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La solitude du coupeur de nattes
Keller Jean-Pierre
DENOEL
15,20 €
Épuisé
EAN :9782207253847
Dimanche 25 mars. Voilà bien quatre mois que je n'ai plus coupé une natte. Les flics doivent être furieux. Tant mieux si ça freine leur enquête. Mais il m'arrive toujours de suivre des femmes, pour la beauté du geste. Comme cette rousse croisée hier soir devant le Royal-Saint-Germain. Sa tresse délicatement modelée retenue à son extrémité par un n?ud jaune canari... un peu criard à vrai dire, mais pourquoi pas ? Je l'ai escortée jusqu'à la gare d'Orsay, puis je suis revenu sur mes pas sereinement. Mon énergie est concentrée ailleurs. Changer ma vie ? Renoncer aux nattes ? Dans le Paris des années 60, les tresses portées par de belles passantes sont l'unique obsession d'un étudiant en philosophie. La Solitude du coupeur de nattes est le journal de cette chasse singulière, le carnet de bord d'un aventurier fétichiste et amoureux.
Résumé : Si le lecteur se pose la question " Est-il je ? ", c'est que le romancier la lui souffle en combinant délibérément deux registres incompatibles : la fiction et l'autobiographie. Il donne au héros des traits d'identité qui lui appartiennent en propre. Il sème le paratexte d'indices contradictoires. Il cultive l'ambivalence des citations, des commentaires et des mises en abyme. Il raconte des souvenirs improbables, tantôt à la première, tantôt à la troisième personne. Il se représente en enfant, en adolescent, en écrivain, en voyageur, en amant, en dépression, au tribunal, au confessionnal ou sur le divan... sans jamais dire qui il est. Cette stratégie de l'ambiguïté est constitutive d'un genre littéraire mal connu qui fut d'abord nommé roman personnel, puis roman autobiographique, avant d'être rebaptisé récemment, et hâtivement, autofiction. On tente ici non seulement d'inventorier les procédés qu'il met en ?uvre mais aussi de retracer son histoire, d'expliquer son infortune critique et de comprendre comment il fonctionne. Avec la conviction qu'il détient une part de notre avenir littéraire.
Pendant l'été de 1893 Proust séjourne à Saint-Moritz, il a vingt-deux ans. Dans un vieux livre d'hôtes du refuge de Sassal Masone, près du col de la Bernina, on peut lire que deux voyageurs parisiens se sont inscrits le 22 août, Marcel Proust et Louis de la Salle. Mais ces deux excursionnistes ont ajouté, entre leur nom et leur domicile, quelques mots qui sont à l'origine de ce livre: une trouvaille, une énigme que l'auteur, spécialiste de Proust, a cherché à élucider. Ce qui l'a entraîné sur les pas de l'écrivain durant l'été de 1893, puis sur les traces, dans son ?uvre, de ce séjour dans les Alpes. En chercheur, mais aussi en flâneur, il évoque l'Engadine de la fin du XIXe siècle, ses luxueuses stations fréquentées par la haute société européenne et la vie mondaine et artistique qui les animait.
En vulgarisant l'état de la connaissance scientifique la plus récente et en s'appuyant sur la paléoclimatologie, l'auteur montre que, si rien n'est entrepris pour limiter nos rejets de CO2, les impacts environnementaux seront sans commune mesure avec tout ce qui s'est passé sur Terre depuis plusieurs millions d'années. La question de notre responsabilité se pose, car c'est notre consommation effrénée d'énergie fossile qui est à la base de nos rejets de CO2. Ce sentiment de responsabilité, qui devrait être le nôtre, a conduit l'auteur à aborder la question de solutions praticables en Suisse, comme en France, pour diminuer nos rejets de gaz carbonique. Ce qui entraîne une autre question: comment est-il possible de diminuer notre consommation d'énergie fossile, sans recourir à l'énergie nucléaire? En effet, nous pouvons, au cours des prochaines décennies, diminuer nos rejets de CO2 d'environ 20%, sans pour cela créer de véritables ruptures dans nos modes de vie. Le fil conducteur des mesures à prendre se résume par la sobriété et l'efficacité énergétiques. L'auteur explique qu'il serait totalement irresponsable de puiser dans les réserves d'énergies fossiles jusqu'à leur épuisement. Il présente les premiers pas que nous pouvons faire pour relever le défi de la sortie des énergies fossiles, sans recourir à l'énergie nucléaire. Il sensibilise le lecteur au fait qu'il nous faudra, pour atteindre complètement cet objectif, oser remettre en question notre façon de consommer, qui est actuellement encore basée sur l'illusion d'un monde infini. Cette transition "sortie des énergies fossiles" est sous notre responsabilité et de sa réussite va dépendre le regard que porteront les générations futures sur la nôtre.
4e de couverture : IQ, le Sherlock Holmes du ghetto.Isaiah Quintabe, dit IQ, est un jeune détective afro-américain atypique. Loup solitaire, il cache sous une apparence nonchalante une intelligence et un sens de l'observation hors du commun. Ses clients sont les miséreux, les marginaux de Los Angeles, ceux à qui la police tourne le dos.Isaiah est hanté depuis l'enfance par l'assassinat de son frère Marcus. Devenu adulte, il décide de consacrer toute son énergie à la résolution du crime. Et, lorsque l'ex-petite-amie de son frère l'appelle à la rescousse depuis le royaume des casinos qu'est Las Vegas, il le prend comme un signe.Personnages hors normes, dialogues flamboyants et sens du détail : Joe Ide est l'une des voix les plus intéressantes du polar côte Ouest.
Résumé : Il y a plus d'un siècle, dans les Endlands, le Diable s'est réveillé. Il a causé des ravages dans la vallée, décimant hommes et troupeaux. Alors, de génération en génération, les fermiers de ce coin perdu du nord de l'Angleterre lui tendent tous les ans un piège, le jour de la transhumance, en l'attirant avec des vins et des chansons. Ce rituel est devenu une fête adorée des enfants, célébrée par superstition. Mais cette année, alors que le Jour du Diable approche, les incidents s'enchaînent et les vieilles rancoeurs et légendes du passé s'exacerbent. Et si le Diable était de retour dans la vallée ? Une atmosphère glaçante qui nous entraîne au coeur de la lande et de ses superstitions pour nous jeter entre les griffes du Diable en personne.
Johnny a trouvé un mystérieux manuscrit à la mort d'un vieil homme aveugle. Il décide de le mettre en forme et de l'annoter de façon très personnelle. Le texte se présente comme un essai sur un film, le Navidson Record, réalisé par Will Navidson, un photoreporter, lauréat du prix Pulitzer. Will, qui vient d'emménager avec sa famille dans une maison en Virginie, filme son installation, réalisant une sorte de «home movie». Tout s'annonce bien jusqu'à ce qu'il découvre une pièce qui n'existait pas. Passé l'étonnement, il se rend à une évidence troublante: la maison est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Navidson tente d'explorer les lieux mais, après avoir manqué se perdre, il engage des explorateurs professionnels. L'horreur commence alors. Aussi bien pour les membres de l'expédition que pour le lecteur - lui-même égaré dans le dédale des notes qui envahissent les pages comme un lierre maléfique.Que cache la maison? Quel est ce grondement qu'elle émet de temps en temps? Pourquoi Johnny a-t-il ces cicatrices? Pourquoi le manuscrit de Zampanó semble-t-il le rendre fou?À la fois jeu de piste, récit fantastique, dérive personnelle, essai faussement académique, La Maison des feuilles a pour effet de changer progressivement le lecteur en apprenti sorcier, monteur de salle obscure, détective amateur, spectateur. Une lecture littéralement habitée.
Résumé : On a sacrifié les femmes au nom d'à peu près tout : morale, religion, politique, amour, maternité... Aujourd'hui encore, malgré les discours d'émancipation, persistent viols, harcèlements, sévices conjugaux, interdits et humiliations. Le destin de la féminité en Occident serait-il sacrificiel ? En témoignent ces grandes héroïnes qui foisonnent dans nos mythes, nos légendes d'amour, nos religions, les textes fondateurs de notre culture, toutes plus fascinantes les unes que les autres. Elles ont pour nom Iphigénie, Hélène, Penthésilée, Médé, Iseut ou Jeanne d'Arc mais elles sont aussi des soeurs, des voisines, des exilées, des femmes croisées tous les jours dans la rue, prises à leur insu dans des vies manquées, blanches... De quel sacrifice ignoré la vie de ces femmes se soutient-elle ? De quelle façon ces figures mythiques circulent-elles dans notre inconscient ? Dans un essai de mythologie quotidienne, Anne Dufourmantelle interroge et retourne les destins spectaculaires de ces héroïnes en les confrontant à ceux, anonymes, parfois tragiques, de ces proches inconnues. D'une écriture subtile, elle approche la secrète texture de nos névroses et déploie la dramaturgie, aussi énigmatique que salvatrice, d'une véritable érotique du sacrifice au féminin.