles comme des individus.
Au moment où l'on s'inquiète sérieusement des effets à long terme de la destruction des forêts dans le monde, ce livre nous rappelle le rôle qu'autrefois jouèrent dans la vie des hommes les arbres protecteurs qui, pourvoyant à presque tous leurs besoins, étaient considérés comme les manifestations par excellence de la présence des dieux sur terre. A chacun était attribuée une essence particulière, de telle sorte que le monde, où nature et divin se compénétraient et s'expliquaient l'un par l'autre, montrait de façon tangible sa multiplicité et son unité à travers les différentes espèces d'arbres. En ce livre foisonnant, plein de belles histoires oubliées, se rassemblent et se conjuguent les croyances, mais aussi les connaissances traditionnelles des civilisations dont nous sommes issus, qu'elles soient égyptienne, sémite, crétoise, grecque, latine, germanique ou celte. Du même coup nous sont restituées les clés d'une compréhension profonde, d'une mise en ordre de l'univers qui, faisant s'accorder l'homme à la nature, le profane au sacré, le quotidien au divin, pourraient encore nous servir d'exemple.
Avec un humour ravageur et tout britannique, l'anthropologue Nigel Barley s'enfonce dans l'île indonésienne de Sulawesi (Célèbes) à la recherche de ce qui reste de la culture toraja. Au terme d'un parcours semé d'embûches (administrations capricieuses, pluies tropicales, sangsues voraces, transports aléatoires), il découvre un peuple chaleureux et accueillant, niché dans des montagnes à la beauté sauvage. D'un optimisme sans faille, l'auteur parviendra à faire venir à Londres les meilleurs artisans torajas. Ce sera alors son tour de devoir répondre à leurs questions, dans une version exotique de l'arroseur arrosé. Nigel Barley, qui s'était signalé par ses expéditions rocambolesques en Afrique de l'Ouest (Un anthropologue en déroute et Le Retour de l'anthropologue), nous offre ici un récit savoureux et montre, s'il en était besoin, que le respect et l'amitié se jouent des différences culturelles. --Guillaume Segerer