Kazma Ali ; Viewing Pia ; Ansen Selen ; Ardenne Pa
FILIGRANES
35,00 €
Épuisé
EAN :9782350464299
Entre 2006 et 2015, Ali Kazma développe une oeuvre vidéo principalement articulée en deux séries, intitulées Obstructions et Resistance. De durées variables (entre 5 et 17 minutes chacune), ses vidéos explorent l'univers de la production industrielle, artisanale et artistique, constituant une immense archive du monde du travail contemporain. Chaque oeuvre est une étude des gestes d'ouvriers, de leur rapport à la machine et aux outils, des rythmes de travail et de la cadence des chaînes de production automatisées. De la Réserve mondiale des semences à la cryogénisation, de la taxidermie à l'art du tatouage, d'une opération chirurgicale du cerveau à une usine d'automobile entièrement automatisée, Ali Kazma interroge les effets de la recherche et du progrès scientifique sur l'activité humaine, mais aussi le contrôle que l'homme exerce sur son environnement et sa volonté constante de transformer la matière.
Après des débuts difficiles car pas franchement passionnants, la série n?a cessé de s?améliorer en proposant un univers de plus en plus riche et cohérent, avec ses propres codes et des personnages nombreux et plus intéressants que ce qu?on aurait pu croire de prime abord.On avait laissé nos héros isolés face à un puissant magicien colérique et haineux accompagné d?un gigantesque golem?autant dire en mauvaise posture. Hyoka, la nouvelle camarade de Toma venait de prendre conscience qu?elle n?était pas humaine.Une grande partie du tome est donc consacrée à la définition de « l?humanité »: Hyoka prend donc conscience de son statut et ne sait trop quoi en penser?est elle un monstre? A t-elle sa place auprès de ses camarades? Tout ceci est très correctement amené, sans prise de tête insupportable, sans discours philosophique plombant; on suit juste une jeune fille créée virtuellement qui se demande quelle est sa place dans ce monde. Au passage l?auteur nous donne l?explication de son existence, là aussi de manière très claire et détaillée, de sorte à ce qu?aucun lecteur ne soit perdu.Mais contrairement à ce qu?on pourrait penser à lisant ceci, la majeure partie du tome se résume à de l?action, une action intense et omniprésente, mais surtout une action intelligente qui arrivera à capter le lecteur. Nous avons donc un tome allant très vite, tout comme sa lecture, mais dont malheureusement certains points évoqués dans le tome précédent sont absents ici, notamment le fait que Hyoka soit la clé du district I. La qualité de ce tome est également son plus gros défaut: cette action présente de bout en bout fait passer des éléments à la trappe.On n?évoquera pas non plus le fait qu?Index soit une nouvelle fois très peu présente, on ne comprend toujours pas pourquoi elle donne son nom à la série, mais tout ceci s?efface devant l?efficacité de la mise en scène proposée par l?auteur.D?autant plus que le dernier chapitre, une fois les événements entamés dans le tome précédent terminés, n?est pas avare en surprises et révélations, et surtout donne des clés de compréhension qui serviront pour des événements ultérieurs qui devraient être développés au plus vite!Le mélange action / révélations est donc quelque peu mal géré mais sur l?ensemble ce tome est prenant de bout en bout, et se paye même le luxe de nous offrir un final touchant! erkael(Critique de www.manga-news.com)
Kazuma Kodaka est née le 16 novembre 1969 à Kobe au Japon. Elle commence sa carrière en 1989 dans le magazine Shonen Champion. Elle se fait connaître pour ses publications Boy's Love. Ses mangas les plus connus sont Not Ready?! Sensei et Kizuna, qui ont été traduits en anglais, allemand et français. Elle représente souvent des héros androgynes, conformément aux canons du shojo manga. Ils évoluent dans le quartier gay de Shinjuku ni-chome, et ont parfois des liens avec les yakuza de la mafia japonaise.
Passer de l'immobilité à la plus rapide possible des mobilités : cette obsession humaine est immémoriale. De tous temps les humains ont cherché à se mouvoir le plus vite possible, à quitter le statut d'êtres immobiles, posés là quelque part à la surface du monde, pour conquérir celui d'êtres mouvants, en déplacement — un déplacement autant que faire se peut exceptionnel par sa vitesse. par la distance parcourue en un éclair, par la capacité à faire valoir l'espace contre le temps et le temps contre l'espace. Le dragster, dans cette entreprise anthropologique, est le vecteur par excellence approprié. Qu'il compte deux, trois ou quatre roues, cet engin mécanique né avec le XXe siècle est conçu pour l'accélération et pour elle seule. Le dragster, ce sont des prises de vitesse insensées, un parcours sur piste, en ligne droite, réduit au minimum (quelques centaines de mètres tout au plus) et, pour son pilote, des sensations à la fois brutales et complexes. Brutales, car le corps du dragstériste, lors du "run", peut encaisser en quelques secondes 7 G — sept fois la charge de son propre poids — ou plus encore. Complexes, car la compétition dragstérienne vise cet objectif aussi héroïque qu'absurde, annuler le temps écoulé en ne gardant que l'espace conquis.
Revue de presse C’est enfin au tour de Sôgo d’être mis à l’honneur dans la série. Yamato et lui se connaissent depuis le lycée. C’est une longue histoire dont on avait pas encore entendu parler, et on quitte le Yamato traumatisé et en orphelinat pour la joie du lycée et des clubs de sport. Tout arrive quand Jin, un ancien sempai de leur club de karaté, débarque pour demander de l’aide à l’agence de détectives fondée par Yamato. Le fils de leur ancien capitaine de club aurait des problèmes… Et cette simple demande va faire resurgir le passé. A l’époque où Yamato a eu son traumatisme amoureux, quand il était raide dingue d’un ami qui avait une petite amie. A l’époque où il a commencé à écarter les cuisses pour tout le monde, pour oublier, se soulager la conscience. Son capitaine de club a cherché à le comprendre, à l’atteindre, à le protéger. C’est l’histoire d’amours impossibles, de retournements de situation et de déclarations sans réciprocité. Ce tome est génial. Réellement, le passé de Sôgo et Yamato est passionnant. On comprend toujours un peu mieux notre héros, qui va chercher à tromper l’amour et qui s’en détachera quand celui-ci le rattrapera. Un adolescent qui cherchait à être normal, à se complaire dans des amitiés fraternelles. Des amours impossibles, des frustrations. Un merveilleux tableau dans lequel les personnages ne savent pas bien faire la séparation entre amour et amitié, qui nagent dans l’incertitude. Les sentiments jaillissent dans ce tome avec une puissance insoupçonnée, une force nouvelle qui réveille la narration avec force et pertinence. On se prend au jeu, on se retrouve passionnés par cette histoire dont on connaît pourtant déjà le dénouement, mais pas le déroulement. (Critique de www.manga-news.com)
Cet ouvrage est le premier volume d'une monographie qui en contera deux.Il se fait l'écrin d'une rétrospective dédiée au travail de Gilbert Garcin. Cette édition rassemble une sélection de 65 photographies.A noter qu'un texte inédit de Marie Darrieussecq accompagnera ce livre.Les précédents ouvrages étant épuisés ce premier tome sortira en lien avec une grande exposition de Gilbert Garcin aux Rencontres de la photographie d'Arles pendant l'été 2013.
La série "La chute? met en scène les corps en apesanteur de danseurs de Hip Hop de Capoeira et de danse contemporaine. Une « chute de l'ange » des années 2000, toute en tension et en énergie, entre ciel et terre.Juste après la crise des banlieues de 2005, entre pesanteur et gravité, j?ai réalisé des photographies en suspension dans une architecture générique et populaire. J?aime qu?à l?ère de Photoshop, la photographie puisse encore surprendre et témoigner d?instants ayant réellement existé, sans trucages, ni manipulations explique Denis Darzacq.Dans des cités d?un Paris populaire et urbain, il créée des images baroques de corps en apesanteur, en lévitation. Propulsion. Perte de gravité. Energie. Poussée. Bascule des perspectives. Et UNE question: que fait-on de cette énergie? Que fait-on de ces corps qui veulent entrer dans le ?je? et qui risquent de s?écraser au sol si on les ignore, si on les laisse tomber.Il y a dix ans, en pleine guerre du Golfe, l?artiste s?est rendu en Algérie pour faire un reportage sur des danseurs algériens, dont il a tiré une pléthore de photos et de vidéos. Séduit par ces visions de jeunes en suspension dans l?espace, le photographe décide par la suite de se rendre dans les cités et de demander à des danseurs et des sportifs de sauter devant des fonds choisis."