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Ménage à trois. Littérature, médecine, religion
Kaufmann Vincent
PU SEPTENTRION
19,00 €
Épuisé
EAN :9782859399825
L'imaginaire médico-religieux : un chapitre méconnu de l'histoire de la littérature moderne. De Balzac à Guibert, de Michelet à Leiris, en passant par Zola, Huysmans, Artaud et tant d'autres, un tel imaginaire a configuré les conceptions les plus diverses de la littérature et de l'art. Portraits de l'écrivain en clinicien, en anatomiste de la société, en guérisseur, ou encore en patient, digne de compassion : dans leur variété, ces figures renvoient à une problématique inséparablement médicale et religieuse. On suit ainsi les avatars littéraires d'un très vieux ménage à trois : l'artiste, le médecin, le prêtre. Pacifique, dit-on, dans les temps anciens (celui des chamans par exemple), ce ménage est devenu problématique et conflictuel chez les modernes. II est traversé de divergences, d'exclusions, d'alliances des uns aux dépens des autres, de neutralisations et de retrouvailles. La littérature moderne n'est certes pas identifiable au médical, ni au religieux, mais elle s'y confronte comme à autant de tenaces altérités. Toute son histoire en suscite et en défait les croyances. Ménage à trois, donc : mais avec scènes de ménage...
Au sein d'un couple, souvent l'un et l'autre exercent leur profession dans des villes différentes. Dans leur existence pimentée de vols lointains pour le travail ou les loisirs, ils bougent sans cesse. Se sentent-ils pour autant plus libres? En outre, ils tiennent à s'enraciner dans leur maison de campagne. Ce va-et-vient caractérise la société contemporaine, ample phénomène dont le sociologue Vincent Kaufmann, après de longues enquêtes, analyse les conséquences: éclatement urbain, rôle impérieux de la voiture, embouteillage des transports, sort des enfants, et surtout capacité personnelle de s'adapter à cette mobilité, financièrement et mentalement, sous peine d'être marginalisé. Ce livre décrit aussi les transformations de quartiers de Paris tout comme les conséquences sociales du 'modèle suisse' donné comme exemple en Europe: les transports publics à Berne ou Zurich.
Dans de nombreuses agglomérations européennes, les pouvoirs publics cherchent à limiter l'usage de l'automobile en milieu urbain. Cette volonté se traduit généralement par l'amélioration de l'offre de transports publics, mais elle se heurte à des difficultés insoupçonnées. Le développement d'une offre de transports publics performante ne suscite pas les reports d'usage ou reports modaux attendus. L'expérience montre que l'amélioration des transports publics attire certes de nouveaux usagers, mais pratiquement pas d'automobilistes. Le présent ouvrage analyse les logiques d'action sous-jacentes aux pratiques de mobilité quotidienne et allie ainsi questionnements pratique et théorique. Si l'intérêt pratique d'analyser les obstacles au rapport modal est évident cette problématique comporte aussi des enjeux théoriques. Elle repose en effet sur le postulat que l'acteur individuel fonde ses pratiques quotidiennes de transport sur la base d'un choix économique rationnel. Ainsi, la question du report modal constitue une opportunité d'analyser et de discuter les pratiques quotidiennes de transport, et par là même d'aborder certaines dimensions des modes de vie. Ce livre s'adresse à la fois aux chercheurs et praticiens des services publics et privés travaillant dans le domaine des transports urbains ainsi qu'à tous ceux concernés par la problématique urbaine.
Résumé : Le rôle historique du cinéma est de nous avoir donné le visible une seconde fois, en ajoutent le temps à l'image. Il reste pourtant dans tout film une large part d'invisible : c'est elle qui est ici décrite, et explorée. Le cinéma en effet nous rend conscients de l'ambiguïté fondamentale de notre relation au visible. Sa force documentaire, comme son jeu inné avec la fiction, lui ont permis de convoquer les invisibles essentiels du monde, et aussi bien, des effets psychiques qui mettent en péril la visibilité du visible. Il nous autorise à croire que nous voyons vraiment quelque chose d'autre que le monde des apparences. Ce livre ne fait ni la théorie, ni l'histoire de cette doublure du visible que transporte le cinéma, mais en donne un panorama complet, attentif à ne jamais trancher abstraitement, mais à toujours s'appuyer sur des exemples concrets, et nombreux.
Les mémoires humaines - celles de nos sociétés, des mémoires collectives et individuelles - sont en pleine mutation dans un monde en formidable accélération et en production de nouvelles connaissances. Ces mémoires plurielles peuvent-elles tout conserver, se faire à la fois témoins, souvenirs, ressources et réflexions de notre époque dans un monde lui-même en transformation ? A cette question et d'autres, huit points de vue complémentaires apportent des éclairages actuels sur ces notions de mémoires. Ces regards scientifiques concernent l'histoire et la relation à notre passé, à son examen, son archéologie et ses enjeux modernes. Ils envisagent aussi notre mémoire humaine dans ses processus individuels grâce aux neurosciences et à la psychologie cognitive. De plus, les technologies actuelles de l'information interrogent les mémoires artificielles qui étendent notre mémoire humaine.
La FMD poursuit ici deux démarches. La première consiste à inscrire dans la durée la journée d'étude grâce à la publication de ses communications. La seconde consiste à assumer sa vocation de transmission de l'histoire et de la mémoire dans la société civile en montrant la vitalité de la recherche, qui ouvre sur un dialogue interdisciplinaire enrichissant entre historiens, sociologues, médecins, enseignants, archivistes et bédéistes, complété ici par le regard de la société civile organisée que représente le CESE.
Les sneakers sont bien plus que des chaussures dédiées aux sports ou aux loisirs. Elles sont les fétiches qui cimentent une communauté : celle des sneakerheads. Ces passionnés ont créé une sous-culture autour d'elles, au sein même de la culture hip-hop. La sociologue Yuniya Kawamura a bâti son livre au carrefour de plusieurs disciplines et thématiques : l'anthropologie, l'histoire, la technique, la communication, la marchandisation, la mode, le genre ou encore la jeunesse. Elle y décèle l'ensemble de la dynamique qui a fait passer les sneakers de la marginalité du Bronx à la culture de masse mondialisée. "Je suis ce que je porte à mes pieds", dit un membre de la sous-culture. Taille haute ou basse, épurées ou bariolées, ces chaussures peuvent exercer une emprise sur leur porteur, lui conférer un statut, mais aussi être revendues pour une somme extravagante. Les sneakers sont un mythe contemporain. Ce livre est la première étude universitaire nous invitant à en suivre les aventures.