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Rackets
Kelly Thomas ; Bondil Danièle ; Bondil Pierre
RIVAGES
10,65 €
Épuisé
EAN :9782743620936
48 Jimmy Dolan s?est frayé un chemin jusqu?à l?université en travaillant sur des chantiers de construction. Aujourd?hui il est responsable des relations publiques du maire de New York, un Républicain bon teint. Mais son destin va basculer lors d?un petit déjeuner de travail à la mairie, où il est pris à partie par Frankie Keefe, le patron de la section locale du syndicat des camionneurs, qui est aussi l?instrument de la Mafia. Jimmy Dolan ne peut s?empêcher de riposter et envoie Keefe au tapis ce qui lui vaut d?être limogé. Au c?ur de l?altercation entre les deux hommes, il y la réélection du leader des camionneurs, poste auquel Mike Dolan, le père de Jimmy est aussi candidat. Un candidat gênant. Toute sa vie, il s?est battu pour un syndicalisme propre, délivré de l?emprise du crime organisé, et il ne bénéficie pas de la moindre protection, comme il l?apprendra à ses dépens. Pris dans une nasse d?intérêts contradictoires, Jimmy Dolan devra-t-il risquer sa vie et celle de sa fiancée, l?officier de police Tara O?Neil, pour défendre ses convictions? En exergue du roman figure cette citation de Jimmy Hoffa, qui fut le patron des Teamsters, le syndicat des camionneurs américains, personnage réel bien connu des lecteurs d?Ellroy: « Chaque homme a son prix; le vôtre, c?est combien? » Le sujet du livre est là, dans cette simple phrase: la corruption de toutes les valeurs, politiques, civiques, humaines, par l?argent. Racketter les uns pour acheter les autres, faire pression en coulisse pour étendre son pouvoir sur le devant de la scène, c?est cette lutte sournoise et violente du fort contre le faible, de l?homme intègre contre les gangsters que dépeint Thomas Kelly. C?est le plus vieux sujet du roman noir, revisité avec force et talent, car au-delà de l?histoire de cette élection syndicale truquée, des luttes d?influence et des enjeux financiers, il y a aussi l?histoire d?une ville que Thomas Kelly continue de narrer, comme il l?avait entrepris dans Le Ventre de New York (Rivages/Noir n° 396). Plus encore que la vie des puissants, il veut évoquer celle des fils et petits-fils d?émigrés irlandais ? policiers, pompiers, dockers, ouvriers ? les vrais bâtisseurs de la cité. C?est à travers la description des lieux ? bars irlandais peuplés d?ivrognes « kamikazes », chantiers, salles de réunion etc. ? et une approche subtile des dialogues ? chaque personnage évolue dans le registre qui lui est propre ? que le monde de Kelly prend vie, se déploie en une fresque aux couleurs violentes et contrastées. Rackets est un roman noir qui tient en haleine, une vraie histoire de gangs et de Mafia, un document sur le syndicalisme américain, mais c?est aussi une élégie à la gloire de la classe ouvrière italoirlandaise, avec ses contradictions, ses crimes et ses compromissions, son énergie, sa loyauté, et son humanité. L?auteur a le sens de la tragédie et de l?épopée, et il confirme dans ce livre ambitieux, aux ramifications nombreuses, le souffle de romancier qu?on avait admiré dans Le Ventre de New York. S?il se fait le chroniqueur d?un monde en voie de disparition, il est, lui, bien vivant en tant que porte-parole du roman social et urbain d?aujourd?hui.
Auteur du Ventre de New York et de Rackets, Thomas Kelly poursuit sa chronique de la ville du roman noir par excellence, de sa vie ouvrière, de sa corruption et de sa démesure.
Issus d'une famille irlandaise émigrée à New York, les frères Adare ont grandi dans le quartier du Bronx. L'aîné, Paddy, est un ancien boxeur devenu le bras droit de Jack Tierney, qui contrôle les jeux du quartier Hell's Kitchen et le racket du bâtiment du West Side. Le cadet, Billy, pour finir de payer ses études universitaires, est devenu ouvrier dans la construction d'un gigantesque tunnel qui doit alimenter la ville en eau potable. L'entrepreneur de ce projet, Joe Harkness, est un patron impitoyable qui contrôle une multinationale. Il a toujours su corrompre ou opposer les différents syndicats pour payer des salaires au rabais. Mais les ouvriers du tunnel possèdent un syndicat unique et ses dirigeants sont incorruptibles. Pour les intimider et les obliger à signer un accord défavorable, Joe fait appel à la mafia italienne, puis au gang de Jack Tierney. Quelle sera l'attitude des frères Adare lorsqu'ils vont se retrouver dans des camps opposés ? Tom Kelly, qui a lui-même travaillé dans le bâtiment et connaît bien le monde syndical américain, signe un premier roman réaliste et social, structuré autour de la famille Adare. Rude et solide, c'est un témoignage saisissant sur le racket dans la construction et les méthodes musclées utilisées pour combattre les syndicalistes durant les années quatre-vingt, à l'époque où Ronald Reagan était président. Dans une atmosphère de corruption et de meurtres, ce récit reflète les liens obscures qui unissent les entrepreneurs, la politique et le crime organisé. --Claude Mesplède
New York, 1930. Comme un pied de nez à la Grande Dépression, commence l'édification du plus haut gratte-ciel du monde, l'Empire State Building. Sur ce chantier colossal se pressent des milliers de vies minuscules, simples pions entre les mains des politiques et des puissances d'argent. Michael Briody, immigré irlandais déchiré entre son désir de refaire sa vie dans ce pays neuf et son devoir d'amasser armes et argent pour la cause républicaine dans sa patrie, s'échine sur le monstre d'acier. Il n'échappe pas longtemps à la mafia irlandaise, par laquelle il rencontre Grace, qui vit de ses talents de peintre dans une petite maison flottante. Briody s'en éprend, mais elle entretient une liaison avec un homme redoutable : Johnny Farrell, l'homme du maire de New York, son relais auprès de la douteuse machine du parti démocrate. Plus l'Empire State s'élève vers le ciel, plus Briody prend conscience que ses fondations reposent sur un bourbier d'argent sale... Après Le ventre de New York puis Rackets, Thomas Kelly poursuit sa chronique de la ville du roman noir par excellence : démesure, déshumanisation, violence et corruption caractérisent l'histoire de cette métropole où pègre et politique ont souvent régné côte à côte. Fasciné par les grands chantiers de construction, Kelly nous fait partager cette aventure humaine dans un roman foisonnant, érudit, émouvant, palpitant.
Résumé : "La petite Juniper French est née bien trop tôt, à seulement 23 semaines de gestation ? moins de six mois. De la taille d'une poupée Barbie, elle ne pèse alors que 567 grammes. Avec un visage plus petit qu'une balle de tennis, une peau encore translucide qui laisse voir battre son coeur, elle oscille dangereusement entre la vie et la mort à chaque minute qui s'écoule. Si elle survit, elle sera peut-être atteinte de séquelles irréversibles.Quelle pourrait alors être la plus grande preuve d'amour de ses parents ? La laisser vivre ou la laisser partir ? Kelley et Thomas French choisissent de se battre pour elle, avec elle. Dans ce récit bouleversant, les auteurs explorent l'origine de la vie, la frontière entre ce qu'il est possible de faire d'un point de vue médical et ce qu'il convient de faire sur un plan humain. Ils explorent les liens qui unissent un enfant à sa mère, un mari à sa femme ? leurs doutes, leurs espoirs, leurs joies et leurs craintes. Ensemble, ils retracent l'histoire de leur famille, depuis une rencontre improbable jusqu'à la survie miraculeuse d'une petite fille qui se bat déjà contre la mort alors même qu'elle n'aurait pas encore du naître.
Patrick Kenzie est toujours détective privé à Boston, mais il s'est séparé de sa fidèle coéquipière, Angela Gennaro. Lorsque Karen, une jeune femme victime de harcèlement, a recours a ses services, il règle rapidement le problème et pense ne plus en entendre parler. Jusqu'au jour où il apprend que Karen s'est jetée du vingt-sixième étage d'une tour. Il semble qu'une invraisemblable succession de malheurs ait poussé à bout la jeune femme... Mais Patrick ne croit pas à une telle série de coïncidences et, confronté à un tueur qui ne tombe sous le coup d'aucune loi, il va avoir besoin de l'aide d'Angela. Avec ce cinquième épisode de la saga Kenzie-Gennaro, Dennis Lehane confirme son statut d'auteur de best-sellers.
Comme les cinq précédentes aventures de Kenzie et Gennaro, Moonlight Mile est un roman totalement contemporain qui dépeint une Amérique en proie à une grave crise morale et sociale. L?auteur de Mystic River et de Shutter Island n?a rien perdu de son art de la métaphore, des dialogues incisifs et des scènes choc. L?art de faire vibrer le lecteur à chaque page.
Parmi les milliers de lettres que Tolstoï écrivit à ses correspondants du monde entier, célèbres ou inconnus, les 840 lettres qu?il envoya à son épouse de 1862 à 1910, occupent une place à part et brossent un portrait intime de l?auteur de La Guerre et la Paix. Vivant fréquemment dans deux lieux différents, Tolstoï dans le domaine familial notamment, quand sa femme était à Moscou avec les enfants, l?un et l?autre se donnent des nouvelles de leur vie quotidienne. Parmi cette masse, une cinquantaine de leurs lettres, pour la plupart inédites, sont passionnantes; car elles illustrent les profondes dissensions du couple, lorsque Tolstoï se sent de moins en moins compris par sa femme. Lui, écrivain mondialement connu, devient le prophète d?un christianisme épuré, un apôtre de la non-violence, critiquant les fondements idéologiques et économiques de la société de son temps, jouant à la fin de sa vie un rôle politique et social considérable, quand sa femme demeure une mondaine, attachée à ses privilèges de grande aristocrate. Le fossé qui se creuse entre eux s?exprime dans ces lettres dans lesquelles Tolstoï se livre totalement, évoquant sa vie intime, son ?uvre, ainsi que les relations tumultueuses avec son épouse. Lettres étonnantes, parfois violentes, toujours dans l?essentiel, elles permettent de mieux comprendre l?un des plus grands écrivains de tous les temps. Elles seront accompagnées d?extraits des lettres de Sofia Tolstoï.
Il est le symbole de nos rêves oubliés, l'ennemi acharné de nos compromis, le chantre de nos espoirs déçus, le sursaut invincible de la féerie contre l'esprit de sérieux. A la routine du quotidien, il oppose ses incessantes improvisations, souvent plus sombres que Walt Disney ne les a peintes, mais aussi plus spectaculaires, plus audacieuses, plus incroyables. Adultes! Vous qui ignorez le langage des étoiles, vous qui n'entendez plus parler les fées, vous qui n'avez ni le courage d'égorger les pirates ni celui de défier les ombres de la nuit, suivez James Matthew Barrie par la fenêtre de ce livre. On y redécouvre en volant l'incroyable aventure d'exister.