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L'ANTISEMITISME DE PLUME 1940-1944. Etudes et documents
Kauffmann Grégoire - Lenoire Michaël - Taguieff Pi
BERG
27,90 €
Épuisé
EAN :9782911289163
L'étude de l'engagement d'écrivains, de journalistes et d'universitaires dans la propagande antijuive entre 1940 et 1944, au service du régime de Vichy, mais surtout dans l'orbite de la collaboration idéologique active, constitue l'objet de ce livre. Depuis la fin du XIXe siècle, l'antisémitisme français s'est constitué en un genre politico-littéraire, avec son stock de stéréotypes, son code culturel et sa langue de métier. Le caractère répétitif de la littérature antijuive n'a pas empêché cette dernière de s'accommoder à la situation d'exception que constitue la période de l'Occupation, en mettant l'accent soit sur la dénonciation du " complot judéomaçonnique ", soit sur celle du " complot judéobolchevique ", souvent associée à celle du " complot judéocapitaliste ". Car l'imaginaire conspirationniste colore toute la production journalistico-littéraire orientée vers l'action antijuive. L'antisémitisme de plume, poussé à son paroxysme par une minorité de propagandistes acquis à la cause nazie, n'avait jamais fait l'objet d'une recherche approfondie. Outre les études historiques, thématiques et biographiques qu'il comporte, cet ouvrage rend enfin accessibles des documents jusqu'alors réservés aux chercheurs. Il restitue dans leur contexte ces écrits qui, à côté des mesures d'exclusion, ont participé à la mise en condition psychologique de la population. Dénonçant, depuis Paris, l'" attentisme " du régime de Vichy en matière de lutte contre les Juifs, leurs auteurs s'appliquent en même temps à revendiquer l'antériorité et la paternité d'une tradition antisémite française qui, depuis Drumont, n'aurait rien à envier aux nazis. Qui étaient ces propagandistes dont les écrits atteignent un degré de violence parfois insoutenable ? Les héritiers de l'antisémitisme d'Etat défini par l'Action française, tel que Xavier Vallat, se reconnaissent dans la politique antijuive de Vichy en 1940-1941, alors que les antijuifs racistes, se référant à une vision pseudo-scientifique de la " race " ou de l'" ethnie juive ", comme Montandon ou Darquier de Pellepoix, se retrouvent dans le champ du collaborationnisme. En jouant Céline contre Maurras, Lucien Rebatet institue l'auteur de Bagatelles pour un massacre en refondateur de l'antisémitisme en France. C'est sous la bannière des écrits de Céline que des plumitifs antijuifs tels que Jean Boissel ou Paul Riche agrémentent leur programme raciste de mesures eugénistes. La stérilisation totale est ainsi prônée par certains antisémites de plume pour " résoudre la question juive ", par delà les mesures, " insuffisantes " selon eux, prises par Vichy, voire par les autorités allemandes. Ce livre constitue une somme sans équivalent sur la question. Il est autant destiné au lecteur en quête d'informations précises sur les acteurs, les auteurs et les textes, qu'au chercheur désireux de poursuivre l'investigation sur l'une ou l'autre des multiples pistes ouvertes.
Résumé : En avril 1886, paraît en librairie La France juive, ?uvre d'un obscur journaliste. Aussitôt, le livre s'arrache. Il va devenir l'un des plus grands succès d'édition de la fin du XIXe siècle. L'antisémitisme français a trouvé son prophète en la personne d'Edouard Drumont (1844-1917), dont voici la première biographie. Brouillant les clivages traditionnels, l'antisémitisme devient avec Drumont une arme politique dirigée contre la République laïque, les Juifs étant rendus responsables des errements de la société moderne, des abus du capitalisme et de la déchristianisation. Son quotidien, La Libre Parole, lance le scandale de Panama puis l'affaire Dreyfus. Elu député d'Alger en 1898, Drumont préside à la Chambre le "Groupe parlementaire antijuif". Oublié après l'affaire Dreyfus, il redeviendra une référence clé pour les hommes de la Collaboration de 1940 à 1944. Nourri d'un très grand nombre d'archives inédites, l'ouvrage de Grégoire Kauffmann restitue le vrai visage de ce polémiste halluciné, homme d'affaires implacable, à la fois naïf et retors, stimulé par une vanité jamais satisfaite et une mégalomanie maladive. Il fait pénétrer le lecteur dans l'univers intime du "pape de l'antisémitisme" : escroqueries, chantages, manipulations policières, duels, séances de spiritisme, galanteries fin de siècle. Au-delà du récit biographique, Grégoire Kauffmann s'emploie à élucider la question controversée de la diffusion de l'antisémitisme à la fin du XIXe siècle. Il met également en lumière la nature et les ressorts du phénomène populiste: la rencontre entre un homme au tempérament exalté et un public en quête d'idées simples qui lui expliquent les malheurs du monde et les voies de sa survie.
Inconditionnel de la République, rebelle par amour de la Justice, passion de l'égalité, rejet des conservatismes et de la réaction bourgeoise, Léon Blum a marqué de son empreinte l'histoire du socialisme français. Anticonformiste, il défend les avant-gardes littéraires, fustige l'institution du mariage et milite pour le droit de vote des femmes. Devenu homme d'Etat avec la victoire du Front populaire, il reste critique envers la République quand elle trahit ses engagements, mais combat ses ennemis quand elle est en danger. L'artisan de la semaine de 40 heures et des congés payés affronte avec courage les juges du régime de Vichy lors de son procès en 1942, qu'il transforme en vibrant plaidoyer pour les institutions démocratiques. Voici réunis les grands textes de cet insoumis qui, sa vie durant, n'a jamais cessé de défendre sa vision d'un socialisme humaniste, dans le sillage de Jaurès.
Le 22 mai 1985, le journaliste Jean-Paul Kauffmann et le chercheur Michel Seurat disparaissent après leur atterrissage à Beyrouth. Commence alors l'affaire des otages du Liban. Tenue à l'écart par le pouvoir, l'épouse du journaliste, Joëlle, soutenue par un vaste collectif, se lance dans un combat qui touchera la France entière. Leur fils, l'historien Grégoire Kauffmann, revisite ce temps fort des années 1980, à l'apogée de la gauche mitterrandienne. Il mêle au portrait de l'époque ses souvenirs d'adolescent qui a vécu ce drame de l'intérieur.Notes Biographiques : Grégoire Kauffmann est historien, spécialiste de l'extrême-droite. Sa biographie de Drumont chez Perrin (2009) a été récompensée par le prix Guizot et le prix du livre d'histoire du Sénat.
Le Front National - 1. Les origines du FN, Grégoire Kauffman - 2. Nouveaux discours, nouveaux succès, Cécile Alduy - 3. L'argent du FN, Marine Turchi - 4. L'appareil partisan, Alexandre Dézé - 5. Les électorats : diversité et évolution, Pascal Perrineau - 6. La nébuleuse intellectuelle, Philippe Raynaud - 7. Le FN peut-il profiter du scrutin majoritaire ? , Thomas Ehrhard - 8. Le FN au parlement européen et dans les réseaux de l'extrême droite internationale, Nicolas Lebourg - 9. Un parti populiste xénophobe parmi les autres ? , Gilles Ivaldi
Dans la première partie de son texte, Cousin définit l'égalité comme l'égale liberté. Puis il fait l'éloge du droit de propriété, compris comme fondement de la justice et donc de la loi. Dans un second temps, il ajoute un devoir de charité. Selon lui, en plus de faire régner la justice, ce qui est sa mission principale, l'Etat doit avoir du coeur et des entrailles. Toutefois, ce devoir de charité n'implique pas, dit-il, un droit à l'assistance ou un droit au travail. " Si vous m'arrachez une obole, vous commettez une injustice. Il y a ici des devoirs qui n'ont pas de droits corrélatifs. " La charité n'est pas un dû, c'est un devoir. 1848 n'est pas une année comme les autres. En février c'est la révolution, suivie par l'effondrement de la monarchie de Juillet et la proclamation de la seconde République. Mais c'est aussi, en France, l'émergence du socialisme.
Le Peuple forge ses chaînes de Jean-Paul Marat (1743-1793) fut publié à Londres en 1774, à l'occasion de la nouvelle élection du parlement d'Angleterre, ce qui valut à l'auteur bien des déboires. Vingt-cinq ans avant la Révolution française, le livre comportait cette déclaration en dos de couverture : "Le Mal est dans la chose même et le remède est violent. Il faut porter la cognée à la racine. Il faut faire connaître au peuple ses droits et l'engager à les revendiquer ; il faut lui mettre les armes à la main, se saisir dans tout le royaume des petits tyrans qui le tiennent opprimé, renverser l'édifice monstrueux de notre gouvernement, en établir un nouveau sur une base équitable. Les gens qui croient que le reste du genre humain est fait pour servir à leur bien-être n'approuveront pas sans doute ce remède, mais ce n'est pas eux qu'il faut consulter ; il s'agit de dédommager tout un peuple de l'injustice de ses oppresseurs."
François Noël Babeuf, né le 23 novembre 1760 à Saint-Quentin et mort guillotiné à Vendôme le 27 mai 1797, prit le prénom de Gracchus, prénom romain qui évoque le partage des terres et la répartition égalitaire des biens. Sa critique des Jacobins trop modérés et libéraux de la Convention girondine de 1793 se retrouve en 1795 mais cette fois-ci face à la Convention thermidorienne. En effet celle-ci après avoir exécuté Robespierre le 10 Thermidor, 28 juillet 1794, épure l'administration, démantèle les instruments de la Terreur et casse le réseau jacobin. Après la famine de l'hiver 1794-1795, une manifestation néojacobine réclame du pain et la Constitution de 1793. En prairial, une autre manifestation pénètre dans l'Assemblée et oblige la Convention à voter la mise en application de la Constitution de l'an I. Dans le Manifeste des plébéiens publié dans son journal Le Tribun du peuple en novembre 1795, Gracchus Babeuf attaque le régime en place et promeut l'idée de mise en commun des richesses : il expose tout ce qu'il compte démontrer par les faits et critique ainsi la Convention thermidorienne et le Directoire : il oppose son égalité à leur spoliation, sa mise en commun à leur propriété privée, ses vérités à leur valeurs bourgeoises.
L'Espagne, au zénith de sa puissance, offre le spectacle d'une force sans raison. La conversion ou la mort, telle a été, le plus souvent, l'alternative offerte à l'Autre, à celui qui n'appartient pas au nouveau peuple élu, destiné par Dieu à accomplir ses desseins providentiels. La mentalité espagnole du Siècle d'Or se trouve confrontée à des êtres qu'elle méprise ou abomine. Comment réagit-elle, quelle idéologie la fait-elle s'ériger en juge et paladin de l'honneur de Dieu, honneur confondu avec la hantise de la pureté raciale ? Indiens massacrés, juifs pourchassés, morisques décimés et expulsés, où trouve-t-on la justification de tant de sang ? Mais le fanatisme est-il vraiment le prix de l'honneur de Dieu ? Nombreux furent les penseurs espagnols, connus ou méconnus, qui s'élevèrent avec courage contre cette perversion de l'amour d'autrui. Victimes et bourreaux changent sans que jamais s'achève cette farce grotesque et sanguinaire. Le Siècle d'Or n'est pas si loin ; il nous questionne encore. Les idéologies semblent se démoder, elles ne font que se travestir.