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Paulhan et son contraire
Kéchichian Patrick
GALLIMARD
21,30 €
Épuisé
EAN :9782070131662
Jean Paulhan (1884-1968) fut « l?autre » grande figure fondatrice des Éditions Gallimard, auxcôtés de Gaston Gallimard.Philosophe et psychologue de formation, sympathisant anarchiste, chercheur d?or, enseignant àTananarive, blessé de guerre, il entre à la NRF en 1919 comme secrétaire de Jacques Rivière etne la quittera plus. Mais qui était vraiment Jean Paulhan?Pour Patrick Kéchichian, il n?est possible d?approcher cette personnalité déconcertante qu?àtravers ses multiples facettes, qu?il s?agisse des temps forts de son existence (le voyageur, lerésistant?) ou d?aspects moins connus de son caractère, ainsi son humour et son esprit juvénile,qu?il gardera jusqu?à la fin de sa vie. Il en ressort un Paulhan inattendu: un homme extrêmement sensible, humain, jamais pervers, alors qu?on l?a souvent dit manipulateur. Mais un homme capable, aussi, de se mouvoir selon des chemins obliques parfois difficiles à suivre: dans ses écrits, il se montre un brillant manipulateur de paradoxes, se plaît à émettre une hypothèse, à la contredire, à la réfuter? Il fait preuve d?une volonté permanente de revenir à une certaine vérité (utopique) du langage, et sa manière bien à lui de jongler avec la grammaire des idées le rend tout aussi fascinant qu?agaçant. Mais le plus étonnant est peut-être son côté iconoclaste: ainsi, celui qu?on appelait volontiers « l?éminence grise des lettres françaises » considérait que l?« homme de lettres » n?était pas un être d?exception, mais un personnage d?une grande banalité, le premier venu, rien de plus?
Breton Stanislas ; Kéchichian Patrick ; Morel Phil
Patrick Kéchichian est écrivain (Les Usages de l?éternité, Seuil, 1993; Les Origines de l?alpinisme, Seuil, 2001), journaliste et critique littéraire au journal Le Monde.Stanislas Breton, philosophe et théologien, a publié de très nombreux ouvrages dont Philosophie et Mystique (J. Million) et L?Avenir du christianisme ( Desclée de Brouwer). Philippe Morel est professeur d?histoire de l?art moderne à l?université Paris I ? Panthéon-Sorbonne. Il a notamment publié Les Grotesques (Flammarion, 1997), Les Grottes maniéristes en Italie au XVIe siècle (Macula, 1998) et a dirigé L?Art italien (Citadelles et Mazenod, 1997-1998).
Le poème "Jésus, Fils unique du Père" est une oeuvre représentative de la littérature arménienne. Il a été écrit par Nersès en 1152 en distiques, rimés d'une manière inspirée par la poésie arabe. Le poème se présente comme une prière, un dialogue entre Jésus-Christ, Fils unique du Père, et Nersès devenu fils par grâce. Le livre présente la première tradution du texte arménien en français.
Pour beaucoup, Paul de Tarse est réduit à des clichés: celui qui a trahi le message si pur et si simple du Christ, celui par qui l?antijudaïsme chrétien est devenu une doctrine, celui qui est à l?origine du « mauvais » christianisme, religion rigide et prétendant abusivement à l?universalité? Retrouver Paul, sa personnalité, son génie ? car il a prolongé certains aspects de l?enseignement du Christ, tel est le projet de ce bref essai. Faire entendre sa voix, aussi, en se nourrissant des textes de l?Apôtre que contient le Nouveau Testament, qui attestent tout à la fois de la nouveauté de son message et de la richesse du personnage, prédicateur et penseur qui s?est laissé saisir par la révélation de la vérité du message du Christ.
Un homme qui pleure a-t-iI quelque chose à espérer de la gloire ? Née dans les larmes et l'humiliation, sa parole peut-elle s'affranchir de la faiblesse pour dire la puissance ? Dans quelle mesure sa plainte et son tremblement sont-ils conformes aux " usages de l'éternité "? Ernest Hello (1828-1885), né et mort à Lorient, catholique radical, contemporain de Renan et de Louis Veuillot, créa un journal - Le Croisé -, publia de nombreux articles et des livres - L 'Homme (1872), Physionomie de saints (1875), Paroles de Dieu (1877)... Il transposa également en français des auteurs mystiques comme Ruysbrock et Angèle de Foligno. Dans ses écrits comme dans le désert que fut sa vie, il se lamenta beaucoup, tout en rêvant à la gloire. Mais c'est surtout de l'oubli et de l'effacement qu'Hello eut à souffrir. Barbey d'Aurevilly, le premier, rendit hommage au génie mystique de celui qu'il appelait le "démantibulé sublime". Léon Bloy, qui entretint quelque temps avec lui un étrange commerce spirituel, tenta de sauver sa mémoire, de rappeler son nom et de se souvenir de son visage. Dans notre siècle, Paul Claudel, Georges Bernanos ou Henri Michaux l'ont lu et admiré. Rien cependant ne pouvait empêcher le destin d'Hello de s'accomplir, ni le silence de l'ensevelir.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "J'affirme que le monde des sens est à l'origine de toute compréhension humaine." Marin, chasseur de phoques, boxeur, chauffeur, repasseur, mineur, correspondant de guerre, vagabond du rail, chômeur, clochard, Jack London (1876-1916) vécut dans sa courte existence plus de mille vies. Sa bibliographie, qui compte une cinquantaine de volumes, comprend des nouvelles, des romans, des pièces de théâtre, des articles, des reportages, des discours enflammés au nom du socialisme. L'Appel de la forêt, Croc-Blanc, Construire un feu, Martin Eden, Le Talon de fer, autant de titres qui composent une ouvre dans laquelle l'autobiographie et le combat pour la vie occupent une place primordiale. A l'aube de sa quarante et unième année, consumé par tous les excès, il décide de mettre fin à ses jours en s'administrant une dose mortelle de morphine.
Colette (1873-1954) qui signa d'abord "Gabrielle Colette", puis "Colette Willy", puis "Colette Jouvenel", puis "Colette", qui aurait pu signer "Colette Goudeket" et ne le fit jamais, a été l'un des écrivains les plus célèbres et les plus admirés de son temps. Elle a séduit les publics les plus simples comme les plus raffinés. Auteur de nombreux romans et nouvelles, elle fut aussi mime, danseuse nue, actrice, journaliste, rédactrice de journaux à scandale, conférencière, esthéticienne. Sa vie privée, une fois débarrassée de ses légendes, de ses maris, de ses amants et de ses amantes, vaut bien un roman: celui d'une "écrivaine" éprise avant tout de liberté.
« N'allez pas croire que j'aie foi en une amélioration prochaine de l'humanité, ce visqueux monstre aux mille têtes. Mais ne s'améliorera-t-elle pas, l'humanité, que si l'on cesse de lui répéter qu'elle a emprunté quelque voie mystérieuse, alors qu'elle ne fait vraisemblablement que s'entortiller autour de son propre axe ? Allez, l'"illusion" fait partie intégrante de la mixture magique de l'existence. »Né à Vienne, Stefan Zweig (1881-1942) a peut-être souffert de sa trop grande renommée qui l'a mis à l'écart du monde littéraire. Cet écrivain tourmenté et secret, acharné de travail, a élaboré une oeuvre multiple entre nouvelles, romans, biographies et théâtre. Ce voyageur qui se décrivait avant tout comme un Européen a vu ses deux autres identités d'humaniste et de pacifiste voler en éclats dans l'horreur du monde nazi. Réfugié au Brésil, il se donnera la mort avec sa femme en 1942.
Résumé : "Emplissons jusqu'au bord la coupe des plaisirs : enivrons-nous de sa liqueur, notre nectar." George Gordon Byron, sixième baron Byron, plus connu sous le nom de "Lord Byron" (1788-1824), reste pour beaucoup celui que non seulement son pays, l'Angleterre, mais l'Europe entière considérèrent, de son vivant et dans les années qui suivirent sa mort, comme l'incarnation même du génie poétique romantique. Révolté contre la politique et la société de son temps, épris de liberté, le "ténébreux égoïste" fut plus que cela : un homme de conviction, indépendant, sulfureux, facétieux, aimant les femmes et les hommes, adorateur de la Grèce et de l'Italie, sportif, cinglant, exubérant, toujours moderne, comme en témoignent des ouvres telles que Childe Harold ou Don Juan. Engagé dans la lutte pour l'indépendance de la Grèce, il mourut à Missolonghi à l'âge de trente-six ans.