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Les Blancs m'ont refilé un Dieu moribond
Kelman Gaston
DDB
15,95 €
Épuisé
EAN :9782220058498
Extrait Comme un introït de mon enfance Diable ! Je me suis fait avoir ! Drôle de façon de commencer un livre qui voudrait parler de Dieu. Mais c'était plus fort que moi, et je n'ai pas pu me retenir. Imaginez que vous découvriez après coup que la jeune ourse des Carpates que vous croyez avoir introduite dans les Pyrénées est en fait une vieille rombière qui, en plus, passe son temps à tuer vos moutons. Ou encore, vous rentrez chez vous et en défaisant vos emplettes, vous vous rendez compte que la bague en or, achetée pour votre fiancée, est en métal doré. C'est déjà grave, mais ce n'est rien par rapport à ce qu'ils ont voulu me faire. Ils m'ont refilé un Dieu moribond. Un Dieu, cela ne se remplace pas comme une bague. Voyez le temps qu'il nous a fallu, d'Adam à Jésus, pour juste modifier les comportements du nôtre. Un Dieu, ça dure toute l'éternité et quand vous en perdez un, il vous faut une autre éternité pour le remplacer. Et une éternité, c'est plutôt long ! Ils m'ont refilé un Dieu moribond. Qui ? À votre avis ! Les Blancs, bien sûr ! C'est ce qu'ils ont cru, que ce Dieu était en piteux état. Mais les choses sont bien plus complexes. Depuis deux mille ans, avec le message du Nazaréen, notre Dieu a cessé d'être un esprit frappeur. Il est resté sagement dans son coin, à nous regarder jouir de notre liberté et de notre intelligence. Certains disent qu'il est comme un horloger qui n'a plus de prise directe sur sa mécanique. Cette liberté et cette intelligence, nous en avons usé ; nous en avons abusé. Nous les avons pressurées. L'oeil de Dieu nous regardait agir sans réagir. Nous étions comme cet enfant qui tire la moustache ou la queue du chat et Raminagrobis ne réagit pas. Je vous parie tout ce que vous voulez, que cet enfant va courir vers ses parents en criant : papa, maman, le chat est mort ! Alors, eux aussi ils ont crié : nom de dieu, Dieu est mort ! Après une longue analyse, après des errements, je me suis posé des questions sur l'état de santé de ce Dieu qu'ils m'avaient refilé. Et s'ils avaient confondu vivacité et vitalité ? Et s'ils avaient tout simplement cru jeter le bébé avec l'eau du bain ? Si Dieu ne dit mot, cela voudrait-il dire qu'il consent ? Si Dieu ne frappe plus, cela voudrait-il dire qu'il est mourant ? J'ai compris à quel point les choses étaient bien plus complexes. Et si nous en étions simplement à une nouvelle mutation de Dieu, peut-être moins radicale que celle qui est intervenue entre l'Ancien et le Nouveau Testament ? En effet, à part de temps en temps quelques néo-prophètes millénaristes illuminés ou fieffés escrocs, il ne se profile pas un réel messie à l'horizon. N'est-ce pas le bond technologique que nous avons réalisé en moins d'un siècle grâce à l'intelligence dont Dieu nous a dotés, qui devient prétexte à chamboulement dans notre vision de ce même Dieu ? Jusqu'à penser qu'il est bien mal en point ! Jusqu'à lui écrire un certificat de décès ! Où en sommes-nous ? C'est à la réflexion sur nos angoisses existentielles que ce modeste texte voudrait apporter sa contribution.
Agitateur d'idées reçues, Gaston Kelman a relancé le débat sur l'intégration avec Je suis Noir et je n'aime pas le manioc, qui a connu un formidable succès en 10/18 : 85 000 ex ! Avec Au-delà du Noir et du Blanc, il récidive et secoue les préjugés poussiéreux avec un vrai talent de polémiste.
Résumé : "La France est un pays de race blanche, dans lequel on accueille aussi des personnes étrangères". Ainsi s?exprime l?eurodéputée Nadine Morano le 26 septembre 2015, sur le plateau d?On n?est pas couché, l?émission de Laurent Ruquier. Passés le scandale et l?indignation, que penser de cette affirmation ? Relève-t-elle du "racisme ordinaire" alimenté par les difficultés économiques et les incertitudes identitaires ? De la bêtise et de l?ignorance (il n?y a qu?une race humaine) ? De quels réflexes, de quels stéréotypes, de tels propos est-elle l?expression ? Gaston Kelman se refuse à appartenir à une "communauté noire". Non, il se dit français, bourguignon, mais ne verrouillera certainement pas son discours en intégrant ce préjugé diffamant. Stop à une fragmentation de la société en une dimension colorielle ! Il est nécessaire de repenser notre société comme une véritable entité de valeurs et non de couleurs.
C'est à la lumière des non-dits saisissants révélés dans les courriers de protestation et d'encouragement qu'il a reçus, que Gaston Kelman élargit le débat amorcé dans son premier pamphlet. Gaston Kelman parle de ses origines, de son identité, de son histoire et de ses engagements.
Avec sa verve et sa pertinence habituelles, Gaston Kelman nous propose un essai inédit sur le devenir des nations africaines. Le salut de l'Afrique viendra de la capacité de ses nations à abandonner le mythe de l'esclavage et de la colonisation comme causes essentielles du sous-développement et à sortir d'une vision romantique qui proclame la fraternité de tous les pays africains. Gaston Kelman ne croit pas en une unité africaine originelle, fantasmée, mais en des nations africaines qui se rassembleront, sur le modèle de l'Union européenne, à partir de critères objectifs, et seront portées par des hommes providentiels, de nouvelles élites. Ely Ould Mohamed Vall est l'un d'entre eux. Le changement de régime qu'il a conduit, l'instauration des fondements d'une vraie démocratie, l'organisation d'élections auxquelles il ne prend pas part, ses réflexions sur les chances de l'Afrique sont pour Gaston Kelman autant de signes d'une nouvelle histoire africaine, convaincu que les hirondelles sont en train d'annoncer le printemps après la nuit des désillusions. Un dialogue inédit s'établit alors entre un homme d'action et un intellectuel africains, dialogue riche d'idées, de propositions, d'éclairages sur le passé, les drames récents, les potentialités des pays, loin de tout déterminisme négatif ou exaltation béate
Résumé : En cette période où des réformes du système éducatif se donnent explicitement pour projet de respecter les rythmes des élèves en organisant l'éducation par cycle, il faut lire les textes de Maria Montessori. Avant bien d'autres, elle avait expérimenté et pensé une telle progression, en relevant le défi de créer des outils pour qu'enfants et adolescents apprennent par eux-mêmes et non en écoutant un enseignement. Après L'enfant (0 à 6 ans), elle développe dans cet ouvrage les trois cycles suivants, de l'écolier jusqu'à l'étudiant. Jeanne-Françoise Hutin, responsable d'une Ecole Montessori et présidente de l'Association pour la diffusion des idées Montessori, présente le livre et en souligne toute l'actualité.
Résumé : Il ne suffit pas d'aimer son enfant pour qu'il se développe harmonieusement. Car, ajoute Suzanne Robert-Ouvray, si tout commence dès la naissance avec les soins quotidiens, les échanges affectifs, la sécurité émotionnelle, il faut aussi l'aider à organiser sa tonicité afin que sa motricité et ses comportements soient adaptés à ses besoins. Avant même de parler, c'est avec ses tensions musculaires et organiques que le bébé répond aux stimulations de son environnement. Par ignorance, banalisation ou incompréhension, un défaut de soutien de l'enfant ou des gestes de maltraitance peuvent provoquer de graves perturbations relationnelles. Emaillé d'exemples concrets, cet ouvrage accessible propose une théorie de l'étayage psychomoteur à tous ceux qui ont la tâche délicate d'aider les enfants à grandir et à se développer.
Les histoires thérapeutiques s'avèrent d'une grande efficacité quand elles sont utilisées judicieusement par des thérapeutes confirmés en hypnose éricksonienne. Evelyne Josse dévoile ici les rouages de cette technique qui s'applique dans le traitement des syndromes psychosomatiques graves : aux patients meurtris par des viols, attentats ou violences, deuils, accidents ou encore catastrophes naturelles. Une présentation théorique éclaire l'usage des conditions d'application, le recours à l'imaginaire, aux images, aux subtilités des métaphores ou des allégories. Huit histoires successives illustrent la démarche thérapeutique. Très évocatrices, contées avec brio, elles sont suivies chacune par l'analyse pertinente du processus ; laquelle permet à son tour de bénéficier de cet enseignement dans la démarche de soins et de guérison psychique.
Ces derniers temps, on s'est beaucoup questionné sur l'efficacité des thérapies: pour beaucoup, c'est la personnalité du thérapeute, sa compétence et sa force qui sont en cause. Ce livre présente clairement la façon de faire de celui qui est presque devenu un mythe aux États-Unis: Milton H. Erickson. Une large part est donnée à sa parole même, et on découvre comment chaque personne, grâce à la compétence et à la pratique d'un thérapeute exceptionnel peut changer et vivre sa part de bonheur. L'ouvrage de Jay Haley suit les grandes étapes de la vie et met en relief la manière très souple, imprévisible, créatrice, dont les crises sont dénouées par Erickson, toujours prêt à donner de lui-même pour aider le patient. Un livre qui peut faire réfléchir tous ceux qui mettent en doute les changements que peut susciter un vrai thérapeute. Ce sont des histoires, et quelque chose de notre histoire. Biographie de l'auteur Jay Haley, praticien et enseignant de thérapie familiale, fut pendant dix-sept ans l'élève d'Erickson. Il fait partie du Groupe de Palo Alto, et est connu en France pour son ouvrage Tacticiens du pouvoir.
Livrant sa propre expérience, le patron de La Vie éclaire la déchristianisation de la France. Se racontant et nous racontant, il en appelle à un catholicisme sans peur et sans arrogance à même de réenchanter le monde. Un manifeste qui va faire du bruit. On aurait pu croire éteintes les grandes voix catholiques. En voici une qui sort des décombres pour tonner que Dieu est Dieu dans ce livre qui répond enfin à la crise spirituelle que traversent l'Eglise, la France et l'Europe. Rompant avec la logique de l'excuse, récusant la dissolution comme la crispation, révoquant les tentations de la naïveté et de la médiocrité, Jean-Pierre Denis dresse le plus lucide et le plus implacable des constats sur la déchristianisation. Et y voit une chance pour l'Evangile qui jamais ne s'impose et qu'il faut sans cesse apprendre à recevoir. C'est à une foi attestataire, tissée dans le témoignage intime de sa vie, qu'il en appelle ici. Une attestation qui fait fi des préjugés établis, qui se nourrit des rencontres improbables, qui sait être attentive aux signes prophétiques. Et qui, sans être donneuse de leçons, en revient immanquablement à l'unique testament du Golgotha et de Pâque, source de la seule contre-culture qui soit réellement subversive.
On oublie vite. Est-ce que déjà ne s'efface pas, en moi, la trace de ces jours-là ?J'écrivais, sur mon lit, de petites notes. Ça me venait comme ça, comme une parole qui m'était dite en même temps que je la disais. C'était une parole de consolation. Peut-être touche-t-elle, en moi, en chacun, à des choses trop proches pour qu'on ait envie de discourir dessus. Pudeur oblige.Il ne reste qu'à dire simplement, sans rien ôter ni ajouter, sans réfléchir ni arranger.En peu de mots.Maurice Bellet (1923-2018) est l'auteur d'ouvrages bien connus qui ont contribué à renouveler le vocabulaire et la méthode de l'interrogation chrétienne : Le Dieu pervers, La Peur ou la foi, Naissance de Dieu. Il est également l'auteur de petits traités sur l'expérience chrétienne, comme La Force de vivre, La Voie et enfin L'Épreuve, écrit sur un lit d'hôpital.Notes Biographiques : Prêtre du Diocèse de Bourges (ordonné en 1949). Enseigne à l'Institut catholique de Paris (en 1990).
Résumé : Entre le jour de Noël et l'Epiphanie, fête des Rois mages, s'étendent les Douze petits mois : douze jours différents des autres, douze nuits de clarté et de neige. De ce moment d'hiver, Marie Rouanet fait un temps privilégié, celui du dépouillement nécessaire. Renonçant chaque jour à un objet, de ceux qui tissent son univers quotidien, à un symbole, et même à certains souvenirs, elle apprend à s'alléger du poids des choses pour retrouver une sorte d'essentiel, à se séparer pour naître davantage. Marie Rouanet propose un véritable petit traité du dépouillement, une variation profonde et belle sur le thème du détachement. Ecrivain, auteur de films et interprète de chansons en langue d'oc, Marie Rouanet a notamment publié La Marche lente des glaciers, L'Ordinaire de Dieu et Luxueuse austérité.
Scandale des abus sexuels, bouleversements climatiques, révolution numérique... Alors que l'Eglise est en crise et que beaucoup préfèrent le silence, une femme, laïque, prend la parole. Avec puissance, Isabelle Morel renvoie les baptisés à leur mission première : être des témoins du Christ. Que signifie aujourd'hui annoncer la foi, l'espérance et la charité? La légitimité du message de l'Eglise dépend-elle des conjonctures du temps ? Comment comprendre de manière ajustée la collaboration entre le peuple et le clergé? Quel rôle doivent jouer les acteurs pastoraux ? Et quelle spiritualité vivante peut y concourir ? Un appel sans concession de sursaut.